La France en relief. Chefs-d'oeuvre de la collection des plans-reliefs de Louis XIV à Napoléon III
Deroo Eric ; Polonovski Max ; Warmoes Isabelle ; A
RMN
9,00 €
Épuisé
EAN :9782711859351
Les plans-reliefs, maquettes historiques de villes fortifiées au1/600, constituent un ensemble unique au monde à la foisroyal et impérial, commencé à partir de 1668 sous Louis XIVet enrichi jusqu'en 1873. Conçus dans un premier temps à desfins militaires, ils permettaient, à travers la représentation desfortifications et de leur environnement, de préparer lesopérations de guerre. Ils étaient aussi utilisés à des finsdiplomatiques et de prestige: exposés jusqu'en 1777 dans lagalerie du Bord-de-l'eau du Louvre, ils manifestaient lapuissance de la France. Seize maquettes sont ici présentées,choisies parmi les plus spectaculaires, comme celle deCherbourg qui s'étend à elle seule sur 160 m2. Rarementmontrés au public, parfois même jamais sortis des réserves desInvalides, ces plans-reliefs, chefs-d'oeuvre esthétiques ettechniques, ont été fabriqués à partir de relevés précis exécutéssur le terrain: les moindres détails sont l'exact reflet de laréalité. Défiant les siècles, ils nous offrent aujourd'hui unevision majestueuse et immobile d'une France disparue ettransformée, qui alimente notre réflexion sur l'histoirenationale et l'histoire locale, et sur les notions d'espace, defrontière et de territoire.
Nombre de pages
46
Date de parution
21/01/2012
Poids
232g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782711859351
Titre
LA FRANCE EN RELIEF - CHEFS-D'OEUVRE DE LA COLLECTION DES PLANS-RELIEFS DE LOUIS XIV A NAPOLEON III
Auteur
Deroo Eric ; Polonovski Max ; Warmoes Isabelle ; A
Editeur
RMN
Largeur
210
Poids
232
Date de parution
20120121
Nombre de pages
46,00 €
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A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la France se dote, outre-mer, d'un immense empire colonial, le second au monde après celui des Britanniques. Il s'étend, à son apogée de 1919 à 1939, sur plus de 12 millions de kilomètres carrés et compte 60 millions d'habitants (100 millions avec la France). Sa garde est assurée par les troupes coloniales en Afrique noire, Madagascar, Extrême-Orient, Pacifique, Antilles et par l'Armée d'Afrique au Maghreb. Participant à de dures colonnes militaires, à des missions d'exploration mouvementées, isolés dans des postes perdus ou détachés auprès de souverains d'un autre temps, certains de ces soldats ont tenté de saisir ces univers étrangers, exotiques, grâce à la photographie alors émergente. Conservées dans les fonds du ministère de la Défense, pour la plupart inédites, ces photographies permettent de porter un autre regard sur l'espace colonial et ses acteurs.
Un jour d'avril 1972, Camillo en avait eu assez de la montagne... Assez de son matelas au grenier, entre les sacs de grains empilés et les épis de mais suspendus. Assez des cloches de l'église qu'à tour de rôle ses frères allaient sonner, assez du vin aigrelet dont l'odeur imprégnait leurs costumes des jours de fête, des étables où coulait la pisse des animaux, des lames de faux à aiguiser. Assez des allers et retours en Suisse pour monter des murs en parpaing... Alors il partit. Il accepta la première offre : rebâtir le palais d'un roi africain au Dahomey. Il n'imaginait pas ce qui l'attendait : les rites vaudous, les princes dévorés d'ambition, les services secrets occidentaux et les trafiquants d'art... Il ne savait même pas où était le Dahomey...
De l'armement contre des hommes, telle est l'origine de l'échange qui conduit le tsar de Russie Nicolas II à envoyer en 1916 un corps expéditionnaire de 40 000 hommes combattre sur les fronts français et d'Orient. Début 1917, l'annonce de la Révolution de février puis l'abdication de l'empereur en mars imposent aux soldats russes un choix difficile alors qu'ils subissent de terribles pertes et l'échec de l'offensive Nivelle et que des mutineries éclatent dans de nombreuses unités françaises. Retirés du front en mai, regroupés au camp de La Courtine, dans la Creuse, les 16 000 hommes des 1m et 3e brigades refusent dans leur majorité de remonter en ligne tandis que beaucoup exigent un retour immédiat en Russie. En septembre 1917, c'est par les armes qu'une poignée d'irréductibles est obligée de se soumettre. Les plus durs internés, les autres ayant à choisir entre des compagnies de travailleurs libres en France ou de travailleurs " obligés " en Afrique du Nord, seuls quelques milliers de Russes acceptent de continuer le combat au sein d'une Légion de l'Honneur russe. Les derniers d'entre eux seront rapatriés à la fin de 1920. L'aventure méconnue de ces héros et mutins, plongés au coeur d'une histoire bouleversée et qui laissèrent sur les sols français et de Macédoine près de 14 000 des leurs, tués, blessés ou disparus, a pu être enfin restituée grâce à de nombreux documents inédits, issus des archives officielles et privées.
Pour l'immense majorité des combattants du corps expéditionnaire français d'Indochine, le Viêt-Minh demeure un adversaire aussi tenace que méconnu. lugé tour à tour "fanatique, rusé, diabolique et cruel", il recouvre derrière deux syllabes à la sonorité péremptoire une réalité complexe, mouvante et évolutive. Sous-estimé dans les premières années du conflit, diabolisé par la suite comme une incarnation d'un communisme totalitaire à la conquête de l'Asie, jamais jusqu'à présent le Viêt-Minh n'avait fait l'objet d'une étude synthétique et documentée. Pourtant de cette organisation politique et militaire allait naître les forces qui chasseront hors de son territoire les troupes françaises puis américaines et enfin chinoises. En pratiquant la collecte la plus large des sources écrites, en consultant les archives militaires, les fonds privés et les plus récents travaux universitaires, Eric Deroo et Christophe Dutrône se sont efforcés d'établir un panorama d'ensemble de l'"Aventure viêtminh". Particulièrement soucieux d'illustrer de manière vivante leur propos, les auteurs ont réuni un ensemble exceptionnel d'illustrations, la plupart inédites, ainsi qu'une sélection des plus beaux objets et documents parvenus jusqu'à nous, issus des musées français, étrangers, et de plusieurs collections privées.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".