Au pied du mur. 765 Raisons d'en finir avec toutes les prisons, avec 1 CD audio
COLLECTIF
INSOMNIAQUE
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EAN :9782908744347
Au pied du mur est une anthologie de paroles et d'écrits de toutes origines et de tous temps contre toutes les prisons... " Vous avez fait de la prison ? - Comme tout le monde mon bon m'sieur... - Ah non ! moi je n'en ai jamais fait ! - Alors laissez-moi vous regarder m'sieur car, de toute ma vie, c'est la première fois que je vois... un homme libre ? " La prison, poupée gigogne : quatre murs, un homme ou une femme enfermant en eux, en leur crâne, un détenu ou une détenue qui, lui-même, elle-même, tient prisonnier un enfant. La prison commence là où l'enfance s'achève. La véritable enfance, celle qui fait que le monde social desdits adultes croit vivre alors qu'il n'est que le contenant d'un contenu, à savoir le cercueil qu'est l'adulte portant le cadavre de l'enfant. Quel gamin a dit : " Plus tard je veux être gardien de prison ? " Aucun et pourtant tous, toutes, sans exception, ont arraché des ailes de mouches... ont commis vol de bonbons ou crime de pensée. Méritions-nous le placard ? la punition sous le bureau du maître ? la claustrophobie de l'imaginaire ? La prison commence aussi là où naît un crime, celui contre la vie car il est inhumain d'enfermer, même un monstre persuadé d'être encore un homme et à qui la société, la morale des puissants impunis, tente tout pour lui faire croire que : " C'est pour ton bien, dit la morale. - Qu'on enferme mon mal ? " demande le monstre. Il y a des antres odieux, des lieux terribles, habitats d'épouvante où des ogres vous sourient en vous dépiautant jour à jour, nuit à nuit, de votre peau ou, pire, en vous glissant dans le corps, par l'?il, une paille avec laquelle il vous aspire l'âme, l'esprit, la conscience et l'envie de vivre jusqu'à vous pendre à leur poutre. La prison est ce lieu où Ulysse est sous l'?il d'un cyclope qui garde et mange les moutons. A.H. BENOTMAN
Nombre de pages
356
Date de parution
20/06/2000
Poids
401g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782908744347
Titre
Au pied du mur. 765 Raisons d'en finir avec toutes les prisons, avec 1 CD audio
Auteur
COLLECTIF
Editeur
INSOMNIAQUE
Largeur
200
Poids
401
Date de parution
20000620
Nombre de pages
356,00 €
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Refusant la réduction des réalités trans à des questions d'identité, MATERIALISMES TRANS assume une perspective féministe matérialisteA : il s'agit d'aborder les conditions sociales des personnes trans, leurs positions dans les rapports sociaux de sexe, de race et de classe, ainsi que leurs inscriptions dans les mouvements féministes. Divers par leurs thèses et leurs ancrages disciplinaires, les textes qui composent cet ouvrage collectif se rejoignent dans leur ambition de tenir ensemble élaboration théorique et engagement militant pour repenser en profondeur les problématiques et les luttes trans et féministes. Cette réédition est accompagnée d'un nouvel avant-propos qui revient sur le contexte de parution, l'intention éditoriale et la réception de ce titre devenu une référence des études trans et féministesA !
Résumé : Selon les meilleurs exégètes, la littérature persane accède à la modernité en 1921, l'année même où la réaction bolchevique, en répriment les insurgés de Cronstadt anéantit les espoirs d'une révolution mondiale. Si le pays qu'on va bientôt appeler l'Iran est limitrophe de cette Russie qui a été naguère l'un des phares de l'avant-garde artistique, il lui est immensément distant dans le temps et émerge à peine des ténèbres du Moyen Age et dans le domaine littéraire comme ailleurs, le retard est considérable. Cependant en à peine quinze ans, grâce à des auteurs comme Djamal Zadé et Sadegh Hedayat, seront inventés, recréés et revécus, entre autres genres, le roman réaliste, le récit satirique et la plongée éperdue dans le surréel, exactement comme si l'on passait de Balzac à Kafka en moins d'une génération. Toutes ces tentatives se déroulaient bien sûr dans un climat d'incompréhension absolue, de vide intellectuel et critique total, qui ont sans doute favorisé la nécessité, pour les rares porteurs d'exigences nouvelles, d'une radicalisation de leurs recherches. Dans de telles conditions, Il n'est guère étonnant que, lorsqu'à peine âgé de vingt ans, M. E Farzaneh, ami et disciple d'Hedayat se met à écrire son premier roman en 1949, il ait comme spontanément assimilé toute les avancées formelles qui ont bouleversé l'écriture romanesque en Occident dans la première moitié du siècle. Dans la lignée de Joyce et de Faulkner, il nous livre alors avec ces Quatre douleurs, quatre monologues intérieurs où la révolte contre l'absurdité du pouvoir et contre la misère se conjugue avec les exigences imprescriptibles du désir. Et il est encore moins étonnant que l'auteur et son livre restent encore à ce jour bannis en leur pays.