En 1980, après le décès de mon père, Joseph Georges Cohen, qui fut pendant la guerre membre et secrétaire de l'Organisation Juive de Combat, je trouvai dans la cave de notre maison familiale des milliers de documents concernant la Résistance juive à Toulouse et dans la région. Il y avait les récits de la résistance armée et des documents concernant les secours apportés quotidiennement à des personnes isolées, persécutées ou cachées, ainsi qu'aux internés des camps du Vichy. J'étais dans l'ignorance, mais j'avais senti comme un appel, un murmure, à faire quelque chose. Faire quelque chose de cette mémoire, c'est l'arracher à l'horreur, à la fascination de l'horreur. Pour transmettre. Non pas le poids pur et simple des choses. Mais le fil de la responsabilité. Notre responsabilité. Pour que cela ne se reproduise plus. Il me fallut entrer sur un chemin de connaissance, et je devins comme ces petits enfants dont il est dit, selon le Talmud, que le monde existe dans leur souffle quand ils vont apprendre à l'école.
Nombre de pages
34
Date de parution
22/01/2014
Poids
140g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782322035090
Titre
D'une parole d'amour à la naissance des archives
Auteur
Cohen Monique-Lise
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
148
Poids
140
Date de parution
20140122
Nombre de pages
34,00 €
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Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.
Un secret est révélé, peut-être - sans doute - précédé de générations de secrets, de blessures inavouables, enterrées sous des décades de silence. Ainsi de cette énergie enfouie naîtrait la nécessité d'écrire transmise de la femme à l'enfant", écrit Betty Daël qui préface cet ouvrage, le quinzième de Monique Lise Cohen, écrivain subtil et raffiné.
Emmanuel Lévinas et Henri Meschonnic: tout semble les séparer, et pourtant tous deux parlent de littérature, d'éthique et de Dieu. Ils se référent chacun à une "tradition ininterrompue". Emmanuel Lévinas: la lecture de la Bible à travers le Talmud; et Henri Meschonnic: la lecture de la Bible avec les te'amim. La Bible est leur source d'inspiration. Tous deux parlent et écrivent comme Juifs. Ils renouent avec la "tradition ininterrompue" du prophétisme, par-delà la coupure entre la foi et le savoir, dans l'écoute des prophètes des temps bibliques et des penseurs prophètes du Moyen Âge. Écoute qui fait signe vers notre futur. Dans la vision des voix, qu'appelle, sous notre main, la lecture toujours recommencée et renouvelée du texte de la Bible.
Résumé : Ces poèmes ont été écrits entre 1994 et 2012. Ils étaient là, comme des textes épars, en attente, dans des cahiers. Un premier recueil de poèmes publié aux Éditions Caractères par Bruno Durocher, en 1989, portait ce titre : "Méditations à l?orient des cahiers". Tandis que je rassemblais ou extrayais des poèmes de ces premiers cahiers (1976-1989), j?aurais pu dire, à la manière de Judah Halévi que mon coeur s?était tourné vers l?Orient.