Docteur en médecine, républicain avancé, Ernest fut aussi journaliste, écrivain, révolutionnaire. Il ne se remit jamais de l'échec de février 1848 et du sang ouvrier versé sur les barricades de juin. En exil de 1849 à sa mort, d'abord en Suisse puis à travers toute l'Europe : Belgique, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, à nouveau la Suisse pour s'y suicider. C'est à Londres, en 1854, que Coeurderoy publie Hurrah ! ! ! ou la Révolution par les cosaques. L'idée de révolution par le dedans est morte en juin 1848, estime Coeurderoy. Désormais il faut attendre la révolution du dehors, elle descendra du Nord, des steppes russes, à bride abattue sur les chevaux cosaques. Le vieux monde est vermoulu, il s'écroule, le passé est un champ de ruines, l'avenir qui surgira de la table rase sera lumineux. Les temps sont proches, prophétise Coeurderoy : " Je vois l'armée du Nord entrant à Paris avec ses canons en avant, enseignes déployées, lances au poing, innombrable, orgueilleuse, encore tachée de sang. "
Nombre de pages
414
Date de parution
10/05/2000
Poids
478g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782906724600
Titre
Hurrah !!! ou la Révolution par les cosaques
Auteur
Coeurderoy Ernest
Editeur
CENT PAGES
Largeur
127
Poids
478
Date de parution
20000510
Nombre de pages
414,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Grande figure de l'anarchisme, Ernest Coeurderoy prit une grande part à la Révolution de 1848. Condamné par la Haute Cour de Versailles, il menera durant les longues années qui suivirent une vie d'errance à travers l'Europe. Un exil qui constitue l'objet de ce livre bouleversant.Jours d'exil, bien qu'unanimement considéré comme l'un des chefs d'oeuvre de la littérature anarchiste, était introuvable depuis près d'un siècle.
Ce texte sur la corrida est à la fois d'une grande beauté littéraire et d'une lucidité implacable. L'homme y apparaît tel qu'en lui-même, grand et lâche, majestueux et sanguinaire. Biographie: Médecin, militant anarchiste et écrivain français. Après les journées révolutionnaires de 1848 et l'échec des barricades, après celles de mai 1849 et la répression qui s'en suivit, il choisit l'exil (il est condamné par contumace à la déportation). D'abord en Suisse, puis en Belgique, d'où il est bientôt expulsé, puis en Angleterre où il réside pendant deux ans. Il met à profit ces "jours d'exil" (c'est le titre du recueil dont est extrait "De la Corrida") pour écrire sans relâche. En 1853 et 1854, il séjourne en Espagne et en Italie (il publie à Turin Hurrah! Ou la révolution par les Cosaques). Dans le sillage de Fourier, de Pierre Ledoux et de Proudhon, il défend une vision politique et sociale qui cherche à faire la synthèse du collectivisme et du mutuellisme libertaire. Malade, il se fixe en Suisse, dans le canton de Genève, où il se suicide en 1862.
Le chapitre Mort de ma grand-me?re eut toujours, dans l'esprit de Proust, une unite? tre?s forte. Re?dige? et dactylographie? a? part, il s'est de?veloppe? paralle?lement au Co?te? de Guermantes, semblable a? une nouvelle, distinct de l'ensemble du roman. En l'inte?grant a? son oeuvre Proust l'a coupe? en deux parties, la premie?re en conclusion du premier volume du Co?te? de Guermantes (1920), la seconde en ouverture du second (1921).
Roberto Arlt est l'un des grands noms de la litte?rature argentine du xx° sie?cle. Fils d'immigre?s europe?ens (son pe?re e?tait allemand, sa me?re tyrolienne italophone), il fut de ceux, nombreux, qui au de?but du sie?cle connurent la mise?re et contribue?rent a? la naissance de l'Argentine d'aujourd'hui. Autodidacte, n'ayant recoeu pour toute formation "institutionnelle" que trois anne?es d'e?cole primaire, Roberto Arlt a introduit dans la litte?rature de son pays un accent vraiment nouveau. Le Jouet enrage? est son premier roman (1926).
La Baye, piece ecrite par Philippe Adrien, jeune auteur de theatre qui devait par la suite se consacrer avant tout a la mise en scene et a l'enseignement, fut creee le 28 juillet 1967 au Festival d'Avignon dans une mise en scene d'Antoine Bourseiller. ? Dans un pavillon en bord de mer, la famille Louis se prepare a recevoir la famille Jean. Tous les Louis s'appellent Louis: le pere (Louis), la mere (Louise) et les cinq enfants (Louisette, Gros-Louis, Petit-Louis et les jumeaux, Louison-elle et Louison-lui). Tandis que, selon le meme principe, tous les visiteurs s'appellent Jean. Ce dimanche commence mal: le repas n'est pas pret, la table pas mise, la mere se desespere, le pere ne fait rien, et les enfants font les enfants.