
La dure mère
J'ai rêvé de ces dentelles blanches et jaunes quelques mois avant le découpage, sur le haut de mon crâne, d'un dessin dentelé, nécessaire à l'évacuation d'un hématome qui aurait pu avoir ma peau. Tête décapitée. Que m'est-il arrivé? Que reste t-il de ma dure-mère?" Un accident vasculaire cérébral, ça peut arriver à n'importe qui, d'un coup. Comme un grand trou noir. Une atteinte vive à la plus résistante et la plus externe des trois méninges. L'écrivain ressent alors le besoin impérieux de reprendre son histoire au moment où elle est sortie de sa conscience, là où tout a failli basculer dans l'aphasie, la paralysie, la mort. Quelque chose en elle cherche à se reconstruire. Les souvenirs affleurent, d'autres s'abîment, les visages et les lieux redessinent une vie nouvelle. Chaque jour, un pas, un geste, une chose infime. Former des mots les uns sur les autres, pour le seul plaisir et sans autre exigence que celle de dérouler un fil. Se jeter dans l'écriture comme on se jette à l'eau pour renouer avec le cours de la vie, et renaître à soi-même.
| Nombre de pages | 142 |
|---|---|
| Date de parution | 28/03/2001 |
| Poids | 140g |
| Largeur | 119mm |
| EAN | 9782070761364 |
|---|---|
| Titre | La dure mère |
| Auteur | Cohen Annie |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 119 |
| Poids | 140 |
| Date de parution | 20010328 |
| Nombre de pages | 142,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les silenciaires
Cohen AnnieRésumé : Poème, fugue, cantate, prière, Annie Cohen se livre ici à un exercice d'admiration pour les silenciaires qui accompagnent son oeuvre. Le moine errant, Benoît Joseph Labre, Augustin Lesage, le peintre médiumnique, Alfred Nakache, le nageur d'Auschwitz, Bram Van Velde, peintre de l'attente, Bambi, la transsexuelle, silenciaire de chair, et, entre tous, Robert de Guelma, le père, devant la dernière porte. Point d'orgue à une oeuvre littéraire et graphique tournée vers l'invisible et le silence, ce texte constitue un paysage intime et exaltant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,75 € -

Le petit fer à repasser
Cohen AnnieRésumé : "On n'écrit pas pareil quand on est orphelin." La mort de son père inaugure chez Annie Cohen une période de grand trouble. Elle décide de rompre avec sa géographie personnelle et de s'installer définitivement en Corse, en compagnie de Fra, son mari cinéaste, et de Rita, "la plus exquise des petites chiennes". Parenthèse heureuse, vite submergée par la vague de la dépression. Désormais une seule chose l'obsède : "Tout flamber !", "Taper" dans l'héritage de son père pour meubler leur splendide appartement loué sur un coup de tête. "Et mes goûts de luxe ! De folie ! Car nous ne sommes pas allés chez But, Bricorama, Conforama, Leroy Merlin, Géant Casino pour meubler cet appartement ! Non ! Nous avons mis la barre très haut ! Les plus beaux magasins de la ville ! Plus dingue, plus cher, on ne trouve pas ! Un lit capitonné rouge au matelas de rêve, une table et un buffet en céramique noire, folie des folies, hors de prix, un canapé avec méridienne pour richards. Un équipement complet de cuisine, four à pyrolyse, machines à laver le linge et la vaisselle, frigo énorme, et le plus adorable des petits fers à repasser. Je n'avais qu'une seule consigne : prendre tout ce que j'aime, sans aucune restriction. Il aurait fallu une baffe, une gifle pour me faire revenir sur terre. Trop tard. Foutu ! Lâché ! Tout avait lâché !" Le retour en catastrophe à Paris, un passage à Sainte-Anne, la mort de Rita marquent la fin d'un cycle. Dans son théâtre intime, Annie Cohen met en scène de façon saisissante ce voyage au bout de l'addiction. Une "comédie", parfois tragique, souvent irrésistiblement drôle, comme s'il lui avait fallu vivre l'excès pour retrouver l'ascèse de l'écriture.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,50 € -

Le marabout de Blida
Cohen AnnieElle a "perdu le sud" comme d'autres perdent le nord, la boule. Elle, "la Pied-Noir tordue, la Française de l'extérieur, l'Algérienne de travers, l'Africaine de rien du tout", elle qui a soigneusement oublié sa géographie et enfoui son Algérie au pied des peupliers d'un square du XIIIe arrondissement de Paris. Jusqu'au jour où, sur un quai de métro, elle croise un mystérieux personnage, le marabout de Blida, rencontré comme un destin, tour à tour vieillard et enfant mage et philosophe, religieux et bonimenteur. C'est lui qui va autoriser la parole du Sud, libérer le souvenir d'un chant de réconciliation, de pacification avec le pays des origines.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,10 € -

Besame mucho
Cohen AnnieRésumé : J'ai toujours aimé ces musiques de bal musette et de troisième âge que l'on entend les soirs de 14 juillet sur les places des villes et des villages de France. En Algérie aussi, ce soir-là, des jupes et des jupons tournaient à l'endroit, à l'envers. Rien ne me rappelle autant ma mère que ces tangos de merde et ces paso doble stupides qu'elle dansait dans sa tête plus que dans son corps et qui lui déchiraient le c?ur, je le sentais bien, pour des raisons mystérieuses et secrètes. Musique douloureuse d'une Espagne perdue, Viva Espagna, ou d'une passion perdue, Ya no se porque te quiero. On avait dansé elle et moi, une fois, sur le tapis de la salle à manger, un tango. C'est moi qui la guidais, fermement. Personne ne nous gênait, ni les enfants ni les petits-enfants. Elle suivait avec souplesse, pas du tout étonnée, sans avoir combien ces quelques pas dans mes bras allaient torturer ma mémoire. On aurait dû passer sa vie à danser, à écouter des tangos. Apprendre à mourir, Bésame, apprendre à vivre, Bésame mucho.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,15 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €






