Un jour la République osa l'Ecole de la raison: donner à tous, pour rien, le savoir qui fonde la liberté. Pari généreux, car la politique proposait à chacun le moyen de résister aux sortilèges de la démagogie, en même temps qu'elle prenait pour horizon la plus haute idée de l'homme: l'instruction publique allait réconcilier la démocratie et la république. Non seulement l'Ecole républicaine n'a jamais disposé des conditions sociales pour achever sa tâche, mais son idéal fondateur conserve, aujourd'hui plus qu'hier, la force des idées neuves. Le monde, l'Europe, les "sociétés pluriculturelles", les nouvelles puissances d'illusion qui font que le citoyen renonce comme de lui-même à l'exercice de son jugement, la montée des intégrismes religieux et le réveil des fanatismes: tout appelle une véritable refondation de cette Ecole de la République où laïcité se conjugue avec liberté, tolérance avec ouverture à l'universel, esprit critique avec connaissance raisonnée des fondements de tout savoir.L'oubli de principes dont il fallut conquérir la reconnaissance ne peut pas préparer l'avenir: il était urgent de le dire.
Date de parution
01/02/1990
Poids
320g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782869310544
Titre
LES PREAUX DE LA REPUBLIQUE
Auteur
COLLECTIF
Editeur
MINERVE
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145
Poids
320
Date de parution
19900201
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Dans le sillage des démarches de John Cage et des membres du mouvement Fluxus, l' "art sonore" connaît aujourd'hui une expansion qui ne cesse de croître. Cette dénomination s'applique à des pratiques touchant à la fois aux arts plastiques et à la musique. Elle suppose une attention toute particulière à ce qui se rapporte globalement à la perception auditive, que ce soit de la part des compositeurs ou des artistes issus du domaine visuel. La plupart associent étroitement les composantes plastiques et sonores dans des oeuvres qui peuvent s'apparenter aux carégories de la sculpture, de l'installation ou des multimédias. Sont évoquées ici, avec l'apport de témoignages d'artistes parmi les plus représentatifs (Nam June Paik, Takis, Wolf Vostell, Sarkis, Jaume Plensa...), des réalisations qui supposent des interactions effectives entre les domaines visuels et acoustiques. Ce qui est mis dès lors en relief, ce sont aussi bien les objets producteurs de son que les appareils destinés à sa transmission, ou encore les phénomènes et propriétés physiques liés à la propagation sonore et à la question du silence, l'espace investi jouant à cet égard un rôle décisif. Questionner le sonore constitue un véritable catalyseur pour les plasticiens. Cela représente aussi une manière de tirer parti de façon créative des apports des nouvelles technologies sans faire nécessairement de celles-ci une fin en soi. L'ouvrage s'enrichit de nouveaux artistes et de leurs créations. Citons notamment la plasticienne Wanda Mihuleac, le concepteur d'installations sonores immersives Steve Heimbecker, le designer sonore Tanguy Clerc ou encore le compositeur de musiques expérimentales Frédéric Acquaviva.