Combats pour la liberté. Moscou - Madrid - Barcelone - Paris
Thalmann Pavel ; Thalmann Clara
DIGITALE
17,00 €
Épuisé
EAN :3663322022883
Combats pour la liberté" est un livre qu'on ne saurait sans gageure prétendre résumer. L'itinéraire révolutionnaire de Pavel Thalmann et Clara Ensner pourrait passer pour un roman-feuilleton à ceux qui ne savent pas encore - ou ne veulent pas savoir - ce que fut la longue montée contre-révolutionnaire dans l'histoire de l'entre-deux guerres et le sort généralement réservé à ceux qui luttèrent à la fois contre le nazisme et le stalinisme. Né à Bâle en 1901, ouvrier à 17 ans dans une usine fabriquant des caisses, Pavel Thalmann est vite confronté aux grèves qui suivent en Suisse la Grande Guerre (et principalement à Bâle en août 1919). Socialiste, il rejoint, lors de la scission en 1921 du mouvement ouvrier, le jeune Parti Communiste de Suisse jusqu'en 25, il part à cette date suivre à Moscou pour 3 ans les cours de "L'Université ouvrière" : il y assistera à la mise à mort de l'opposition avec le bannissement de Trotski. De retour en Suisse, il retrouve son amie d'enfance Clara qui sera la compagne de sa vie et de ses luttes. L'opposition à la politique stalinienne les rapproche dans un premier temps des trotskistes ; toute la section de Schaffhausen a fait sécession. Mais les manoeuvres mosco vites pour affaiblir les positions révolutionnaires porteront leurs fruits : l'Allemagne est livrée aux nazis. C'est bientôt l'heure de l'Espagne : à la veille du prononciamento franquiste, Clara se rendait à Barcelone comme Clara se rendait à Barcelone comme nageuse aux "Spartakiades" qui devaient regrouper les sportifs ayant boycotté les Jeux Olympiques de Berlin. Les voici donc entre le POUM, les milices Anarchistes, un court séjour en Suisse pour y publier, "Pour la révolution ouvrière en Espagne" , brochure qui (dès décembre 1935) attaque violemment la contre-révolution stalinienne ; enfin voici l'insurrection de mai 1937 à Barcelone qui sonne le glas des espoirs révolutionnaires pour le peuple espagnol, et, pour eux l'heure d'aller rejoindre au fond des geôles du Guépéou, sous l'accusation d' "hitléro-trotskystes" ceux qui se battaient pour la liberté. Libérés grâce à une intervention internationale après 3 mois de prison, ils rejoignent Paris où la guerre se rapproche, puis éclate : la débâcle, l'occupation, les persécutions de leurs amis juifs et émigrés, et leur activité (en dehors de tout parti) pour combattre la guerre, le fascisme et le bolchévisme, sont toile de fond de la fresque qui se déroule sous nos yeux dans la troisième partie de cette double biographie qu'un style alerte et incisif nous rend plus proche. Un tel témoignage sur Moscou, Madrid et Paris mériterait déjà à lui seul l'attention et la lecture. Mais cet itinéraire est aussi le cheminement de deux esprits qui s'affranchissent progressivement des tyrannies idéologiques. Une riche mémoire des faits et des hommes leur a permis de restituer leurs réflexions toujours en mouvement, gagnées à travers d'incessantes discussions, sur la transformation du monde et ses données internationales. La force et les faiblesses de tel ou tel mouvement qu'ils ont traversé, les petits travers et les qualités réelles des nombreux acteurs de la scène révolutionnaire - et d'Otto Rühle à André Nin, d'Abramovich à Ciliga, leur chemin fut jalonné de figures apparues en plein jour ou au contraire restées dans l'ombre - sont fidèlement retracés et revivent entre leurs lignes : c'est que leur sens de l'humanité, jamais pris en défaut, garantit l'authenticité des principaux épisodes révolutionnaires du dernier demi-siècle européen. Mais ce dont nous sommes le plus redevables à