Evoquant le monde mystérieux de Gustave Moreau, Marcel Proust écrit: "Sa maison était presque un musée, sa personne n'était déjà presque plus que le lieu où s'accomplissait une ?uvre". En décidant d'agrandir sa maison de la rue de la Rochefoucauld en 1895 par la construction des grands ateliers nécessaires à l'exposition de ses tableaux, Gustave Moreau fait ?uvre exemplaire. Le musée, où est scrupuleusement conservé l'esprit de la présentation d'origine, permet encore, un siècle après, "de constater la somme de travail et d'efforts de l'artiste pendant sa vie" et, grâce aux pièces de l'appartement du premier étage, récemment restaurées à l'identique, de saisir la personnalité intime du peintre symboliste, médiateur entre la tradition et les innovations de notre siècle.
Très tôt, Gustave Moreau a eu recours à l'aquarelle mais ce qui avait d'abord valeur d'esquisse deviendra vite oeuvre et même chef-d'oeuvre à part entière. Les aquarelles reproduites dans cet ouvrage, sélectionnées et étudiées par Geneviève Lacambre, Peter Cooke et Luisa Capodieci, révèlent son extraordinaire maîtrise de cette technique. Par de subtiles harmonies de couleurs, Gustave Morau s'impose comme l'un des plus grands aquarellistes du XIXe siècles.
Le 1er avril 1970, Salvador Dali choisissait le musée Gustave Moreau à Paris pour annoncer au monde la création de son propre musée dans sa ville natale de Figueras. Cet événement montre l'influence posthume du peintre symboliste dans l'histoire du surréalisme à travers ses deux principaux acteurs, Salvador Dali et André Breton, tous deux admirateurs de Moreau, comme en expose les raisons cette étude très documentée. Docteur d'Etat et ancien chargé de mission des musées nationaux, Pierre-Louis Mathieu a consacré ses recherches en histoire de l'art au symbolisme du XIXe siècle, et notamment à Gustave Moreau sur lequel il a publié plusieurs ouvrages de référence couronnés par l'Institut. Il avait été chargé d'accueillir Dali au musée Gustave Moreau et relate avec précision les préparatifs et le déroulement imprévu de l'événement.
Some of the most iconic and influential images of nineteenth-century French painting, including Gustave Courbet's famous The Meeting ("Bonjour, Monsieur Courbet!"), highlight the celebrated Bruyas Collection from the Musée Fabre in Montpellier. With tastes ranging from romanticism to realism, Alfred Bruyas (1821-1877) collected both traditional and what was then avant-garde art. Featuring nine masterpieces by Courbet, as well as important painting, drawings, and sculptures by such leading artists of the period as Delacroix, Ingres, Géricault, Millet, Corot, Rousseau, and Barye, this book examines Bruyas's role as one of the foremost collectors of contemporary art in France, and the significance of his patronage of living artists.
Girveau Bruno ; Comte-Sponville André ; Rosset Clé
La nature éphémère de la joie de vivre, presque indéfinissable, explique sans doute la rareté de cette notion dans la philosophie et a contrario la fréquence de ses représentations dans l'art. Il est plus simple en effet pour un peintre que pour un philosophe de saisir un bonheur fugitif. Quelles images les artistes donnent-ils de la joie de vivre ? La plupart d'entre eux célèbrent la grâce et la spontanéité de l'instant présent. La joie est vécue ici et maintenant. Elle est plus attachée à l'être qu'à l'avoir, à l'être ensemble qu'à la possession ou la consommation de richesses. C'est ainsi qu'à travers les siècles en Occident, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, parfois en dépassant les interdits, le soleil, le jeu, l'amitié, la famille, la fête, le corps, l'amour et le rire sont célébrés par les artistes. Réunies pour l'exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, une centaine d'oeuvres d'art, de la peinture au cinéma, tentent d'illustrer l'art du bonheur.