Survival Boogie Woogie. Néo-japonisme et photographie d'architecture et abstraction 1945-1985
Cluzel Jean-Sébastien ; Lucken Michael
SCALA
21,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782359882995
Quels sont les liens entre l??uvre inachevée de Piet Mondrian, Victory Boogie Woogie (1942-1944), et la photographie d'architecture japonaise et japonisante d'après-guerre?...Dès le milieu des années 1950, critiques et photographes relient volontiers la peinture de Mondrian avec l'architecture japonaise moderne et certains historiens iront jusqu'à soutenir que Mondrian aurait lui-même été influencé par l'architecture japonaise traditionnelle...Ces associations puissantes ont concouru au rapprochement de la modernité architecturale de l'Occident avec celle du Japon. Elles sont également un pilier de la survivance du japonisme architectural, autrement dit un pilier du néo-japonisme qui se développe après-guerre. Or cette relation entre l'abstraction de Mondrian et l'esthétique de l'architecture japonaise se perçoit peu dans l'architecture, mais plutôt dans la photographie d'architecture.Ce livre, qui pose un regard oblique sur Mondrian, interroge les ?uvres des plus grands photographes d'architecture japonais et américains pour expliquer les mécanismes de la japonisation du monde architectural entre 1945 et 1985.Archéologue et architecte, spécialiste de l'histoire de l'architecture du Japon, Jean-Sébastien Cluzel est Professeur à la Faculté des lettres de Sorbonne Université.
Nombre de pages
160
Date de parution
28/06/2024
Poids
362g
Largeur
169mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782359882995
Titre
Survival Boogie Woogie. Néo-japonisme et photographie d'architecture et abstraction 1945-1985
Auteur
Cluzel Jean-Sébastien ; Lucken Michael
Editeur
SCALA
Largeur
169
Poids
362
Date de parution
20240628
Nombre de pages
160,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En 1816, Katsushika Hokusai (1760-1849), le célèbre maître de l'estampe japonaise, consacre le cinquième volume de sa Manga à l'architecture. Vingt ans plus tard, il reprend ce thème dans un nouveau manuel de dessin, Livre de dessins pour artisans. Nouveaux modèles. Dans l'archipel, faire de l'architecture le sujet d'un livre illustré était inédit et jamais un recueil de gravures sur bois n'avait rendu des bâtiments avec autant de clarté et de véracité. Destinés aux artisans, ces deux manuels d'architecture permettent de découvrir comment l'artiste marie les traditions picturales chinoises, japonaises et occidentales, et rapproche avec génie l'art du dessin de l'art d'édifier. Rappelant les grands traités d'architecture d'Europe, ces deux ouvrages sont à l'avant-garde de la pensée architecturale nipponne moderne. Ces chefs-d'œuvre du livre illustré de l'époque d'Edo sont, pour la première fois, reproduits et accompagnés de leurs traductions intégrales annotées. Les exemplaires présentés sont conservés à la BnF et ont appartenu à Théodore Duret (1838-1927) et Edmond de Goncourt (1822-1896), défenseurs des impressionnistes et grands amateurs d'art japonais.
Ce livre est avant tout le récit d'un chantier exceptionnel, celui de la 62e reconstruction du grand sanctuaire d'Ise, le plus vénérable des sanctuaires de l'archipel japonais, le dernier des grands sanctuaires shintô à être cycliquement reconstruit. Des reconstructions cycliques Tous les vingt ans, depuis le VIIe siècle, avant d'être démantelé, le sanctuaire ancien sert de modèle pour bâtir le nouveau. L'ampleur de ce chantier et sa régularité font de ce lieu sacré un cas unique au monde. Pourtant, si cette architecture et ces reconstructions jouissent d'une immense notoriété, elles ont toujours été gardées au secret, loin des regards, cachées derrière des enceintes éphémères que l'interdiction empêche de franchir. La 62e reconstruction en 2013 A l'occasion de la 62e reconstruction, à l'automne 2013, quelques jours seulement après le transfert de la divinité dans le nouveau sanctuaire et avant le démontage du sanctuaire ancien, les autorités religieuses nous ont exceptionnellement ouvert les portes du vieux temple pour nous permettre d'interroger ce phénomène depuis l'intérieur. Les secrets du chantier L'ouvrage présente en premier lieu les réflexions de l'architecte et de l'ingénieur en chef qui ont supervisé ces campagnes de reconstruction au cours des 40 dernières années et leur ont rendu une certaine pérennité. Un Cahier de chantier inédit prolonge cette visite et dévoile les secrets du chantier, des dernières innovations à la transmission plus que millénaire des savoir-faire traditionnels. Vient ensuite un recueil d'essais signés par les chercheurs français et japonais qui nous ont accompagnés dans cette découverte. Car au fil de ces pages, en perçant les secrets de ces reconstructions, il s'agit de comprendre cette leçon japonaise qui, sans être étrangère à l'Occident, lui montre une autre voie : la trace matérielle est périssable, le meilleur moyen de la protéger est de la détruire de façon à ce que l'immatériel de la forme subsiste.
