Tamara de Lempicka was a colourful personality. Painter by day and femme fatale by night, the decadent polish artist became a veritable icon of the interwar period ; both she and her work have become symbols of their era. She studied in Paris under André Lhote, who had a decisive influence on her work. As did the Italian Masters of the Renaissance. Tamara de Lempicka sought to achieve a distinctive style, so that " amid a hundred others, one of my paintings should stand out at first glance. " And she achieved her goal, developing a unique sculptural style. The artist's nude studies and equivocal portraits brought her fame in Paris, where the sensuality and eroticism of her paintings earned her the sobriquet " Ingres perverse ". She became the painter par excellence of the fashionable society of the jazz age, before leaving Europe on the eve of the war for the United States, where she would conquer New York and Hollywood. This book-the catalogue for the first exhibition devoted to the artist in France-reveals the mystique of Tamara de Lempicka, who encompasses at once artist, woman, and legend.
Parcours mouvementé qui débute au Congo belge, se prolonge en Afrique du Sud sous l'apartheid et après la libération de Nelson Mandela aux pays d'Afrique, du Pacifique, à Saint-Domingue et en Haïti. Le fil d'Ariane est tissé des fibres entrelacées que sont le colonialisme, le racisme et les derniers soubresauts de sociétés crépusculaires, les mots dévastateurs créateurs de préjugés mais aussi la résilience des hommes et des femmes et leur humanité. Tout au long du texte, les noeuds du fil se nouent, se dénouent et se renouent. L'auteur a été marqué par l'insolence et la brutalité coloniale comme exprimée dans la scène d'humiliation d'un serviteur congolais lors d'une Saint-Sylvestre provoquant une prise de conscience existentielle, par les souf- frances endurées par ses amis noirs, les arrestations et l'angoisse insoutenable de vivre une union et une paternité illégales. Sa maturité et son regard critique se sont forgés par sa rencontre littéraire avec Césaire, la libération de Nelson Mandela partagée avec les habitants de Soweto et sa rencontre avec lui à Paris. Jusque-là, il se considérait comme un bâtard culturel en quête du Père. Après, il peut prétendre au statut de métis culturel.
Césaire écrit La Tragédie du roi Christophe , la "première pièce noire" de notre littérature, choisissant comme matériau dramatique l'épopée haïtienne où à l'heure de la "première secousse" , l'homme noir se met debout contre l'esclavage. Il s'inspire de l'histoire des chefs d'esclaves insurgés, pères fondateurs de la nation haïtienne et dont les représentations naïves apparaissent encore sur les murs en ruines de Port-au-Prince. Sans trahir cette histoire, Césaire la transcende et concentre en elle le passé, le présent et l'avenir non encore exprimés de l'humanité opprimée. Le trajet symbolique de sa poésie synthétise en une culture plurielle des éléments mythiques puisés dans les mythologies africaine, caraïbe, européenne, égyptienne qui par palingénésie, engendre le mythe du roi Christophe. L'ouvrage dévoile l'émergence d'un mythe moderne, celui de la négritude, indissociable des indépendances du Tiers-Monde du XXe siècle, et l'intègre à la mythologie de la littérature francophone où il trouve sa légitime place.
Tout bonheur est poésie essentiellement, et poésie veut dire action ; l'on n'aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l'avoir fait". Thème philosophique par excellence, l'art d'être heureux fait l'objet d'innombrables ouvrages qui cherchent à en livrer les prétendues recettes. A rebours de ces tendances, Alain décrit le bonheur comme le fruit d'un apprentissage, invitant à une hygiène de vie fondée sur l'effort et la sociabilité. Mettre à distance les passions et insister sur le rôle fondateur de la volonté pour gagner en sérénité : tel est le discours plein d'optimisme qu'il offre au lecteur d'aujourd'hui. Dans cette leçon de philosophie appliquée, Alain nous propose une libre déambulation dans des propos qui, pour être courts, parfois légers, n'en sont pas moins d'une rare densité intellectuelle.
1947. La République se réinvente. A près de quatre-vingts ans, Alain (1868-1951) entreprend l'écriture de ses Souvenirs, ultime testament d'un penseur politique et d'un pédagogue engagé qui rappelle l'Etat à sa vocation d'éducateur. Alain est formel : pour lutter contre la tyrannie, il faut accorder une importance particulière à l'instruction des peuples, seul moyen pour l'homme de se révéler à lui-même et de vivre en paix. D'où l'importance donnée par le philosophe et enseignant à la formation intellectuelle des enfants. En témoignent le Traité des outils et Les Dix Leçons d'astronomie, qui viennent compléter ses Souvenirs. Trois textes à contre-courant, qui maintiennent vive l'espérance du progrès social.