La lampe hors de l'horloge - réflexions anti-industrielles sur les possibilités de résistance
COLLECTIF
AMIS ROUE
8,00 €
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EAN :9782954115429
Dans La Lampe dans l'horloge, André Breton écrivait en 1948 : "Cette fin du monde n'est pas la nôtre". Depuis, l'océan Pacifique accueille dans ses eaux les mille milliards de becquerels migrants de Fukushima et, comble de la démesure, le sable lui-même vient à manquer pour mesurer le temps du progrès. La lampe n'est plus dans l'horloge, la lucidité doit servir et la langue bavarde de la dépossession peut être combattue. Ainsi, le territoire ne sera pas seulement ce non-lieu surpeuplé ou désertifié de l'aménagement et de la survie régulée, mais aussi l'habitat de la critique en acte de la vie quotidienne hors sol ; la démocratie directe ne sera pas une technique de gouvernement, mais le processus vivant d'autoformation d'un nouveau sujet historique, alors qu'aujourd'hui les révolutions naissent et meurent dans la société de masse : pour en sortir, tout est à réinventer.
Nombre de pages
96
Date de parution
04/04/2014
Poids
205g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782954115429
Titre
La lampe hors de l'horloge - réflexions anti-industrielles sur les possibilités de résistance
Auteur
COLLECTIF
Editeur
AMIS ROUE
Largeur
150
Poids
205
Date de parution
20140404
Nombre de pages
96,00 €
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La plupart des textes de ce recueil ont été conçus pour être dits, au cours des dernières années, lors de causeries dans des lieux de résistance en Espagne. Ce sont des textes de combat, de propagation par l'analyse, faits pour servir à la compréhension et au refus du projet répétitif, présent dans chaque aspect de la domination, de réduire l'humanité à un simple rouage de la mégamachine. Leur but est simple : contribuer à élaborer et diffuser des armes théoriques et pratiques afin que la critique anti-industrielle puisse être utile "aux nouveaux collectifs et aux communautés rebelles, germes d'une civilisation différente, libre du patriarcat, de l'industrie, du Capital et de l'Etat" .
Dès ses débuts, le rock est associé à la crise sociale et à la crise des valeurs des pays occidentaux les plus développés, particulièrement ressenties par les jeunes. LSD, libération sexuelle, fraternité, le rock montrait qu'il y avait une vie au-delà du travail, du lycée, de la télévision. Le rock va devenir la bande-son de la rébellion des années 60 contre le monde de la marchandise. Révolution et divertissement allaient de pair, la première acquérant une dimension ludique et populaire, le second un caractère subversif. Une fois ces révoltes vaincues, le rock est devenu un simple produit de consommation de masse. Aucune autre musique n'a réussi depuis à exprimer autant les espoirs universels de liberté et d'épanouissement que le rock de cette époque , aucune n'a autant appris à désapprendre, ni contesté l'ordre avec autant d'efficacité et encouragé la contestation pendant aussi longtemps.
Ce livre analyse, dans le contexte d'effervescence souterraine des années 60, la rencontre entre les groupes de jeunes anarchistes et les idées de l'I. S. Il montre comment la réussite de cette rencontre, par exemple avec les Enragés, influença grandement le contenu de Mai 68, il fournit aussi des éléments indispensables à la réflexion sur la "nature" de son échec américain. Deux réalités utiles à la critique sociale de notre époque. ZONE 20
Résumé : "Nous ne prétendons pas savoir de quoi demain sera fait, ni supputer les chances de la liberté dans les années à venir, mais nous percevons encore un peu partout des signes de vie confus et désordonnés, et des individus ou des groupes épars persistent à exprimer malgré tout une critique sociale pertinente, dont quelques exemples ont illustré notre propos. Et même si la disproportion entre l'ampleur du désastre et l'indigence des moyens qui peuvent lui être opposés est de nature à refroidir le plus aliéné des militants, rien n'assure que la politique du grain de sable dans l'engrenage soit éternellement vouée à l'échec, ni que soit vaine la transmission d'un étrange héritage : la mémoire de ce qui pourrait encore être. Dans le passé, les victimes du nucléaire ont été intégralement dépossédées, de leur conscience autant que de leur vie : il est pour chacun des occupations plus indignes que de s'attacher jusqu'à la fin de son temps personnel à ce qui pourra contribuer, si peu que ce soit, à les venger en dissipant l'ignorance et en interdisant l'oubli. Pour cela, à qui nous adresser, sinon aux victimes présentes - si indifférentes qu'elles puissent être au sort commun -, mais surtout futures ?"