Littérature & Cetera. N° 1, Le roman historique : entre mémoire et imaginaire
COLLECTIF
AMANUENSIS
20,10 €
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EAN :9782387162007
Depuis deux siècles, les revues littéraires accompagnent le mouvement de la création, l'observent, la commentent, parfois la devancent. Témoins et éclaireurs, elles saisissent l'état d'une époque, ses tensions, ses manières singulières d'habiter le langage. A son tour, Littératures & Cetera s'inscrit dans cette tradition de veille et de transmission. Quatre fois l'an, elle proposera des entretiens approfondis avec des écrivains, des chroniques sur la création littéraire et artistique, des textes inédits, des études d'ensemble, des redécouvertes d'auteurs oubliés ou négligés, ainsi que des réflexions critiques sur le sens et les enjeux de l'écriture. Plus qu'une tribune, elle se veut un espace où la littérature se discute, se confronte, se renouvelle, se contredit et se prolonge sans jamais s'enfermer dans des certitudes. Car écrire n'est jamais neutre : c'est répondre à une voix ancienne, anticiper celle d'un lecteur à venir, dialoguer avec les morts, parler aux vivants. C'est essayer de transformer l'émotion en forme, l'instant en phrase, l'expérience en signe durable. Lire, à son tour, revient à se mesurer à cette voix, trouver dans les mots une manière de mieux habiter le monde. Littératures & Cetera aspire à être tout à la fois miroir et passeur : miroir de la diversité littéraire contemporaine, passeur entre les générations, reliant auteurs et lecteurs dans la conviction profonde que les livres ne se contentent pas d'éclairer d'autres livres, mais traversent et éclairent aussi nos vies. Joseph Vebret - Directeur de la rédaction.
Nombre de pages
320
Date de parution
17/01/2026
Poids
430g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782387162007
Auteur
COLLECTIF
Editeur
AMANUENSIS
Largeur
152
Date de parution
20260117
Nombre de pages
320,00 €
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La Falsification du monde est un essai où Sergio Ghirardi Sauvageon démonte, avec rigueur et passion, les mécanismes de l'aliénation contemporaine. Héritier des penseurs critiques de Reich à Debord, il décrit comment la société du spectacle a glissé vers une technocratie totalitaire qui falsifie le vivant jusque dans nos corps, dans nos émotions, dans notre intégrité. Penseur inclassable, il interroge l'histoire longue des dominations, dévoile les impasses du productivisme et ouvre la voie à une autre conscience, émancipée, sensible et créatrice. Entre analyse historique et souffle poétique, ce livre déploie une pensée vigoureuse et lumineuse qui appelle à défendre la vie contre toutes ses réductions marchandes.
Sensibilisé au jeu de la psychogéographie au commencement d'une époque qui baignait dans le liquide amniotique euphorisant de Mai 68, je me retrouve comme tous, aujourd'hui, en plein naufrage d'une civilisation. Un totalitarisme économique sans partage a décrété le triomphe absolu de la valeur marchande dans un monde de plus en plus artificiel, transformant en prophétie cette réflexion de Marx à Proudhon : "Dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative de servir à l'usage du plus grand nombre" . Je crains que la misère ait été ultérieurement corrompue en nuisance rentable, mais trop c'est trop. Je décèle dans l'air du temps, les signes d'une rage perçant les nuages orageux pour annoncer le cri tant attendu : "... terre, terre, terre ! " .
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