La défaite des généraux. Le pouvoir politique et l'armée sous la Ve République
Cohen Samy
FAYARD
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EAN :9782213592091
Le président de la République contrôle-t-il véritablement la politique de défense de la France? Depuis quelques années, bien des analystes en doutent et dénoncent la mainmise des généraux et du " complexe militaro-industriel " sur la décision politique. Des actes lourds de conséquence, comme l'aide militaire à l'Irak ou le lancement de coûteux programmes d'armements, n'auraient été décidés que pour satisfaire l'appétit des militaires et des capitaines d'industrie.Plusieurs années d'enquête, au cours desquelles plus d'une centaine de personnalités civiles et militaires ont été interrogées, révèlent que cette thèse, pour séduisante qu'elle soit, manque de sérieux. Ce livre conteste non pas l'existence des groupes de pression mais l'étendue de l'influence qui leur est généralement attribuée. La plupart des grandes orientations politico-stratégiques ont été prises par le pouvoir civil, souvent contre l'avis de l'armée. C'est lui le véritable responsable. C'est lui qui a décrété la baisse des effectifs conventionnels et dispensé aux ingénieurs des crédits massifs pour la réalisation et la modernisation de la de la force de dissuasion nucléaire. C'est lui qui a doté la France d'une industrie militaire forte et qui est l'initiateur d'une grande politique d'exportations qu'il contrôle presque sans limites. Le responsable des ventes d'armes à l'Irak, c'est lui, et c'est lui encore qui a couvert par son silence les ventes d'obus à l'Iran, pays contre lequel il avait décrété l'embargo. Les opérations militaires en afrique ou au Proche-Orient ont presque toutes eu lieu à l'instigation des civils de l'Elysée, de la Défense ou du Quai d'Orsay, les militaires se tenant généralement sur la réserve.Nul ne s'étonnera dès lors de retrouver les représentants de l'exécutif au coeur des scandales politico-militaires, qui, depuis l'affaire des vedettes de Cherbourg jusqu'à l'affaire Luchaire, ont, à plusieurs reprises, ébranlé la crédibilité de l'Etat.Responsable politique, militaire industriel: chacun à sa place doit contribuer à la cohérence de la défense nationale. Mais la prééminence du politique donne à ce dernier une responsabilité particulière. Encore faut-il qu'il assume ses choix. Ce n'est pas le moindre mérite de ce livre de montrer à quel point la volonté politique a fait défaut ces dernières années et d'attirer l'attention sur les grands dossiers qui devront être traités sous le prochain septennat afin que la France puisse prétendre tenir son rang.Samy Cohen est chercheur à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI) et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris. Il est l'auteur de: De Gaulle, les gaullistes et Israël (A. Moreau, 1974), Les Conseillers du Président (PUF, 1980) et La Monarchie nucléaire, les coulisses de la politique étrangère sous la Ve République (Hachette, 1986).
Nombre de pages
276
Date de parution
26/01/1994
Poids
390g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213592091
Titre
La défaite des généraux. Le pouvoir politique et l'armée sous la Ve République
Auteur
Cohen Samy
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
390
Date de parution
19940126
Nombre de pages
276,00 €
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Il y a cinquantes ans, les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques, lâchées par les Américains sur Hiroshima et Nagasaki, causaient sur le coup plus de 100 000 morts, et autant de blessés, condamnés à une mort lente. A l'origine de cette arme terrible, les travaux de physiciens européens sur la radioactivité, la structure et la fission de l'atome: Becquerel et Marie Curie, Rutherford et Chadwick, Bohr, Fermi, Hahn, Teller, Szilard, qui seront relayés par des savants tels que Seaborg, Oppenheimer, Fuchs, Compton. Cinquante ans après, Samy Cohen pose des questions: Etait-il indispensable de bombarder le Japon? Comment les Soviétiques, les Français, les Anglais et les Chinois ont-ils à leur tour acquis l'arme nucléaire? Combien de pays disposent de la bombe ou souhaiteraient l'acquérir? L'arme nucléaire représente-t- elle une garantie de stabilité ou une menace pour la paix...
Existe-t-il encore un camp de la paix en Israël ? Au début des années ig8o, il occupait une place centrale, jusqu'à faire descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. Mais depuis, il semblait décliner alors que le conflit israélo-palestinien s'enlisait dans la violence, surtout avec la seconde Intifada. Aujourd'hui, il peine à se faire entendre et à mobiliser en masse. Ce livre en retrace l'histoire, avec ses succès et ses échecs. C'est surtout après la guerre des Six-jours que le mouvement de la paix prend forme, aussitôt confronté aux partisans d'une colonisation à outrance des territoires conquis. Mais son étoile pâlit à mesure que la question palestinienne s'invite dans le débat national et que les attentats-suicides sapent la confiance dans le processus de paix engagé par Yitzhak Rabin. Le terrorisme a déstabilisé une opinion publique de plus en plus obsédée par sa sécurité ; le sentiment gagne que les "colombes" mènent un combat aussi illusoire qu'inactuel. Pourtant, le mouvement de la paix n'a pas disparu. Il s'est métamorphosé, donnant naissance à une multitude de petites organisations d'une vitalité insoupçonnée, y compris en Israël même : forum de familles endeuillées, associations de réservistes, de médecins, de juristes, de vigies des droits de l'homme et même d'anciens hauts responsables de la diplomatie et de la sécurité. Ce sont ces héros, nombreux et souvent méconnus, que cette enquête fait découvrir.
Ce livre est le premier en France à traiter de l'interview en profondeur auprès de dirigeants. Il rassemble des témoignages de spécialistes, chercheurs et journalistes, qui ont tous réalisé des enquêtes de terrain dans les sphères de la politique, extérieure et intérieure, de l'économie, de la culture... Les auteurs montrent comment interviewer des ministres, des hauts fonctionnaires, des élus locaux ou nationaux, des chefs d'entreprises, des dirigeants syndicaux... voire le Président de la République. Ils expliquent comment établir une relation de confiance entre l'enquêteur et l'enquêté, formuler de " bonnes " questions, éviter les erreurs les plus grossières, mais aussi reconnaître les limites de cette méthode de connaissance. En livrant leurs " secrets de fabrication ", les auteurs s'en remettent au regard critique du lecteur. L'ouvrage se démarque, ainsi, de nombreux " guides " de l'entretien qui tirent des conclusions générales ou qui livrent un mode d'emploi sans toujours décrire les conditions dans lesquelles leur enquête s'est effectuée, donnant ainsi l'illusion de détenir une vérité universelle.
L'abondante littérature qui analyse les dérives populistes dans le monde laisse curieusement de côté Israël, où elles sont pourtant patentes. A plusieurs reprises au cours des douze dernières années, cette démocratie s'est trouvée au bord du gouffre. Retraçant la trajectoire de la "seule démocratie du Proche-Orient", de sa naissance aux années Netanyahu, Samy Cohen montre combien elle est hybride, fragile et fragmentée. La société a éclaté en deux camps. L'un, attaché aux valeurs libérales, est prêt à des compromis avec les Palestiniens, quand l'autre, sensible aux sirènes nationalistes et religieuses, reste indifférent à l'Etat de droit. Qui l'emportera ? C'est l'avenir de la démocratie israélienne qui est en jeu.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).