Hold-up 21 est un beau livre (coffee table book) comprenant 20 nouvelles illustrées (268 pages de texte) et 100 photos. Du plaisir dans un magnifique écrin. VINGT femmes (autrices, réalisatrices, poétesses, journalistes, dramaturges, comédiennes, metteuses en scène, danseuses, chorégraphes, performeuses...) se sont réunies pour redonner une place au désir et au plaisir dans la discussion féministe. VINGT talents pour ramener l'érotisme dans le champ de la littérature. VINGT nouvelles, comme autant de fenêtres intimes ouvertes sur le corps et l'esprit. VINGT histoires de jouissance, d'expériences rares, de chemins détournés, qui touchent, excitent, provoquent, choquent, émeuvent, libèrent, transforment, réparent. UNE photographe interprète leurs mots en cent tableaux dans lesquels les autrices incarnent leur personnage. L'ouvrage s'intitule Hold-up 21 parce qu'il s'est monte´ comme un braquage : la sexualité´ (que ce soit en création éditoriale ou audiovisuelle) est trop souvent reléguée dans des niches assez cheap, ou cantonnée aux domaines de l'activisme ou de la pédagogie. Notre bande de soeurs frappe fort avec un esprit frondeur. Si l'ouvrage est dionysiaque, il n'en est pas moins politique et transgressif. Hold-up 21 n'est pas seulement une compilation de nouvelles érotiques, c'est aussi une galerie d'art contemporain : chacune des autrices cocrée avec Abigai¨l Auperin les tableaux ou` elle pose, seule ou en compagnie de comédiens. Ce métarécit en 100 photos illustre l'ouvrage. Un voyage sensuel dans une esthétique entre David Lynch et Guy Bourdin.
Tom a quatre ans lorsque ses parents reviennent du Brésil, le jour de Noël, avec un nouveau-né, Ben, qu'ils mettent sous le sapin en guise de cadeau pour lui. Au fil des ans, la préférence flagrante de sa mère pour Ben ne fera que s'accentuer. Tom a beau s'appliquer à devenir le fils modèle que ses parents pourraient enfin aimer, rien n'y fait ! L'irréparable survient quand, étudiant à Sciences Po, il tombe amoureux d'une jeune fille ; son frère s'en étant épris lui aussi, leur mère demande à Tom d'y renoncer. Cherchant à comprendre pour quelle raison elle le rejette, Tom part au Brésil avec pour seuls indices l'extrait de naissance de Ben et le nom de sa mère biologique, qu'il espère bien retrouver. Un roman psychologique intense, où les secrets de famille s'éclaircissent au rythme de la samba, et un suspense haletant.
Gayford Martin ; Chartres Cécile ; Samama Elisabet
Entre les mois d'octobre et de décembre 1888, deux des plus grands peintres de l'histoire ont partagé une petite maison jaune aux angles irréguliers dans la ville d'Arles. Pendant neuf semaines, Vincent Van Gogh et Paul Gauguin y ont peint, bu, visité les bordels et hanté les cafés, se sont étudiés, jalousés, disputés, et s'y sont affrontés dans un huis-clos créatif à nul autre pareil. Le célèbre critique d'art anglais, Martin Gayford, relate ici cette incroyable aventure ; la subtile, prodigieuse et toxique amitié entre deux géants qui ne pouvaient que se heurter dans un si petit espace, produisant des étincelles de génie et les ferments d'un drame connu. Le talent de Gayford est de dessiner pour nous, autour du motif tragique de cette oreille tranchée, une exploration intime ne se réduisant pas à une glissade vers la folie. Dans sa maison jaune, Gayford, mieux que personne avant lui, nous fait pénétrer dans le secret de la création, toucher du doigt, ressentir le mystère et la matière nécessaires au surgissement du sublime.
