Paléorient N° 42-2/2016 : La fin de la préhistoire au Levant
COLLECTIF
CNRS EDITIONS
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EAN :9782271094957
Connections and Disconnections between the Northern and Southern Levant in the Late Prehistory and Protohistory (12th ? mid-2nd mill. BC) --------------------------------------------------------------------------------------------------------------- This volume of Paléorient gathers several of the contributions presented to the session A25f, "North-south Connections and Disconnections in the Prehistory and Protohistory of the Levant", in the XVIIth Congress of the International Union for Prehistoric and Protohistoric Sciences (Burgos, 2014). It aims to contribute to a better understanding of the cultural dynamics that prevailed in the Levantine region during Late Prehistory and Protohistory on connections and disconnections in the archaeological record. New data provided by recent works on lithic and ceramic assemblages, burial customs and iconographic themes highlight the interplay between the Northern and the Southern Levant through time. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Articles I. MILEVSKI, F. BOCQUENTIN and M. MOLIST Introduction .................................................................................................... 5-7 J.J. IBÁÑEZ, D. ORTEGA, D. CAMPOS, L. KHALIDI, V. MENDEZ and L. TEIRA Developing a complex network model of obsidian exchange in the Neolithic Near East: Linear regressions, ethnographic models and archaeological data ....................... 9-32 F. BOCQUENTIN, E. KODAS and A. ORTIZ Headless but still eloquent! Acephalous skeletons as witnesses of Pre-Pottery Neolithic North-South Levant connections and disconnections ...................................................................... 33-52 P.C. EDWARDS The chronology and dispersal of the Pre-Pottery Neolithic B cultural complex in the Levant ....53-72 F. BORRELL and H. KHALAILY Reconstructing the last stages of bidirectional blade technology in the Levant: North and South (dis)connections .................................................................... 73-95 J. VIEUGUE, Y. GARFINKEL, O. BARZILAI and E.C.M. VAN DEN BRINK Pottery function and culinary practices of Yarmukian societies in the late 7th millennium cal. BC: First results .................................................................................................. 97-115 A. GÓMEZ BACH, W. CRUELLS and M. MOLIST Sharing spheres of interaction in the 6th millennium cal. BC: Halaf communities and beyond ... 117-133 I. MILEVSKI, N. GETZOV, E. GALILI, A. YAROSHEVICH and L. KOLSKA HORWITZ Iconographic motifs from the 6th?5th millennia BC in the Levant and Mesopotamia: Clues for cultural connections and existence of an interaction sphere ................. 135-149 E. GABRIELI Contacts between the Southern and Northern Levant in the fi rst half of the 5th millennium BC: A pottery perspective from Jordan ................................................................... 151-184 P. ANDREOU Acting funerary ritual in variables. Preliminary thoughts on data structure and equivalence for comparative studies of funerary ritual in the Levant during the Middle Bronze Age ..... 185-201 F. BOCQUENTIN, M. MOLIST and I. MILEVSKI Connections and Disconnections in the Late Prehistory and Protohistory of the Levant: Discussion and perspectives ............................................................................ 203-208 Recensions .................................................................................................. 209-215
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.
Résumé : Dictionnaire de l'Empire ottoman Volume 1 | A-J Volume 2 | K-Z Comment rendre compte des multiples facettes d'un empire formé à la fin du xiiie ? siècle, contemporain de Philippe Le Bel, qui n'a disparu que dans les premières décennies du XXe des contrecoups de la Guerre de 14-18 ? D'un empire à la fois multilingue et multiconfessionnel, devenu une puissance mondiale de premier ordre et qui s'étendait à son apogée d'Alger à Budapest, en passant par Alexandrie, Bagdad et bien sûr Constantinople, sa capitale ? En 720 notices, rédigées par 175 auteurs de nationalités diverses, ce dictionnaire relève le défi par une approche globale, transversale et transdisciplinaire, croisant histoire politique, sociale, économique, religieuse, militaire et culturelle. Cette entreprise de grande ampleur, attentive aux nouvelles perspectives et problématiques historiennes, s'est imposée comme une référence incontournable.
