Ce numéro s'intéresse aux différentes acceptions du don et à la manière dont les humains négocient dialectique du don et de la dette et leurs conflits, creuset des différentes confessions. On ne peut jamais régler sa dette. S'en acquitter suppose transmission et culpabilité de ne pouvoir l'apurer. Le don est multiple : celui de la vie qui recouvre des formes variées (organes, gamètes, amour), l'offrande, l'héritage (et la dette qui lui est corrélée), la possession d'un don, le sacrifice, la dot, le bénévolat, les donations... Au coeur de la dynamique relationnelle, le don fait partie des échanges et implique sa réception (acceptation ou refus par l'autre). Il met l'accent sur la gratitude, mouvement vers l'autre, reconnaissance de sa subjectivité, de sa valeur. Il n'est jamais gratuit : on est toujours l'obligé de celui qui nous donne, entraînant ambivalence ou agressivité à son égard en raison de la dépendance qu'il induit. Le don ouvre à une altérité à partir de laquelle un devoir est à l'oeuvre, conduisant de façon implicite le récipiendaire à s'engager à le faire fructifier sous peine d'être désavoué. Il s'agit de ne pas jouir du don mais d'y ajouter une valeur représentant celle accordée au donneur. Ce numéro montrera combien, dans le don, la demande de l'autre pourrait être annulée.
Nombre de pages
178
Date de parution
13/04/2023
Poids
266g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782749276618
Titre
Dialogue N° 239 : Don et famille
Auteur
Rosenblum Ouriel ; Bécar Florence
Editeur
ERES
Largeur
150
Poids
266
Date de parution
20230413
Nombre de pages
178,00 €
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La parentalité tend de plus en plus à devenir une "entreprise" individuelle, dans laquelle l'investissement volontaire des individus détermine seul cette aventure et où la réussite doit être au rendez-vous. Qu'en est-il alors de la "dette de vie" qu'ont contractée les parents vis-à-vis de leurs propres parents ou de leur famille ? Qu'en est-il alors du réaménagement de l'ensemble du groupe familial lors de la venue au monde d'un nouvel être en son sein ? Comment le couple parental peut-il faire face, seul, à toutes ces situations "particulières "qui ne manquent pas d'arriver dans toute famille ?
Résumé : Peut-on mourir de dire ? Cet ouvrage décrit l'agonie qui peut s'emparer des survivants de traumatismes extrêmes et les conduire à la folie ou à la mort, au moment où une horreur à laquelle ils ont pourtant survécu, se trouve mise en mots. Confrontant les survivants à la prise de conscience d'une réalité qu'ils avaient réussi à nier, à éloigner, à déréaliser, à vider de sa dimension affective, cette mise en mots serait intolérable sans accompagnement. Elle peut avoir lieu dans le contexte du témoignage mais aussi dans celui de la cure et peut alors se résumer par un bref apologue : " Un chevalier traverse au galop le lac de Constance couvert d'une glace légère. Parvenu sur l'autre rive il fait le récit de sa traversée à un paysan sceptique. En achevant son récit le chevalier tombe foudroyé. Sa parole l'avise après-coup qu'il était déjà mort. " Ce livre fait appel à des études de cas rapportés par des analystes mais aussi à des témoignages d'écrivains survivants. Tous explorent la diversité des parades et des réponses à la rencontre explosive d'une souffrance et d'un récit.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
Pinelli Anna ; Sanejouand Catherine ; Izard Benoît
Comment développer la confiance que l?enfant aura en lui et la conscience de son individualité propre au sein de la société quand il est, aux premières heures de sa vie, si vulnérable et soumis à son entourage immédiat ? Comment faire un adulte autonome de ce nouveau-né dépendant pour tout ? C?est possible en créant avec lui une relation sécurisante. Par les soins d?abord, le corps à corps, la parole et l?écoute ensuite, la mère donnera à son bébé l?assurance qu?il existe, qu?il est quelqu?un à part entière et qu?elle va l?aider à grandir, s?élever à la hauteur de sa valeur. Confiant, mû par un formidable appétit de vivre, une hardiesse d?aventurier, il voudra naturellement tout voir, tout connaître, tout expérimenter ! Il le fera sans jamais se mettre en danger dès lors qu?il aura une connaissance parfaite de son corps et une bonne maîtrise de l?équilibre. Un ouvrage indispensable pour que les parents - et les professionnels - prennent conscience de l?importance du soin et de la place faite au corps afin que le bébé se forge une personnalité autonome. Anna Pinelli est sage-femme, auteur et responsable du projet pédagogique " Le soin relationnel, le mouvement libre et le jeu autonome " développé depuis 1980 à l?espace municipal petite enfance d?Hauteville-Lompnès (Ain) et mis en pratique au Québec depuis 1983.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.