1939, Moscou. Face à la menace de l'Allemagne nazie, Staline a placé beaucoup d'espoir dans la production du tank T-34, un monstre de trente tonnes d'acier surnommé le "Cercueil rouge" par les hommes appelés à le manoeuvrer sur les champs de bataille. L'arme secrète n'est pas encore tout à fait opérationnelle quand son excentrique inventeur, le colonel Nagorski, est retrouvé assassiné. Staline confie l'enquête à Pekkala, son meilleur détective. Ancien policier favori du tsar, celui-ci doit reprendre du service en faveur de l'homme qui fut autrefois son pire ennemi. Et il n'est pas le seul dont la loyauté soit mise à l'épreuve dans cette affaire: un sinistre groupe d'anciens militaires tsaristes, se faisant appeler la Confrérie blanche, semble être le commanditaire du meurtre de Nagorski. Pekkala se retrouve obligé de traquer ses anciens alliés pour contribuer à propulser la Russie dans le conflit contre l'Allemagne.
Au plus fort des combats, deux soldats russes cherchent refuge dans la crypte d'une église allemande. Ils y découvrent une icône d'une valeur inestimable, que tout le monde pensait détruite. Une fois informé, Staline ordonne à son meilleur détective, Pekkala, de découvrir comment elle a pu se retrouver là. L'enquête de "l'Oeil d'Emeraude" le met rapidement sur la piste des Skoptsy, une secte chrétienne dont les membres ont été pourchassés par le passé par la police secrète bolchévique. Les rares survivants se sont regroupés et se cachent dans les forêts de Sibérie. Alors que l'icône resurgit, les Skoptsy sont prêts à tout pour remettre la main sur ce qu'ils estiment être leur plus grand trésor, et menacent l'ensemble du peuple russe d'une nouvelle arme terrifiante.
La photographie fait désormais partie de la vie quotidienne. Elle s'est tellement incorporée aux habitudes qu'on ne la voit plus à force de la voir. Elle préside à tous les événements, privés ou publics. On lui prête un caractère documentaire, au point de la faire apparaître comme le procédé de reproduction le plus fidèle, le plus impartial de la vie sociale. En fait, la photographie, qui peut être instrument de connaissance et oeuvre d'art, n'est souvent qu'un instrument de communication susceptible de tous les avatars et de toutes les manipulations. C'est pourquoi l'histoire de la photographie ne peut être seulement l'histoire d'une technique : elle est inséparable d'une histoire sociale et politique.
Steve McCurry (né en 1950) est essentiellement connu pour son travail photographique en couleurs sur l'Asie du Sud-Est. Dans la tradition documentaire la plus noble, il capte des instants de vie qui transcendent les barrières de la langue et de la culture. Sa carrière commence en 1979 alors que, venant du Pakistan, il pose le pied en territoire afghan sur le point d'être envahi par l'Union soviétique et contrôlé par les rebelles. Ce reportage lui vaudra la prestigieuse médaille d'or Robert-Capa. Steve McCurry collabore depuis plusieurs années à National Geographic et est membre de Magnum Photos depuis 1986. Ses images sont devenues emblématiques de notre époque.
La Solitude heureuse du voyageur est un choix de photographies tiré de mes voyages, rempli de déserts, de villes et de chambres d'hôtel. Comme pour Notes, mon premier livre fondateur, il y a toujours la place d'une femme aimée au bord du cadre, comme si je photographiais mon désir et que le paysage me renvoyait un moi enfin apaisé", Raymond Depardon.
J'ai le pressentiment que quelque chose ne sera plus comme avant, C'est peut-être là la vraie définition de l'errance, de sa quête, avec sa solitude et sa peur. C'est le désir que je cherchais, la pureté, la remise en cause, pour aller plus loin. au centre des choses, pour faire le vide autour de moi. Je me dois de me laver la tête... pour rencontrer le centre d'une nouvelle image, ni trop humaine ni trop contemplative, où le moi est aspiré par les lieux quand le lieu n'est pas spectacle, ni surtout obstacle. Il me faut vivre cette quête qui est la mienne... Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire... Pour être juste, cette errance est forcément initiatique... Mon regard va changer... Cette quête devient la quête du moi acceptable.