Cogato Lanza Elena ; Bahrami Farzaneh ; Berger Sim
METISPRESSES
32,00 €
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EAN :9782940563739
Et si le monde urbain était un monde sans voiture ? Post-Car World tente de répondre à cette interrogation dans le contexte de la transition énergétique, à l'heure où la mobilité des biens, des personnes et du vivant constitue l'enjeu autour duquel reconfigurer les espaces urbains. La question s'impose avec une urgence particulière dans la ville-territoire : cette ville dispersée et à basse densité, encore largement dépendante de l'usage de la voiture et oubliée des politiques de mobilité alternatives. En considérant le cas de la métropole lémanique, les auteurs développent une lecture cartographique, photographique et statistique de son évolution durant le siècle de la voiture, pour ensuite la faire résonner avec une analyse des changements de comportement à l'oeuvre dans les villes européennes, afin de saisir les leviers permettant de renverser le paradigme fonctionnel qui a façonné les territoires à l'échelle globale. De même que la sédimentation des siècles qui ont précédé la voiture a servi de support à un habitat motorisé - la rupture technique n'ayant bouleversé ni les maillages viaires, ni le réseau de noyaux villageois - la métropole post-car se modèlera elle aussi, telle un palimpseste, sur les structures matérielles, les pratiques sociales et les imaginaires, en plein bouleversement, du présent. Croisant les regards de l'architecture, de la sociologie et de l'urbanisme, l'expérimentation méthodologique restituée dans cet ouvrage débouche sur quatre visions prospectives, articulées en autant de mises en fiction. Face à l'accélération des multiples transitions qui affectent les villes, les disciplines de l'espace et de la société ne peuvent que partager l'obligation de redéfinir les limites du pensable, en affûtant les techniques de vision et de production du futur.
Nombre de pages
215
Date de parution
09/04/2021
Poids
704g
Largeur
222mm
Plus d'informations
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EAN
9782940563739
Titre
Post-Car World. Futurs de la ville-territoire
Auteur
Cogato Lanza Elena ; Bahrami Farzaneh ; Berger Sim
Editeur
METISPRESSES
Largeur
222
Poids
704
Date de parution
20210409
Nombre de pages
215,00 €
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Résumé : Une question hante l'histoire de la ville : comment affirmer un ordre commun tout en respectant les différences constitutives de la richesse urbaine, différences de cultures, de moyens, de convictions ou encore de rythmes ? Les réponses apportées à cette question se sont profondément modifiées au fil des dernières décennies, passant d'un modèle fondé sur la rationalisation de l'organisation spatiale et le traitement homogène des populations à des modèles fondés sur l'affirmation de la diversité et de la mixité, contrepoints d'une centralité renouvelée. Comment s'est opérée cette évolution ? Assiste-t-on à l'émergence d'une ville véritablement plurielle ou alors à la production de formes inédites d'exclusion et de domination ? Pour aborder ces questions, De la différence urbaine se penche en détail sur l'histoire et le présent du quartier des Grottes. Situé au coeur de Genève, ce quartier a été, dans les années 1970, la scène genevoise des luttes urbaines qui ont mis en question, dans toute l'Europe, les présupposés de l'urbanisme fonctionnaliste. L'enquête montre comment les critiques élevées à l'époque ont peu à peu pénétré l'ordre matériel et institutionnel de la ville transformant en profondeur les conditions du débat urbain. De la différence urbaine conjugue le regard de l'architecte et du sociologue afin de proposer une description riche et dynamique du phénomène urbain. Alliant écriture, photographie et cartographie, l'ouvrage offre une véritable archéologie des débats urbains contemporains et une pratique renouvelée de la critique urbaine. Il invite à une pensée de la différence urbaine comme ouverture des possibles par l'expérience et l'invention urbanistique.
Matthey Laurent ; Gaberell Simon ; Cogato Lanza El
La question du récit en aménagement et urbanisme donne lieu, depuis plusieurs décennies, à une activité scientifique, éditoriale et professionnelle soutenue. A travers diverses études de cas, réflexions théoriques et expérimentations méthodologiques, cet ouvrage propose une cartographie de l'extraordinaire diversité des travaux placés sous le signe du narratif. Il s'attache à identifier les grandes actions - faire parler, transformer, comprendre ou rendre sensible - dont le récit est l'opérateur, de manière à esquisser les contours d'une approche globalement cohérente de l'espace habité, de son analyse, de sa planification et de son projet. Contributions de Pascal Amphoux, Nathalie Audas, Karine Basset, Dolorès Bertrais, Laure Brayer, Eric Chauvier, Elena Cogato Lanza, Louis Drompt, Yankel Fijalkow, Simon Gaberell, Marc Higgin, Isabelle Kloepper, Olivier Labussière, Sébastien Lambelet, Lise Landrin, Mathilde C. Loiselle, Laurent Matthey, Yves Monnier, Camille Mortelette, Nicole Peccoud, Rachel Thomas et Pieter Uyttenhove.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?
Le projet de la ville et du territoire est producteur de connaissance. Il peut être considéré comme une "forme de recherche" spécifique qui se construit avec des outils et à travers des opérations qui lui sont propres. Telle est la thèse soutenue dans ce livre. Le projet traverse des territoires aussi bien physiques que conceptuels. Il contient, manipule, produit des concepts. Il décrit, révèle les processus d'individualisation, reconnaît des situations, fait émerger des possibilités. Dans la réflexion sur la ville, le projet pense le futur et en assume l'irruption. Les territoires de l'urbanisme offre au lecteur une introduction éclairante aux outils conceptuels essentiels qui guident l'approche projectuelle du territoire. Présentés et discutés à partir de leur genèse tout au long du 20e siècle, ces outils sont également l'objet d'expérimentations directes sur sept "Territoires" dont la présentation vient rythmer les chapitres théoriques. Une réflexion sur le statut épistémologique du projet est aujourd'hui devenue indispensable si l'on veut surmonter la crise de l'expertise et combattre la marginalisation et la simplification qui frappe la pratique de l'architecture et de l'urbanisme. Cet ouvrage souligne ainsi la nécessité de repenser le rôle social de ces pratiques et d'élaborer, de nouveau, une vision critique du monde.