Ces temps-ci, tout te pousse à renouer avec l'oeuvre de la main à ton corps défendant (...). Mais alors pourquoi un tel sentiment d'abandon ? Pourquoi une telle impression de gâchis, de non-accomplissement ? La question suivante est pire encore : le fait d'écrire n'a-t-il pas poussé sur ce sentiment d'échec ? " Essai poétique et autobiographique, Précis d'évaporation s'inscrit dans le questionnement que Sophie Coiffier place au coeur de son écriture : comment habiter le(s) monde(s) dont la réalité nous échappe sans cesse ? Interrogation dont la poétesse cherche des fragments de réponses dans ces repères que sont pour elle les oeuvres d'artistes de différentes époques parmi lesquels le Caravage, Courbet, Rodin, Agnès Varda ou David Hockney, mais aussi les photographies de l'album familial, ou encore les réminiscences de l'enfance, les souvenirs. Un précis, selon sa définition, est un petit manuel didactique, exposant de façon claire et succincte l'essentiel d'une matière. Ici, il s'agit d'évaporationA : " Au XVIIe siècle, le sens du verbe évaporer avait trait à l'émotion. Après avoir désigné le phénomène de disparition d'un liquide ou de la fumée, il s'est déporté sur le liquide particulier que sont les larmes, puis sur le fait de " faire couler au-dehorsA " un sentiment. A Les émotions, si fluides, instables et fugitives, seraient-elles paradoxalement les seuls moyens sensibles d'appréhender l'espace et le temps qui sont à la fois nôtres et ce que nous avons en communA ? Précis d'évaporation est le lieu d'un regard poétique et réflexif sur un trajet personnel, celui de l'autrice et plasticienne : la main qui saisit les matières et les outils du dessin, de la peinture, de la gravure soudain hésite et se tourne vers l'écriture. " Pour écrire sa vie, il faut écrire de la mémoire. Là, est le problème : ma vie n'a rien à démontrer au-delà d'elle-même. A " La poésie de Sophie Coiffier ne démontre pas, elle inspire des vagabondages entre soi et le monde, des trajets incertains et foisonnants dans une quête indocile d'apaisement.
Nombre de pages
316
Date de parution
13/01/2026
Poids
130g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9791092173918
Auteur
Coiffier Sophie
Editeur
IRE MARGES
Largeur
120
Date de parution
20260113
Nombre de pages
316,00 €
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après ce qui serait l'effondrement, un homme se retrouve seul sur une étendue déserte - il se réfugie dans une carcasse de voiture qu'il transforme peu à peu en habitat de fortune - sa seule compagnie est un drone de surveillance, vestige d'un monde passé - petit à petit la vie s'organise, la pensée se réinitialise et s'adapte - homme et machine en viennent à nouer une forme de relation -
Traversant plusieurs paysages, réels ou inventés, une narratrice sur le départ tente de croire à un ailleurs, à un lendemain supposé meilleur. Paysage zéro questionne avec humour la possibilité d'habiter un monde désenchanté avec la naïveté de vouloir tout recommencer. Un foisonnement de débuts, d'instants, de retours en arrière et d'arrêts sur image essaie de contrecarrer la prédictibilité du monde, avec le sentiment d'un échec prévu. Ou comment concilier l'idée du bonheur avec le prix du beurre, le happy-end cinématographique, la météo, le Boot Camp...
Résumé : Le cheminement suivi par l'autrice et plasticienne Sophie Coiffier pour saisir sa relation sensible à Georges Perec adopte ici la forme d'un jeu de taquin de neuf pièces. Evoluant autour de la case vide, elle revisite des moments du parcours de l'écrivain et explore les correspondances avec ses propres créations. C'est un jeu en mouvement où, case après case, réminiscences et coïncidences s'entremêlent. Sophie Coiffier interroge son rapport au temps et cherche à faire renaître la présence de Perec dans l'image ainsi reconstituée.
