Histoire de l'art N° 89, avril-mai 2022 : Limites : Méthodes et discipline
COLLECTIF
REVUE HIST ART
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EAN :9782909196350
Ce numéro explore la manière dont la création artistique et l'histoire de l'art sont sans cesse traversées et refaçonnées par les limites, externes ou internes, conventionnellement déterminées ou imposées, à la fois dans les usages, les pratiques, la réception et l'étude des oeuvres. Les objets ici considérés touchent aux limites de la discipline par leur statut, à la marge d'une création artistique cadrée (couvercles de cassoni florentins ; moulages anthropologiques ; cinéma expérimental et bricolage ; art populaire ; stand-up californien des années 1970) ou à leur place dans l'oeuvre d'artistes ou dans les corpus étudiés (collections de photographies anciennes ; ratures et gribouillages ; représentation de l'intangible ; charge sémantique de la ligne). Les essais ici rassemblés questionnent ainsi la discipline même de l'histoire de l'art et ses méthodes (place de l'image dans le rituel liturgique médiéval ; figure de Joseph comme homme "limité" ; frontières mouvantes du cinéma).
Nombre de pages
216
Date de parution
13/05/2022
Poids
505g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782909196350
Titre
Histoire de l'art N° 89, avril-mai 2022 : Limites : Méthodes et discipline
Auteur
COLLECTIF
Editeur
REVUE HIST ART
Largeur
170
Poids
505
Date de parution
20220513
Nombre de pages
216,00 €
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Interroger les liens entre le musée et l'histoire de l'art, c'est penser les tensions entre ce lieu de plus en plus happé par l'emprise d'une vision touristique et patrimoniale et un discours parfois plus porté, avec l'iconic turn, sur les images que sur les objets. Le musée ne fait pas que refléter le discours de l'histoire de l'art : il agit sur lui également. Lieu de la confrontation entre une Åuvre et une personne, il est la ou se font les redécouvertes. Lieu éminemment public, il releve du politique. Le principe de démocratisation a l'Åuvre depuis plusieurs décennies implique de nouveaux modes d'accrochage, moins savants, plus ludiques, qui entrainent une histoire de l'art éclatée, moins préoccupée uniquement de philologie savante, d'attribution et de datation, de classement stylistique, et plus ouverte vers les universaux actuels : le plaisir de l'Åil, les aventures du voir, les bricolages de l'imaginaire visuel
L'histoire de l'art a longtemps voulu unifier ou structurer en périodes et styles régionaux les productions grecques. L'apport de nouvelles découvertes bouscule cependant cette construction et transforme notre vision. Publié à l'occasion du bicentenaire des guerres d'indépendance grecque, célébré en 2021, ce numéro dépasse la simple commémoration pour s'intéresser à la création et à la réception de la Grèce plurielle et changeante de l'Antiquité à nos jours. De la céramique d'un "petit Syrien" du ve siècle avant J. -C. à l'art grec byzantin, du philhellénisme du xixe siècle aux peintres grecs de la modernité en passant par le moulage et la survivance de la statuaire grecque à travers les siècles, ce numéro, coordonné par Christine Peltre, professeur émérite à l'université de Strasbourg, et
Résumé : Les humanités numériques ouvrent des champs nouveaux d'étude et de recherche. Loin d'être seulement des outils pour constituer des ressources en histoire de l'art, elles jouent un rôle de plus en plus important dans la conception de la discipline et son développement. Elles transforment les oeuvres, leurs reproductions et les textes à leur sujet non pas en objets ni en représentations, mais en données, qui peuvent s'insérer dans des séries temporelles, matérielles, visuelles et spatiales. L'approche numérique est une pratique intellectuelle amenée à changer en profondeur la discipline, dans l'étude de ses objets, la constitution, l'exploitation et la transmission de savoirs, mais aussi dans l'interaction entre oeuvres, public et chercheurs, et entre institutions culturelles et recherche. Ce numéro met en lumière les nouveaux discours et questions que les humanités numériques permettent de faire émerger, incitant à penser autrement la pratique de l'histoire de l'art et sa diffusion.
Par son rapport au temps et à la matérialité, par sa capacité à restituer un monde à partir d'infimes vestiges, l'archéologie nourrit l'imaginaire des artistes. De Daniel Spoerri à Michael Rakowitz en passant par Arman, nombre d'entre eux en ont repris les méthodes : stratigraphie, prélèvement, classification, muséification. Par ses techniques, comme la modélisation tridimensionnelle ou l'archéographie, l'archéologie aide aussi à renouveler les interprétations des historiens de l'art. Ce numéro explore ainsi les relations entre art, archéologie et histoire de l'art, disciplines soeurs. Si l'archéologie a parfois été instrumentalisée à des fins idéologiques, elle peut à l'inverse contribuer à démentir des lectures détournées ou partielles du passé, mettre au jour des pans oubliés ou délaissés de l'histoire de l'art et ainsi questionner les valeurs esthétique, scientifique, religieuse et commerciale attribuées aux objets. En se penchant sur des cas tels que la mise au jour de Santa Maria Antiqua au début du xxe siècle et l'occupation plurimillénaire de Rome, les vases représentant Achille et Ajax jouant aux dés, d'origine attique mais retrouvés en Italie, les statues honorifiques disparues de la cité de Cos, la cité abbasside encore largement inexplorée de Samarra ou encore la muséographie des collections égyptiennes au xixe siècle, chaque contribution à ce volume met en lumière sous un angle différent ce dialogue interdisciplinaire.