Résumé : Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? A cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue. Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance. Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : "Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie". Tout le dossier de la question est à reprendre.
L'homme de Cro Magnon, découvert en 1868, est grand (1,80 m) et fort, comparé à son voisin et contemporain Neanderthal. Il possède surtout le front haut et plat du penseur, un menton saillant et volontaire. En somme, il nous ressemble dans nos meilleurs jours! Rien d'étonnant à cela: il est notre ancêtre le plus direct. Venu d'Asie voilà plus de 40 000 ans, il a conservé son âme voyageuse et fut, avant tous, le premier conquérant des Amériques. Les dernières découvertes révèlent un être sensible, à l'abord plus familier qu'on ne l'imagine et déjà organisé en société pyramidale. Son rapport à la mort gouverne son existence et son imaginaire: on lui doit les fresques gigantesques qui forcent encore notre admiration et, plus tard, les dolmens et menhirs dressés vers le cosmos. Mais Cro Magnon est aussi l'homme qui se fixe, le premier sédentaire: étape cruciale de l'histoire humaine qui le montre coupant ses liens avec la nature, pour mieux la plier à son désir. Le cousin Neanderthal n'a pas résisté à une telle emprise et la planète s'en est trouvée durablement changée. Une métamorphose propre à l'Europe et à l'origine des civilisations historiques de notre continent...
Résumé : Parmi les nombreuses hypothèses proposées pour expliquer l'" art des cavernes ", beaucoup ont été définitivement réfutées ; d'autres ne sont pas totalement à rejeter, même si elles ne sauraient tenir lieu d'élucidation globale. Face à ces impasses, d'aucuns considèrent qu'il est plus sage de cesser de chercher. Le pari de ce livre est plutôt de chercher ailleurs et autrement. A partir de la plus riche base de données élaborée à ce jour, recensant 452 cavités dont l'ornementation est attribuable au Paléolithique, et à l'issue d'un examen serré des analyses qui se sont succédé depuis plus d'un siècle, Jean-Loïc Le Quellec développe ici une approche entièrement nouvelle en posant la question suivante : pourquoi pénétrer dans des grottes obscures, souvent difficiles d'accès et même dangereuses, pour y réaliser des oeuvres dont la fraction la plus réaliste s'attache à représenter un très petit nombre d'espèces animales et, beaucoup moins fréquemment, des humains animalisés ou figurés de façon partielle ? Autrement dit : quelle conception de la grotte prédominait au Paléolithique, qui conduisit à y laisser de telles images ? Parcourant des voies peu empruntées par les préhistoriens et utilisant des méthodes ignorées des " pariétalistes ", l'auteur démontre qu'un grand mythe de création nourrissait l'ontologie des artistes paléolithiques : celui de l'Emergence primordiale, qui s'est répandu sur tout le globe à mesure que les Sapiens découvraient de nouveaux territoires hors d'Afrique. Un jour, dit ce mythe, des êtres chthoniens se redressèrent pour sortir de la grotte originelle, et cet acte fut rappelé et renouvelé, pendant quelques dizaines de milliers d'années, par des images rituellement tracées en d'innombrables cavernes... comme elles continuent de l'être aujourd'hui en bien des lieux du monde.
L'histoire des Hommes est essentiellement paléolithique : pendant trois millions d'années, les humains se sont passés d'agriculture et d'élevage, la totalité de leurs ressources provenant de la collecte. Ces sociétés préhistoriques n'en ont pas moins suivi des cheminements divers, tandis que les Hommes eux-mêmes connaissaient une évolution anatomique. Etre paléolithicien, c'est essayer d'appréhender cette lointaine histoire humaine, de penser les origines de l'art, l'émergence du langage ou encore la naissance d'innovations techniques à partir de sources lacunaires et sur des échelles de temps inhabituelles. Boris Valentin nous invite à comprendre comment les chercheurs enquêtent sur ces temps immémoriaux et quelles sont aujourd'hui nos connaissances sur une période d'autant plus captivante qu'elle nous confronte à la fois à l'histoire ancienne de notre propre espèce et à des formes d'humanité très éloignées de la nôtre.