Open city dresse un portrait sensible et multiracial du New York Post 11 septembre 2011 à travers le regard d'un flâneur contemporain. Acclamé dans le monde anglo-saxon, il a été finaliste de plusieurs Prix, dont le prestigieux national Book Critics Award, avant d'être Récompensé du Pen/Hemingway First Fiction Award. Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie, trompe sa solitude en déambulant sans but précis dans New York. Nous sommes en hiver: Julius vient de connaître une rupture douloureuse, la pression des consultations le laisse exsangue et son passé au Niger le hante sans qu'il sache trop en démêler les raisons profondes. Très vite, ces longues marches deviennent un exutoire nécessaire et l'occasion de confronter son isolement à des milliers de visages anonymes dans une ville cosmopolite mais meurtrie par les attaques du 11 septembre. De rencontre fortuite en rencontre fortuite, ces mille visages prennent corps, donnent de la voix, existent comme autant de témoins d'un paysage humain morcelé, à la fois déchiré et uni par la question de l'autre: marathonien claudiquant seul sur le trottoir après l'exploit, vieux professeur de littérature à l'agonie, cireur de chaussures haïtien, sans-papiers libérien incarcéré, jeunes Noirs américains en quête d'eux-mêmes, patients inconsolables. Magnifiques séries de rencontres qui font s'engouffrer dans le texte toute la modernité de New York, cependant qu'en contrepoint l'architecture que Julius déchiffre sans relâche, la musique qu'il écoute, les pièces d'art qu'il contemple dévoilent au lecteur le prodigieux palimpseste de la ville. Mais Julius, comme les oiseaux qu'il chérit, se sent hiberner, vaciller: pour que le printemps advienne et qu'il puisse reprendre possession de lui-même et de son passé, il lui faudra aller au bout de pérégrinations physiques et mémorielles qui le mèneront à Bruxelles et sur les traces de son passé nigérian. Etonnant premier roman, Open City met en scène un homme en crise dans une ville en crise: ces deux entités se répondent et la quête du premier trouve des éléments de réponse dans l'immensité de l'autre. La prose de-Teju Cole, profonde, rythmée, sert à merveille cette belle méditation sur l'identité, la perte, l'acceptation de soi et des autres dans un monde où l'altérité est partout brandie comme une menace.
Nombre de pages
347
Date de parution
22/08/2012
Poids
356g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782207112502
Titre
Open City
Auteur
Cole Teju ; Milan Guillaume-Jean
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
356
Date de parution
20120822
Nombre de pages
347,00 €
Disponibilité
Epuisé
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New-Yorkais depuis quinze ans, le narrateur rentre pour trois semaines dans sa ville natale, Lagos. En vingt-sept chapitres, il rend compte de ce séjour au cours duquel il retrouve sa famille, ses amis, son premier amour, renoue avec son passé et l'univers étourdissant de la mégapole nigériane aux quinze millions d'habitants. Des périples suicidaires en danfos, ces minibus jaunes décrépis et bondés qui fusent dans les rues, à la meilleure manière de doser un pot-de-vin ou de flouer les gamins de la zone, Chaque jour appartient au voleur est tout à la fois récit de voyage, reportage intime et ode à "cette cité aux mille Shéhérazade". Une écriture précise et mélancolique, magnifiée par des photographies de Teju Cole.
Nous sommes en hiver: Julius, un jeune Nigérian interne en psychiatrie, vient de connaître une rupture douloureuse. La pression des consultations le laisse exsangue et son passé au Niger le hante. Pour tromper sa solitude, il déambule dans New York. Très vite, ces longues marches deviennent l'occasion de confronter son isolement à des milliers de visages anonymes dans une ville cosmopolite mais meurtrie par les attaques du 11 septembre. De rencontre fortuite en rencontre fortuite, ces visages prennent corps, donnent de la voix, comme autant de témoins d'un paysage humain morcelé, à la fois déchiré et uni par la question de l'autre: marathonien claudiquant seul sur le trottoir après l'exploit, vieux professeur de littérature à l'agonie, cireur de chaussures haïtien, sans-papiers libérien incarcéré, jeunes Noirs américains en quête d'eux-mêmes, patients inconsolables. Magnifique série de rencontres qui font s'engouffrer dans le texte toute la modernité de New York, cependant qu'en contrepoint l'architecture que Julius déchiffre sans relâche, la musique qu'il écoute, les pièces d'art qu'il contemple dévoilent au lecteur le prodigieux palimpseste de la ville.
Dans une brocante du Maine, Tunde déniche un masque africain à l'origine trouble: a-t-il plus de valeur s'il a été arraché à sa culture, ou fabriqué par un artisan pour un touriste blanc? Quel ?il poser aujourd'hui sur un tableau de Turner représentant un sinistre navire aux esclaves? Et sur une ?uvre spoliée par les nazis? Tunde passe le monde au crible de son esprit agile et sensible. En surgit ?Vibrato?, méditation sur notre regard occidental pétri de préjugés, analyse virtuose et passionnée de ce que la musique peut nous faire, de Bach à Coltrane en passant par les grands musiciens maliens; histoire d'amour et de deuil aussi, racontée dans une écriture à la grâce envoûtante. Teju Cole est un véritable humaniste du 21e siècle, ?l'un des écrivains les plus talentueux de sa génération? selon Salman Rushdie. Né en 1975, il a grandi au Nigeria et vit aujourd'hui dans le Massachusetts. Il enseigne l'écriture à Harvard et est critique de photographie pour le ?New York Times Magazine?. Dans ?Leukerbad 1951/2014? (Zoé, 2023), son texte ?Corps noir... fait écho aux réflexions que James Baldwin mène dans ?Un étranger au village?. @font-face {font-family:"Cambria Math"; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:roman; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-536870145 1107305727 0 0 415 0;}p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:""; margin:0cm; mso-pagination:widow-orphan; mso-hyphenate:none; font-size:12.0pt; font-family:"Times New Roman",serif; mso-fareast-font-family:"Times New Roman";}.MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin; mso-ansi-language:FR; mso-fareast-language:EN-US;}div.WordSection1 {page:WordSection1;}
Baldwin James ; Cole Teju ; Darrieussecq Marie ; C
James Baldwin et Teju Cole, Leukerbad 1951/2014 (trad. Marie Darrieussecq et Serge Chauvin) Eté 1951 : James Baldwin est le premier Noir qui séjourne à Leukerbad (Haut-Valais). Les enfants crient "Neger ! " dans les rues, les gens le dévisagent : est-il vraiment américain, cet homme qui ressemble aux indigènes d'Afrique ? Dans "Un étranger au village" , texte virtuose et puissant, Baldwin décrit le racisme primaire de ce village au bout du monde et le fait résonner avec l'humiliation que les Noirs subissent aux Etats-Unis. Eté 2014 : Teju Cole se rend à Leukerbad. Lui n'est pas dévisagé dans la rue, les enfants n'essaient pas de toucher ses cheveux ; mais des émeutes viennent d'éclater dans la ville américaine de Ferguson, après l'assassinat d'un Noir de dix-huit ans par un policier blanc. Dans "Corps noir" , Cole entame un dialogue avec Baldwin. Soixante ans les séparent, un lieu les réunit, et même si les choses ont changé, le racisme persiste. James Baldwin (1924-1987) a partagé sa vie entre les Etats-Unis et la France. Il a été un porte-parole du mouvement intégrationniste. Né en 1975, Teju Cole a grandi au Nigeria et vit aujourd'hui dans le Massachusetts. Il est critique, photographe, et "l'un des écrivains les plus talentueux de sa génération" , pour Salman Rushdie.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...