Sur tous les continents, de l'Amérique latine à l'Asie en passant par les États-Unis, jusqu'en Europe et derrière le rideau de fer, ce grand souffle de protestation et de libération rappelle, par son ampleur et ses effets, le "printemps des Peuples" en 1848... En France, comme l'a montré la campagne présidentielle récente, les événements de 1968 restent, après Vichy et la guerre d'Algérie, le dernier point aveugle de notre mémoire collective. Qu'on les encense ou qu'on les vilipende, "les événements" constituent une rupture fondamentale pour la société française: il y a, et il y aura toujours, qu'on le veuille ou non, un "avant" et un "après" Mai 68. A quoi ressemblèrent-ils donc, ces mois de folie, depuis la fermeture de Nanterre le 27 mars, en passant par l'occupation de la Sorbonne, la "nuit des Barricades" du 10/11 mai, jusqu'à la grève générale et les accords de Grenelle? Richement illustré, mêlant photos-chocs, slogans, affiches, faisant appel à tout ce qui représente "l'esprit de Mai', ce livre cherche avant tout à faire partager au lecteur cette expérience unique qui, à quarante ans de distance, nous interpelle comme si c'était hier."
Nombre de pages
384
Date de parution
13/03/2008
Poids
1 290g
Largeur
172mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782207260104
Titre
Mai 68
Auteur
Cohn-Bendit Daniel
Editeur
DENOEL
Largeur
172
Poids
1290
Date de parution
20080313
Nombre de pages
384,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A l'occasion des soixante ans du traité de Rome, Daniel Cohn-Bendit revient sur six décennies de construction européenne. Conçue comme un projet de pacification et de prospérité, un lieu de réalisation des libertés, l'Europe doit composer avec les préoccupations de ses nombreux Etats membres. Sélectionnés par Cartooning for Peace, 60 dessins de presse apportent un éclairage international sur les problématiques politiques, économiques et idéologiques auxquelles sont confrontés les dirigeants et les citoyens qui font l'Union européenne.
J'ai écrit Forget 68 parce que 1968 était un moment extraordinaire pour tous ceux qui l'ont vécu, ça a été un accélérateur de l'histoire, ça a changé beaucoup de choses, mais aujourd'hui, on vit dans un autre monde. Recourir toujours à 1968 comme si on pouvait le refaire, repartir comme en 14... non, oubliez!", Daniel Cohn-Bendit. "L'ensemble des propos de ce livre est détonant.", Le Figaro. "Dans son livre, cet éternel provocateur dépoussière la mythologie soixante-huitarde.", Bernadette Atlan, Le Nouvel Observateur. "Il raconte combien les événements ont fait avancer les mentalités sur la question.", Catherine Robin, Marianne. "C'est une analyse du monde comme il va, pertinente et pleine de bon sens.", La Provence.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...