Qui a présenté Babe Ruth à Albert Einstein et pour quelle raison ? Qui était au courant du pacte liant Lee Harvey Oswald et James Earl Ray, de la romance entre ð et Lady Di, du sort de Marilyn Monroe ? Nul autre que Max Vail (né Maxim Valesky à Saint-Pétersbourg en 1900, mort à Manhattan en 1999). Cet intermédiaire de génie évolua dans tous les domaines, aussi bien l'univers de la politique que celui du spectacle, des arts, du sport, du crime ou de la science. " J'ai été le témoin du monde ", disait-il dans sa grande simplicité. Et pourtant l'homme qui connaissait tous les gens - gardant leurs secrets, remplissant les contrats et n'oubliant jamais l'endroit où les corps étaient enterrés - n'était pratiquement connu de personne. A travers son journal secret, auquel quatre-vingt-six collages par ordinateur restituent une vie extraordinaire, c'est toute l'histoire secrète du 20e siècle qui nous est offerte. Il vient confirmer des événements longtemps restés à l'état de rumeurs et en révéler d'autres, plus récents et d'autant plus frappants. Ce sont quelque deux cents personnalités que l'on retrouve au fil de ces pages et leur saga - comique, tragique, ignominieuse, épique ou bizarre - brosse un tableau étrange et fascinant des désirs occultes et des obsessions de notre époque. Une contribution unique au deuxième millénaire.
Nombre de pages
250
Date de parution
03/11/1999
Poids
859g
Largeur
203mm
Plus d'informations
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EAN
9782246595816
Titre
Les rêves du 20e siècle
Auteur
Cohn Nik ; Peellaert Guy
Editeur
GRASSET
Largeur
203
Poids
859
Date de parution
19991103
Nombre de pages
250,00 €
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Je suis le plus grand, dit Johnny Angelo, et à vingt-quatre ans, il roulait dans une Cadillac dorée. Chaque fois qu'il arrivait dans une ville, il mettait son costume en velours doré, ses chaussures en daim dorées, et ses cheveux descendaient jusqu'aux épaules. Debout sur le toit de sa Cadillac, il saluait, souriait et envoyait des baisers, et il était entouré de motards en cuir noir sur des bécanes noires, qu'on appelait les Vengeurs Indomptables. Derrière la Cadillac dorée venait une longue limousine noire où prenaient place les intimes de Johnny, Catsmeat et Yolande, son coiffeur, son masseur et son valet, son astrologue et son entraîneur de tennis, plus un assortiment de très jeunes starlettes.
Résumé : On raconte l'histoire d'un garçon nommé Lawrence, du sixième arrondissement, qui s'était rendu dans un club du quatrième arrondissement. Les quatrième et sixième arrondissements sont en bons termes, pas les quatrième et septième Aussi, quand Lawrence entra dans le club, des blacks lui demandèrent de quel quartier il venait. Lawrence leva les mains en l'air, quatre doigts tendus sur l'une, deux sur l'autre. Mais il dansait, il faisait sombre, et les blacks ne purent voir que le pouce de la main aux quatre doigts levés était replié. Ils comprirent " septième arrondissement ". Alors ils lui mirent une balle dans la tête, une autre dans la poitrine, et une dans le ventre. Aux yeux des soljas, l'incident était regrettable, mais pas tragique. Peu d'entre eux voyaient à long terme ; ils vivaient au jour le jour. Ils " balançaient des cailloux " (dealaient du crack), braquaient des stations-service et des supérettes, purgeaient leur peine à la Prison du Comté d'Orléans. Tôt ou tard, ils se feraient très probablement buter.
A l'envers de l'Angleterre bien propre - celle de Tony Blair et de la Reine Elizabeth, de la City et de l'Eurostar - il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée parfois délirante. C'est l'Angleterre marginale, celle où toutes les utopies et toutes les détresses se sont données rez-vous. Nick Cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les SDF, les junkies et les prostituées, qui forment cette immense "République" où cohabitent tous les accidentés de la vie.
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.