Emmanuelle part en live est un autoportrait de l'autrice en performeuse. Les écrivain.es ne sont plus ces ermites inspirés retranchés dans leur chambre tel qu'on les imaginait autrefois. Depuis des années, il et elles réalisent des performances publiques pour offrir une nouvelle forme d'expressivité à leur création. Cette pratique régulière de l'oralité ne cesse de reconfigurer le rapport des auteur.ices qui s'y prêtent à l'écriture comme à leur public. Dès ses premières publications en revue, Emmanuelle Pireyre a investi les possibles qu'ouvre une littérature à géométrie variable en se glissant dans les formes nouvelles des performances. Emmanuelle part en live raconte cette trajectoire de plus de vingt-cinq ans avec la clarté d'un récit et l'humour loufoque d'une recherche qui ne se prend pas au sérieux. Emmanuelle part en live assume une conception de la littérature qui relève du montage et du bricolage. Le texte composé de brefs paragraphes thématiques est entrecoupé de séries de vignettes : des photogrammes de films dont elle détourne les dialogues, des photos de ses propres performances, des reproductions d'oeuvres plastiques contemporaines. Ces images fonctionnent comme des illustrations décalées de son propos et mettent en relief ses influences cinématographiques, poétiques, artistiques, scientifiques. Elle montre aussi comment les évolutions technologiques ont modulé son approche de la performance. Dans ce récit d'un parcours qui lui est propre, Emmanuelle Pireyre questionne aussi les évolutions de la littérature et du livre dans le monde de l'art aujourd'hui. L'effacement des frontières entre disciplines artistiques permet d'associer l'écrit, la vidéo, la photo, les techniques de l'oralité, dans la tentative de saisir le réel pour en faire des performances qui se transforment parfois en livre. Emmanuelle part en live intéressera ceux et celles qui s'interrogent sur la littérature dans son renouvellement et ses développements contemporains, notamment dans le dialogue qu'elle instaure avec les arts visuels.
Rassemblés ici sous la forme du journal, ces textes écrits entre 2013 et 2017 pour être initialement publiés sur un réseau social, pourraient n?être qu'un florilège de billets d'humeur, une chronique de notre temps, des questions et controverses qui l'ont agité.Mais plus ou mieux que cela, ce recueil, récit au quotidien des luttes sociales et politiques d'une partie de la décennie passée, dresse un inventaire implacable des violences faites aux plus démunis, les sans logis, les sans-emploi, les sans-avenir, les sans-voix.Au gré des indignations et des colères de l'auteur, parfois de ses bonheurs, ce journal trace en filigrane le portrait d'un citoyen et l'itinéraire d'un engagement.Notes Biographiques : Éric Chevance a dirigé plusieurs établissements culturels dont le TNT ? Manufacture de chaussures qu'il a cofondé à Bordeaux en 1997. Il est aujourd'hui enseignant associé à la filière d?études théâtrales de l'université Bordeaux-Montaigne.Engagé auprès de plusieurs associations artistiques et culturelles, il l'est aussi aux côtés des migrants et réfugiés.Il a également publié en 2018, L'arrivant et l'autre, avec Michel Richard aux éditions L'Ire des marges et L'argent public, à quoi ça sert ? # 1 aux éditions N'a qu?1 oeil.
14 nouvelles pour célébrer le goût de la rencontre et du vin partagé « Il y a des vins qui peignent de nouvelles couleurs à l'existence (...). Des vins qui arrivent au bon moment, drapés dans leur manteau de velours, qu'on cueille parce qu'on en a besoin, comme si on savait de quel amour ils procèdent. Des vins qui vous donnent l'impression de sortir d'un long sommeil des sens, et de revenir sur la terre des parfums et des couleurs. Sur la terre des gens. » Ce recueil compose une collection des moments précieux jalonnant la vie d'une femme, d'instants privilégiés, souvenirs de rencontres de voyage, d'histoires d'amour ou de longues amitiés, chacune associée à la découverte et au partage d'un vin. Un résiné frais et puissant dans la douceur d'un soir d'octobre sur une île des Cyclades, un vin jaune d'Arbois en apothéose d'une histoire d'amour et de découvertes, un Saint-Amour qui explose sur les tommettes de la cuisine, signant la fin d'une passion impossible... ... et un Bandol à Brutal Beach pour refaire le monde et évoquer les écrivains chéris, du « grand Pirotte » à Pierre Bergounioux : « une race d'hommes au verbe clair, à l?érudition modeste, au rire franc, à la plume leste ou chantournée. Une même race d'hommes, de ceux qui vous servent à boire sans rien en dire un vin qui leur ressemble ». Dans la nouvelle qui clôt cet hymne à la vie et à la convivialité, Florence Delaporte retrace l'engagement d'Ingrid Gancel, une vigneronne du Médoc, et son combat pour poursuivre sa « belle aventure, élaborer, fabriquer, vendre son vin », grâce au soutien de Terra Hominis et de son fondateur, Ludovic Aventin, qui signe la postface de ce recueil. Le vin est avant tout le fruit d'une terre et du travail des femmes et des hommes qui l'habitent. Il peut être suave ou âpre, puissant ou subtil, festif ou consolateur. Parce qu'il transmet une histoire, le vin nous relie. À la faveur d'heureux hasards, il s'accorde parfois au moment que nous vivons. Il l'accompagne avec justesse. Il fixe l?émotion suscitée dans notre mémoire comme l?écho de cet instant. Dans une langue précise, délicate et sensuelle, Florence Delaporte célèbre le partage de cet accord mystérieux, sa puissance jubilatoire ou réparatrice.