THE IMPERIAL COURT THEATRE AT FONTAINEBLEAU - THE CHEIKH KHALIFA BIN ZAYED AL NAHYAN THEATRE
COCHET VINCENT
HAYOT
69,00 €
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EAN :9791096561179
From the Valois to the ?series? of the Second Empire, theatrical performances were ? along with hunting ? among the favourite entertainments offered during court visits to Fontainebleau. In 1725, the palace was the first of the princely residences to be provided with a special performance hall. Restored during the First Empire and again during the July monarchy, it welcomed the stars of the time, who were called to perform for the guests of the Emperor and the king of the French. When at last it was deemed outmoded and impractical, it was carefully dismantled so that its machinery might be used in the new theatre Napoleon III had Hector Lefuel construct in the southern wing of the cour d'honneur. Work on the imperial theatre began in 1854 and was entirely finished by the following year. With a large selection of stage scenery allowing the staging of a varied repertoire, the theatre was nevertheless only used for approximately ten performances, from its inauguration in 1857 to the last imperial visit to Fontainebleau in 1868. Neglected and forgotten, it briefly found a semblance of life during the German occupation in 1940 - 1945, then sank back into oblivion, the relic of a defunct empire. Today its restoration, begun in 2007, allows us to rediscover the history, authenticity, and cultural treasures of the last French court theatre.
Date de parution
14/06/2019
Poids
1 870g
Largeur
249mm
Plus d'informations
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EAN
9791096561179
Titre
THE IMPERIAL COURT THEATRE AT FONTAINEBLEAU - THE CHEIKH KHALIFA BIN ZAYED AL NAHYAN THEATRE
Auteur
COCHET VINCENT
Editeur
HAYOT
Largeur
249
Poids
1870
Date de parution
20190614
Disponibilité
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Alors qu'elle fleurit à Blois et à Chambord, la Renaissance reste rustique au château de Talcy que Bernard Salviati acquiert en 1517. C'est que le temps n'a pas de prise sur ce havre de paix, propice aux muses et aux amours : Cassandre, sa fille, inspire une délicate passion à Ronsard, et Diane, sa petite-fille, ouvre son c'ur à Agrippa d'Aubigné. Isabelle, une autre Salviati, agrandit le château au XVIIe siècle, les Burgeat le meublent à la moderne au XVIIIe : tous ces aménagements sont soigneusement conservés par les propriétaires successifs qui apprécient le charme des jardins et la calme routine d'un prospère domaine agricole. La poésie subtile et secrète de Talcy naît de cette exceptionnelle pérennité et de cette douceur de vivre. Les Itinéraires, conçus comme un outil de tourisme culturel, invitent à la découverte des chemins du patrimoine.
Des fastes des Valois aux séries du second Empire, les spectacles constituent, avec la chasse, l'un des principaux agréments des séjours au château de Fontainebleau. En 1725, la demeure royale est la première à être dotée d'une salle spécialement dévolue aux spectacles. Aménagée et ornée sous la direction de Robert de Cotte et de Sébastien-Antoine Slodtz, la Comédie de Fontainebleau déploie sa délicate ornementation rocaille dans la salle tandis que les machines permettent de produire de féeriques effets sur la scène en multipliant les changements de décors pour les opéras. Sous l'impulsion de Mme de Pompadour, de Mme Du Barry puis de Marie-Antoinette, le voyage du roi et de la cour à Fontainebleau offre l'occasion de présenter pour la première fois sur les planches du théâtre les pièces données ensuite à Paris. Restaurée sous le premier Empire puis sous la monarchie de Juillet, cette salle accueille les vedettes du moment, venues jouer devant les invités de l'Empereur et du roi des Français. Mais, jugée vétuste et peu commode, elle est soigneusement démontée en vue de remployer sa machinerie dans la nouvelle salle que Napoléon III fait aménager par Hector Lefuel dans l'aile sud de la cour d'honneur. Le chantier du théâtre impérial est amorcé en 1854 et intégralement achevé l'année suivante. Lefuel y décline avec élégance les courbes et adopte l'ellipse pour magnifier la salle de spectacles dont le décor emprunte à l'Opéra royal de Versailles ou le théâtre de Marie-Antoinette à Trianon certaines dispositions ou ornements. L'élégance du XVIIIe siècle se double de l'opulence du Second Empire dans une débauche de moquettes, de soieries et de sièges capitonnés. Inauguré en 1857, le théâtre est doté d'un ensemble important de décors de scène permettant d'y jouer un répertoire varié. Il accueille comédies et vaudevilles d'après Scribe, Legouvé ou encore Alfred de Musset, mais ne connaît qu'une dizaine de représentations jusqu'au dernier séjour impérial à Fontainebleau en 1868. Sombrant dans la poussière de l'oubli, il s'anime durant l'Occupation allemande entre 1940 et 1945, puis retrouve sa léthargie d'empire disparu. Sa restauration, engagée en 2007, permet aujourd'hui de découvrir l'histoire, la richesse et l'authenticité du dernier théâtre de cour français.
C'est à partir de 1754 que le château de La Motte-Tilly est élevé par l'abbé Terray, l'un des personnages les plus haïs du règne de Louis XV, en raison de sa fulgurante ascension et de son intervention sur les finances du royaume. Aujourd'hui, c'est l'élégance de sa silhouette et l'équilibre de ses lignes qui séduisent et en font l'archétype de la maison de plaisance : la symétrie y règne, avec cette aisance que le Siècle des lumières a su insuffler aux rigueurs du classicisme. Dans les années 1900, le comte de Rohan-Chabot s'attacha à faire renaître la dialectique du château et de son parc, qui mène jusqu'à la Seine. Après une intense campagne de restaurations, le château rouvre ses portes en 2013. C'est l'occasion de parcourir ses salons, boudoir, antichambres et chambres dont le mobilier et l'ensemble de la décoration, peintures, tapisseries, objets? un véritable conservatoire de ce que le XVIIIe siècle aura su produire de plus élégant.