Pavel et Clara Thalmann est l'absence de tout dogmatisme dans le jugement des évènements dont ils furent témoins : les petits détails leur donnent alors leur véritable dimension, les querelles personnelles sont évoquées avec la plus grande simplicité, et l'héroïsme se trouve ici heureusement tempéré par l'évocation des affres de la faim. Nous y gagnons en véracité, et le sentiment que la solidarité des exploités sait s'affirmer face aux mensonges de la classe dominante et de ses séides : la magnifique relation de l'aventure espagnole, dont certaines pages rappellent Homage to Catalonia d'Orwell, est là pour le prouver. Nouvelle édition revue et augmentée. Postface de Erich Rathfilder et Thomas PampuchTraduction de Caroline Darbon
Nombre de pages
287
Date de parution
30/12/1999
Poids
200g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
3663322022883
Titre
Combats pour la liberte - dcom1
Auteur
Thalmann Pavel ; Thalmann Clara
Editeur
DIGITALE
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
19991230
Nombre de pages
287,00 €
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Après la guerre de 14-18, l'Europe est en ébullition, même à Bâle en Suisse. Pavel Thalmann, jeune ouvrier, rejoint la mouvance communiste. Passeur de révolutionnaires allemends, russes et d'agents du Komintern, il part pour trois années à l'université rouge de Moscou. En URSS il assiste à la collectivisation des terres, au bannissement de Trotski, à l'ascension de Staline. Revenu en Suisse, exclu du parti communiste avec d'autres il forme l'opposition. Pavel rencontre Clara Ensner. Espagne 1936 : le Front populaire gagne les élections, Clara, nageuse, part aux Spartakiades de Barcelone, le 19 juillet 36 les milices ouvrières de la CNT, du POUM ripostent au coup d'état des militaires. Clara avec des milliers d'autres antifascistes rejoint les bataillons de la Colonne Durruti, se bat en Aragon, puis à Madrid contre les troupes de Franco. C'est un récit autobiographique sur la vie quotidienne, avec des moyens dérisoires, dans la Colonne Durruti à Madrid, en Aragon avec le POUM. Il s'agit d'un témoignage exceptionnel sur les "Journées de Mai" en 1937 avec la "Juventud libertaria", puis après dans les geôles clandestines du Guépéou à Valence avec des miliciens du POUM, de la CNT et de la FAI. Pavel et Clara Thalmann seront libérés, beaucoup d'autres disparaîtront. De retour en France Pavel et Clara Thalmann soutiennent leurs compagnons des mauvais jours enfermés dans les camps du Sud, de la France. Ce récit de Pavel et Clara Thalmann lève le voile sur la lutte inégale de milliers d'inconnus contre le fascisme et le stalinisme.
Thalmann Sophie ; Godeau Natacha ; Mandrou Isabell
Moustique en a assez de passer pour le rigolo de la bande ! Lui, ce qu'il voudrait, c'est être le plus beau, comme Féline. Bien décidé à découvrir le secret de beauté de la jument, le drôle de poney est prêt à tout essayer pour épater ses amis, même les rituels les plus... inattendus !
Thalmann Sophie ; Godeau Natacha ; Mandrou Isabell
Féline en a assez des leçons d?équitation. Elle a l?impression de connaître par coeur chaque brin d?herbe du haras et s?ennuie terriblement jusqu?au jour où de riches propriétaires proposent de l?acheter. La jolie jument, qui aime son confort et les belles apparences, n?est pas insensible à cette proposition. Décidera-t-elle de partir?
Thalmann Sophie ; Godeau Natacha ; Mandrou Isabell
Résumé : Quelle agitation au haras ! Sophie et ses chevaux accueillent Bahia, la jument du fermier voisin. Et cette dernière leur fait une belle surprise en mettant au monde deux poulains. Bali et Bingo. Mais Bingo est un petit poulain très coquin... Heureusement, Andalou veille sur lui !
