
Cahiers Saint-John Perse. Tome 5
Une rare fortune" lui ayant donné de rencontrer le texte de l'édition d'Oxford (de Heyne) qui conservait l'ancienne distribution métrique, Saint-Leger Leger entreprit de traduire les Epinicies, travail d'étude pour sa "commodité personnelle". Le 23 mars 1908, il écrit à Gabriel Frizeau : "Dans l'art contractuel d'un Pindare, la collaboration étroite du récitatif avec le chant, avec la danse même ou l'ambulation du choeur, l'astreint d'emblée à une triple discipline, qui accroît singulièrement la servitude du texte analytique. Nulle prodigalité réelle chez ce grand asservi qui fut, à tort, suspecté à Athènes de "semer à plein sac". Poète à trois dimensions, il est certes celui qui n'écrit pas de profil ; mais il y a dans son ivresse lucide, dans son ivresse à froid, un grand sens unitaire imposant la retenue du souffle, le mouvement même, chez lui, l'indispensable mouvement s'attachant au seul rythme d'une modulation préassignée. "Ivresse pindarique" : ivresse du nombre et des clés musicales, toutes clés maniées comme des vannes, pour une irrigation sonore qui semble plus qu'une distribution verbale. C'est la rétribution du Juste." Texte grec en regard, la traduction de la 3e Pythique est accompagnée de la reproduction du manuscrit calligraphié de Perse.
| Nombre de pages | 160 |
|---|---|
| Date de parution | 06/04/1982 |
| Poids | 240g |
| Largeur | 141mm |
| EAN | 9782070209460 |
|---|---|
| Titre | Cahiers Saint-John Perse. Tome 5 |
| Auteur | COLLECTIF |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 141 |
| Poids | 240 |
| Date de parution | 19820406 |
| Nombre de pages | 160,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
Du même éditeur
-

Lettres à Sonia. 1939-1943
207Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.EN STOCKCOMMANDER26,40 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €





