Entrons donc dans ces jardins de lettrés chinois, tels que nous les restitue, dans leur subtile et changeante beauté, l'anthologie réunie par Martine Vallette-Hémery. Ils les ont rêvés, habités ou visités, et leur aménagement reflétait leur art de vivre et leur conception du paysage. Le jardin était pour eux "un monde dans une jarre", un paradis où se réfugier hors du temps et des pressions de la vie sociale. Ils se passionnaient pour les bambous ou les lotus, dressaient des pierres figurant des montagnes, ordonnaient et ornaient la nature comme un poème le langage. A ces espaces de plaisir secret ou partagé, ils donnaient pour nom le "Val du Vieillard Stupide", l'"Enclos des Fleurs de Prunier", le "Jardin qui me Plaît", la "Tour de Tous les Possibles". En lisant ces proses, on apprend à voir et à interpréter les jardins chinois, mais encore comment on y séjourne, comment ils parlent au coeur et à l'esprit.
Nombre de pages
205
Date de parution
13/11/2009
Poids
165g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782809701456
Titre
LES PARADIS NATURELS - JARDINS CHINOIS EN PROSE
Auteur
Vallette-Hémery Martine
Editeur
PICQUIER
Largeur
110
Poids
165
Date de parution
20091113
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici un livre de propos qui empruntent à l'étoffe des rêves. Ecrit par un lettré chinois contemporain de Pascal et La Bruyère, il prend la forme d'une conversation avec des amis où l'on sent l'inflexion d'une voix qui franchit le temps pour nous murmurer ses désirs et ses songes: un art de vivre aussi chatoyant et fragile qu'une perle de rosée et un art de la suggestion où l'inexprimé se révèle aussi nécessaire que le blanc en peinture. Si j'étais un arbre, je serais l'ailante au bois inutilisable; si j'étais une herbe, je serais celle qui sert à la divination; si j'étais une mouette, je serais la mouette qui joue avec les innocents; si j'étais un quadrupède, je serais le bélier mythique qui transperce les méchants; si j'étais un insecte, je serais un papillon; si j'étais un poisson, je serais celui qui s'ébat dans tous les océans. Le premier des souhaits devrait être: si j'étais un homme, que ce soit un rêve (You Hui'an). J'ajouterai: si j'étais un rêve, je serais l'ombre de ce rêve (You Huizhu).
Ce livre au titre intriguant n'est pas un traité de jardinage mais plutôt un manuel du savoir vivre avec élégance, détachement et quiétude. Ecrits au XVIIe siècle, ses aphorismes ciselés portent à un haut degré de raffinement une attitude exprimée avec force par les lettrés chinois de la fin des Ming : le mépris de toute ambition et contrainte sociale, ou l'art de revenir à la racine des choses pour mieux en goûter toutes les saveurs.
Notes Biographiques : On ignore presque tout de Hong Zicheng (1572-1620), surnommé Maître Huanchou. Il serait originaire de la province du Sichuan et aurait été le disciple de Yuan Huang, dans la seconde moitié du XVIe siècle, qui marque la fin de la dynastie Ming. Depuis sa parution au début du XVIIe siècle, le Caigen tan ? Propos sur la racine des légumes ? fascine et intrigue par son acuité éthique et esthétique, et a connu d'innombrables éditions, savantes ou populaires, y compris des adaptations en bandes dessinées pour hommes d'affaires japonais contemporains.
D'une beauté et d'une fraîcheur absolues, cet éloge de la simplicité est une invitation à renouer avec la racine des êtres et des choses. En explorant les élans du coeur et de la raison, la nature et la société humaine, Hong Zicheng nous en révèle la face cachée avec une éblouissante concision. On médite, on sourit, on s'y retrouve et on y revient, tant la justesse, la saveur, le charme et le piquant de ses images incitent à cultiver l'art d'être soi et d'être au monde. Ecrits à la fin de la dynastie Ming, les Propos de Hong Zicheng portent un idéal de liberté et d'harmonie à un très haut degré de raffinement.
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".