Madeline Laurence ; Swinbourne Anne ; Todts Herwig
RMN
24,00 €
Sur commande
EAN :9782711856046
James Ensor (1860-1949) est sans doute la figure la plus originale de la peinture belge de la fin du XIXe siècle. Grand maître de la lumière qu'il approche dans un esprit opposé exact de celui des impressionnistes, ses contemporains, il développe un univers particulier dans lequel masques et squelettes contribuent à la réinvention d'un monde sans doute jugé trop fade, trop étriqué, trop mesquin. Il invente également un art inclassable dans lequel se succèdent de grandes pages lyriques et mystiques et de petits panneaux caustiques, macabres, absurdes, méchants qui flirtent avec les moyens de la caricature. Conscient tout à la fois de sa singularité, de son talent et de l'incompréhension qu'il provoque, James Ensor crée une oeuvre dont il est le centre et dont sa maison-magasin comme sa ville natale d'Ostende constituent les limites aussi infinies que bornées.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
271
Date de parution
22/10/2009
Poids
1 095g
Largeur
218mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711856046
Titre
JAMES ENSOR - JAMES (ART) ENSOR
Auteur
Madeline Laurence ; Swinbourne Anne ; Todts Herwig
Editeur
RMN
Largeur
218
Poids
1095
Date de parution
20091022
Nombre de pages
271,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Ouvrage publié à l'occasion de l'exposition "James Ensor", présentée à Paris, au musée d'Orsay, du 19 octobre 2009 au 4 février 2010.4e de couverture : Après des débuts très remarqués entre impressionnisme et symbolisme, James Ensor (1860-1949) vit d'autant plus mal les attaques de la critique dont il est l'objet à partir de 1885. Prenant de la distance avec les milieux artistiques bruxellois, il regagne Ostende, sa ville natale. Au milieu des coquillages et autres curiosités du magasin familial, il invente un univers entre fantastique et grotesque, un monde de natures mortes aux masques omniprésents, d'intérieurs peuplés de squelettes. Autant de satires du monde bourgeois, de parodies de la condition humaine. Sa propre image n'échappant pas à l'immense carnaval qu'est pour lui la vie, Ensor l'excentrique se soumet à d'incessantes métamorphoses, s'identifiant tour à tour à Rubens, au Christ, à un hareng saur ! En toute liberté, et conscient tout à la fois de sa singularité, de son talent et de l'incompréhension qu'il provoque.
Je commence à savoir peindre. Il m'a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore ", déclarait Pierre Auguste Renoir (1841-1919) en 1913. Cette même année, Guillaume Apollinaire faisait l'éloge de celui qu'il considérait comme " le plus grand peintre vivant ". Au début du XXe siècle, Renoir jouit d'un prestige incontesté sur la scène artistique. On salue la figure emblématique de l'impressionnisme des années 1870, mais aussi la jeunesse d'un maître capable de dépasser et de renouveler un mouvement de plus en plus largement accepté. Renoir invente un art qu'il veut classique et décoratif. Henri Matisse, Pablo Picasso, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour Renoir, et en particulier pour sa " dernière manière ", celle du tournant du XXe siècle. De grands amateurs de l'art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, le collectionnent aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse. Accompagnant l'exposition, cet ouvrage revient sur ces années fécondes et invite à redécouvrir sous un jour neuf près d'un quart de la carrière de Renoir. Il constitue la première publication jamais parue sur ce sujet.
Selon l'un de ses premiers biographes, le peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) "s'adonna au genre érotiques dans lequel il réussit parfaitement". Artiste éminent de la scène parisienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle, Fragonard aborda tous les genres avec bonheur, mais on a très vite considéré que la thématique amoureuse tenait une importance particulière dans son oeuvre. Sa production dans cette veine a souvent été réduite à la formidable énergie sensuelle de ses ouvres licencieuses des années 1765-1775. Dès le XIXe siècle, Jules Renouvier rapportait en effet cette formule caractéristique du peintre qui "disait dans un langage qu'on doit lui laisser sans périphrase parce qu'il est de lui "je peindrais avec mon cul"". Mais l'inspiration amoureuse qui parcourt Pieuvre protéiforme et généreuse du "divin Frago" apparaît infiniment plus riche et subtile. Alors que les Lumières accordent une place nouvelle aux sens et a la subjectivité et que le jeune genre romanesque en plein essor (entre Crébillon, Rousseau et Choderlos de Laclos) place l'amour au cour des fictions, Fragonard va décliner sur sa toile ou sous ses crayons les mille variations du sentiment à l'unisson de son époque. C'est son parcours que l'on va suivre entre les derniers feux de l'amour galant et le triomphe du libertinage jusqu'à l'essor d'un amour sincère et sensible, déjà "romantique".