Depuis on invention jusque dans les années 1950, le cinéma avait le monopole de l'image. Mais en quelques années, il l'a perdu au profit du petit écran. En 1956, le nombre de postes de télévision atteignait à peine 440 000, tandis que les entrées au cinéma dépassaient, en France, 400 millions par an. En 2005, on compte plus de 35 millions de postes et les entrées dans les salles se montent seulement à 185 millions. De surcroît, la durée d'écoute quotidienne de la télévision, toujours en France, est de 3heures 26 minutes. Les Français passent, en moyenne, 100 fois plus de temps devant leur poste de télévision que dans les salles de cinéma où la moitié d'entre eux va, en moyenne, cinq fois par an. Toutes chaînes confondues, la télévision propose plus de 5 000 films par an. Si des dispositions financières ont permis de contrebalancer partiellement l'érosion de la fréquentation des salles engendrée par le développement foudroyant de la télévision, on peut craindre que, dans un avenir proche, la télévision -dont les nouvelles technologies décuplent les possibilités -n'étouffe totalement la création cinématographique. C'est pour répondre à ces inquiétudes que s'expriment ici des experts reconnus comme tels au sein de leur profession, dans le cadre d'un colloque tenu le 18 mai 2004 à la fondation Singer-Polignac.
Objet de fascination pour les Occidentaux qui les découvrent vers 186o, les estampes japonaises vont jouer un rôle considérable dans la formation de l'art moderne. Pourtant, pour les japonais, l'ukiyoe, les "images du monde flottant", est un moyen de représentation "vulgaire, dont les créateurs ne sont pas considérés comme des artistes, par opposition avec la peinture savante qui trouve son origine en Chine. En effet, les estampes apparaissent avec le transfert de la capitale de Kyôto à Edo, au XVIIIe siècle, et sont destinées aux artisans et aux marchands. D'abord monochromes, puis coloriées, elles deviennent polychromes et atteignent leur perfection technique dans la seconde moitié du mue siècle. D'une grande diversité, elles remplissent de nombreuses fonctions et connaissent un succès considérable : aussi bien publicitaires (maisons de courtisanes, kabuki, sumô, magasins) que décoratives (estampes piliers, surimono), éducatives (encyclopédiques, narratives) que ludiques (jeux, personnages et décors à découper), médiatiques (paysages, légendes, faits divers) qu'érotiques. Ce livre invite à découvrir l'histoire, les genres et la technique des estampes japonaises, ainsi que les principaux créateurs : Moronobu, Harunobu, Utamaro, Hokusai, Hiroshige, Kuniyoshi, Kunisada...
Des dames de cour des rouleaux peints de l'époque de Heian jusqu'aux héroïnes des manga, sans oublier les beautés du "monde flottant" d'Utamaro, ce livre retrace l'évolution des canons de la beauté féminine à travers l'art japonais. Si le nu comme genre n'apparaît au japon qu'à la fin du XIXe siècle, sous l'influence occidentale, les portraits de "beautés", les bain, s'imposent très tôt comme le genre de prédilection des artistes. Ces beautés qui leur servent de modèles (personnages de l'aristocratie, geisha, courtisanes), raffinées ou extravagantes, donnent le ton des modes et inspirent toutes les femmes. Elles nous permettent aujourd'hui de parcourir l'histoire des artifices de la séduction : le maquillage, la coiffure, les modes vestimentaires remarquables au japon par leur richesse et leur raffinement. Ces représentations livrent également de précieux témoignages sur la place de la femme dans la société japonaise au fil des siècles. Une iconographie exceptionnelle conservée dans les musées japonais, en grande partie inédite en France.