LES CATHOLIQUES FRANCAIS ET L'HERITAGE DE 1789. D'un centenaire à l'autre 1889-1989
COLIN PIERRE
BEAUCHESNE
31,01 €
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EAN :9782701011981
De 1889 à nos jours, un véritable "retournement" s'est opéré dans le jugement des catholiques français sur la Révolution et sur son héritage. Lors ud premier centenaire, les évêques dénoncent "les odieux principes de 1789" et les catholiques sociaux ne sont pas plus favorables à la célébration républicaine de la Révolution française. Aujourd'hui, après Pacem in terris et le concile de Vatican II, les catholiques français ont reconnu le sens chrétien des droits de l'homme et ils s'accordent, dans leur grande majorité, à l'esprit d'une société pluraliste et aux institutions d'un Etat républicain, laïc, et respectueux de la diversité et de la liberté des familles spirituelles. Discerner les étapes historiques et les justifications théologiques de cette transformation considérable, tel est l'objectif que s'est fixé le colloque organisé par le Département de la Recherche de l'Institut catholique de Paris, les 9-10-11 mars 1989. En conjuguant fidélité à l'Eglise, volonté d'insertion dans la communauté nationale et respect scrupuleux des exigences de rigueur et d'honnêteté intellectuelle qui sont le condition de toute démarche scientifique, ce colloque contribue à la recherche universitaire provoquée par le Bicentenaire. Et il lui apporte une contribution originale. Partir de 1889, c'était s'obliger à baliser un siècle d'histoire du catholicisme français, marqué par la crise moderniste, la Séparation des Eglises et de l'Etat, l'Union sacrée de la guerre de 14-18, l'essor intellectuel des années trente, et, tout à fait décisives, les options de la seconde guerre mondiale qui amorcent les initiatives pastorales et les engagements politiques ultérieurs. C'était s'obliger à mobiliser la compétence des historiens, mais aussi celle des juristes, des philosophes, des théologiens, pour comprendre la profondeur d'" une réconciliation qui s'enracine en fin de compte dans une vision renouvelée de l'homme, de la société et de l'Eglise.
Nombre de pages
407
Date de parution
01/10/1989
Poids
504g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782701011981
Titre
LES CATHOLIQUES FRANCAIS ET L'HERITAGE DE 1789. D'un centenaire à l'autre 1889-1989
Auteur
COLIN PIERRE
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
504
Date de parution
19891001
Nombre de pages
407,00 €
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Entre 1893 et 1914, alors que se développent les conflits qui conduisent à la Séparation des Eglises et de l'Etat en 1905, le catholicisme français est en proie à une crise interne d'une rare violence. La crise moderniste résulte de l'inquiétude du milieu catholique devant les initiatives qui tendent à réconcilier l'Eglise avec la modernité intellectuelle. Après l'exemple malheureux de Renan, il fallait quelque audace pour appliquer à la Bible et à l'histoire religieuse des méthodes exégétiques surtout mises en oeuvre par des protestants ou des rationalistes. De même, au temps du thomisme, restauré par Léon XIII, il fallait quelque audace pour travailler au sein d'une philosophie moderne symbolisée par Kant. Indépendantes les unes des autres, toutes ces initiatives rencontrent dans le milieu ecclésial un même soupçon : exégètes, historiens et philosophes n'introduisent-ils pas l'ennemi dans la citadelle assiégée ? Critiques et dénonciations se multiplient ; Rome les entend et, en 1907, l'encyclique Pascendi construit, pour le condamner, le type idéal du moderniste égaré par une philosophie agnostique et par des préjugés évolutionnistes. L'encyclique a au moins le mérite de désigner les principaux thèmes autour desquels s'organisent les débats théologiques : la valeur de la raison, l'immanence, le développement du dogme, la réforme de l'Eglise. Mais la crise religieuse s'inscrit dans une crise intellectuelle plus large, provoquée par la montée des sciences humaines. Les protagonistes de la crise moderniste trouvent dans les milieux philosophiques de l'époque la possibilité d'une expression plus libre, et, dans le domaine des sciences religieuses, le partage des méthodes commence à constituer une communauté des chercheurs.
Revenir des années 1930, bien étudiées, vers la décennie précédente pour en définir l'esprit ; situer par rapport à cet " esprit des années 1920 " les intellectuels catholiques, orthodoxes, protestants, qui réagissent aux conséquences de la Première Guerre mondiale et aux espoirs d'ordre international ; repérer les générations anciennes et nouvelles, les institutions, les réseaux de sociabilité intellectuelle ; chercher le renouveau français à Paris, mais aussi en province ; faire leur place aux reclassements provoqués dans le monde catholique par la condamnation de l'Action française en 1926 ; suivre quelques champs privilégiés comme l'exégèse biblique, la philosophie, la théologie... ; tels sont les principaux objectifs de ce livre qui entend apporter sa contribution à l'histoire des intellectuels chrétiens dans la France contemporaine.
Gabriel Marcel fut habité par une assurance invincible : fondée sur l'amour, l'espérance doit triompher du désespoir. Et il appartient au philosophe de guider ses lecteurs sur le chemin de cette victoire. Penseur de l'être incarné, il l'ut particulièrement sensible aux liens que les rencontres créent entre ces êtres fragiles et inventifs que nous sommes. En amitié ou en amour, la fidélité créatrice ouvre aux existants le mystère de l'être. La métaphysique se laisse guider par la réflexion sur la sainteté : dès lors, les fils se nouent entre le donné le plus concret de l'existence et l'ouverture spirituelle la plus profonde. Dieu prend la figure du Toi absolu. C'est en lui et par lui que se fonde l'assurance d'une immortalité bienheureuse : " L'espérance n'est pas seulement une protestation dictée par l'amour, elle est une sorte d'appel, de recours éperdu à un allié qui est amour lui aussi. " Gabriel Marcel a cherché à penser une foi qui transcende le savoir. Il fut ainsi le premier en France à construire, dans son Journal métaphysique, une philosophie de l'existence, ouverte au mystère de l'être. Il se singularise par le lien qu'il établit, hors de tout dogmatisme, entre la recherche philosophique et la spiritualité chrétienne. C'est au sein de notre monde effectif, marqué par les totalitarismes, que Gabriel Marcel a poursuivi ces orientations fondamentales. Dans le contexte chaotique et eschatologique de notre époque, il propose un humanisme chrétien dont l'espérance est le fil conducteur. Il garde ainsi toute la liberté du philosophe, soumis à cet esprit de vérité qui relativise toutes nos vérités particulières. En ce sens, il appartient bien au temps de la confrontation et du dialogue entre les religions.
Une démarche spiralaire d'apprentissage et des activités en équipes. Le goût de la recherche par le biais d'activités de résolution de problèmes en équipes. Un outil de travail structuré, conçu réellement pour l'enfant: variété des situations d'apprentissage, aide à la lecture des consignes, mise en page aérée valorisant la production écrite de l'enfant, incitation à l'auto-évaluation. Un parcours pédagogique complet pour chaque leçon: activités préparatoires, situation de découverte, repères méthodologiques, exercices de réinvestissement, étude en travail autonome, activités complémentaires ou d'approfondissement. Une ouverture culturelle sur l'histoire des mathématiques.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.