Bernard Lambert était agriculteur à Teillé (Loire-Atlantique). Il est mort accidentellement le 24 juin 1984, à l'âge de 53 ans. Peu d'hommes auront fait autant que lui pour l'évolution du monde agricole, au cours de ces trente dernières années. A travers sa biographie, c'est tout un monde finalement mal connu que quelques-uns de ses amis ont entrepris de dévoiler. De la J. A. C. des années 50 à la Confédération paysanne des années 80, du M. R. P. au P. S. U. , de la guerre d'Algérie à la dénonciation des veaux aux hormones en passant par les grandes heures de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles de l'Ouest, la "Commune de Nantes" de 68, la marche des "paysans-travailleurs" sur le Larzac de 73, les grands et les petits conflits des fermiers avec leurs propriétaires ou avec le Crédit agricole, c'est toute la vie agricole, mais aussi sociale et politique d'un tiers de siècle qui est évoquée. Aujourd'hui, en France, les paysans sont devenus très minoritaires. Mais, à l'échelle du monde, ils représentent plus de la moitié de l'humanité. Leur combat et les questions qu'ils posent gardent donc toute leur importance.
Il y a 80 ans, en 1919, le peuple allemand épouvanté par les désastres de la guerre de 14-18, écrasé d'impôts, affamé, opta pour la voie révolutionnaire suivant en cela l'exemple russe, à l'inverse, la France préféra élire la Chambre bleue. Dans nombre de villes allemandes il y aura des conseils ouvriers et de soldats ou une commune comme à Berlin. Le peuple lassé par l'union sacrée (gouvernement impérial plus les socialistes) et après la déroute du militarisme inventa une nouvelle forme de gouvernement : les conseils. La société sera démocratique "horizontale" et directe plutôt que parlementaire et de délégation. Evidemment l'issue sera tragique : l'alliance des forces armées aux ordres des sociaux-démocrates (les aurochs) tue et jette en prison un grand nombre d'anarchistes, de spartakistes, de communistes et de socialistes... Mühsam, en prison écrit ce texte précis sur le déroulement politique de cette révolution unique : la république des conseils de Bavière. Vers une société libérée de l'Etat, interdit par le gouvernement allemand en 1932 sera l'un des derniers textes de Mühsam. Il réfléchit aux principes d'une société idéale anarchiste communiste, et émet des thèses pour se libérer de l'Etat bourgeois, du socialisme social-démocrate ou du communisme bureaucratique. Mühsam est l'archétype du militant anarchiste allemand. Journaliste et écrivain, il assure pratiquement seul la revue Kain, dénonce très tôt le militarisme, participe à la grève de janvier 1918, puis au Conseil de Bavière, condamné à quinze ans de forteresse, amnistié en 1924, membre actif du Secours Rouge, publie de 1926 à 1931 Fanal, organe de l'Anarchistische Vereinigung. Ami de Landauer mais aussi de Rudolf Rocker et de Nettlau, il fut un des dénonciateurs les plus virulents du nazisme. Il sera arrêté dans la nuit de l'incendie du Reichstag... Coédition avec les éditions Spartacus
Jamais révolution ne fut plus légitime : démocratie contre coup d'état militaire, pauvres contre riches, ouvriers contre patrons, athéisme contre catholicisme, milices ouvrières contre armées factieuses, autogestion contre capitalisme et révolution contre fascisme. En 1936, Abel Paz a 15 ans, adhérent des Jeunesses libertaires, il vit dans le quartier du Clot à Barcelone. On n'entre dans les milices qu'à l'âge de 18 ans. L'auteur nous décrit la révolution au quotidien. Il travaille dans une usine collectivisée, puis dans une commune paysanne. Pendant que les colonnes anarchistes organisées par la CNT se battent sur le front de Madrid et en Aragon, à l'arrière, les catalanistes, les conseillers de Staline et le gouvernement républicain veulent arrêter la révolution pour gagner la guerre. Le bref été de l'anarchie a vécu. C'est l'heure des liquidations : d'abord les militants du POUM, puis ceux de la CNT. Un dernier sursaut, ce sont les journées de mai 1937. Les quelques avions et blindés achetés chèrement aux Russes n'endigueront pas la déferlante fasciste soutenue par les régimes allemand et italien. L'abandon des démocraties occidentales va accroître le déséquilibre militaire au profit des putschistes. On connaît la suite : les défaites successives, l'exode et les camps de la honte dans le sud de la France pour un peuple si courageux. Ce sera une guerre perdue et oubliée. Il semble utile de rappeler en 2001 que la révolution espagnole fut la seule réponse à la crise du capitalisme commencée en 1929 et au fascisme. Abel Paz nous livre un récit passionné sur la dernière révolution sociale européenne.