4 décembre 1963. À Saint-Pierre de Rome, les évêqueréunis en concile adoptent à une majorité écrasante (unquasi-unanimité) le premier texte de leur assemblée, celui qui doit présider au renouveau de la prière liturgique de l'Église entière. Son titre: Sacrosanctum Concilium. À quarante ans de distance, on mesure peut-être mieux ce que représente cette "constitution" (une sorte de "locadre"). Elle est l'aboutissement d'une recherche qui court sur de nombreuses années. Gigantesque travail d'érudits (historiens, théologiens, juristes...), de pasteurs, tous aussi passionnés qu'éclairés, qui voulaient à toute force que la liturgie fût mieux comprise pour être mieux vécue. Les Pères du concile ne s'y sont pas trompés et onsanctionné de leur autorité - et avec enthousiasme - cette proposition. Le vaste mouvement de réforme qui s'en est suivi a renouvelé en profondeur la prière des communautés chrétiennes mais aussi leur vie. La réflexion théologique elle-même en a bénéficié. Les textes rassemblés dans ce livre veulent servir une découverte de première main de ce que le concile a dit. On y trouvera non seulement la Constitution, mais aussi le bilan que faisait le pape Jean-Paul II, vingt-cinq ans après la misen ?uvre de la réforme, et enfin un discours adressé à deévêques en visite ad limina. De plus, une bibliographie dbase et un index font de cet ouvrage un véritable outil de travail pour entrer plus profondément dans les perspectives conciliaires. "La liturgie catholique est évangélique ou elle n'est pas", avait coutume de dire un des promoteurs les plus fervents du renouveau liturgique, le P. Duployé, o.p. C'est assez dire la hauteur des enjeux et l'urgence d'un effort soutenu pour entrer dans le mystère de l'Église en prière