Dans l'esprit des Occidentaux, l'architecture japonisante bâtie en Europe à la fin du XIXe siècle était identique à celle de l'archipel. Mais ces décors monumentaux ou rustiques, présentés dans des paysages exotiques créés de toutes pièces, étaient des architectures mixtes, en partie importées de l'archipel, mais toujours adaptées aux plaisirs des Européens. En effet le succès de ce japonisme architectural n'était autre que la suite de l'engouement qu'avait connu le premier XIXe siècle pour les Folies et les chinoiseries. Pendant plus de trois siècles, les Européens rêvent l'architecture nipponne à partir de représentations diverses figurant sur toutes sortes d'objets supports ? laques, porcelaines, mobiliers, gravures, jusqu'aux photographies et aux guides touristiques. Ce livre dévoile la genèse d'un japonisme architectural, né bien avant ce que les critiques d'art de la fin du XIXe siècle ont appelé japonisme et de première importance pour comprendre la "spatialité japonaise" tant appréciée par les Occidentaux au XIXe siècle. Il rassemble aussi pour la première fois dans un même volume les plus célèbres exemples d'architecture japonisante de la fin du XIXe siècle : le premier pavillon de thé installé en France, le célèbre Midori-no-sato d'Hugues Krafft (1885) ; la salle des fêtes de la rue de Babylone à Paris (1896), plus connue aujourd'hui sous le nom de cinéma la Pagode, qui est la première grande oeuvre d'Alexandre Marcel, auteur de la tour japonaise et du pavillon chinois des musées Royaux de Bruxelles et principalement connu comme architecte orientaliste ; les pavillons japonais installés dans le jardin du banquier philanthrope Albert Kahn (1898-1900), dont l'histoire sera révélée grâce à une enquête archéologique hors normes ; des jardins japonais crées par Hata Wasuke, le jardinier des Rothschild et des Camondo ; enfin, la " salle des Cigognes ", construite à l'occasion de la Japan-Brithish Exhibition de 1910 et récupérée par Emile Guimet pour son musée de Lyon en 1911, sera expliquée en regard de la "salle des Cigognes" du temple Nishi-Hongan-ji de Kyôto, modèle à partir duquel elle fut réalisée.
Nombre de pages
400
Date de parution
05/10/2018
Poids
1 985g
Largeur
221mm
Plus d'informations
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EAN
9782878442328
Titre
Le japonisme architectural en France. 1550-1930
Auteur
Cluzel Jean-Sébastien
Editeur
FATON
Largeur
221
Poids
1985
Date de parution
20181005
Nombre de pages
400,00 €
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L'architecture japonaise est enchanteresse: harmonie entre jardins et bâtisses, élégance des style, raffinement des décorations, perfection des détails... L'envoûtement s'opère grâce à son apparente fragilité qui fait naître un sentiment d'impermanence. Le message délivré est saisissant: racontant l'éphémère, cette architecture nargue les siècles d'un éternel éclat. Allant du Couchant au Levant, des récits de voyages aux premières histoires de l'architecture, cet ouvrage est une enquête sur la genèse du patrimoine architectural japonais depuis le XVIe siècle. Au fil des pages entre constructions authentiques et reconstructions périodiques, la monumentalité nipponne apparaître telle une restauration de la mémoire... Jouant de l'errance et de l'impermanence, le monument nippon condamne t il le savant à la recherche du modèle perdu et le bâtisseur à la restituer? Explorant édifices et légendes, ce livre dévoile que les ouvrages d'histoire de l'architecture des XIXe et XXe siècles sont remplis de postulats qui, sous le masque de l'historicité, cachent souvent la figure des mythes.
En 1816, Katsushika Hokusai (1760-1849), le célèbre maître de l'estampe japonaise, consacre le cinquième volume de sa Manga à l'architecture. Vingt ans plus tard, il reprend ce thème dans un nouveau manuel de dessin, Livre de dessins pour artisans. Nouveaux modèles. Dans l'archipel, faire de l'architecture le sujet d'un livre illustré était inédit et jamais un recueil de gravures sur bois n'avait rendu des bâtiments avec autant de clarté et de véracité. Destinés aux artisans, ces deux manuels d'architecture permettent de découvrir comment l'artiste marie les traditions picturales chinoises, japonaises et occidentales, et rapproche avec génie l'art du dessin de l'art d'édifier. Rappelant les grands traités d'architecture d'Europe, ces deux ouvrages sont à l'avant-garde de la pensée architecturale nipponne moderne. Ces chefs-d'œuvre du livre illustré de l'époque d'Edo sont, pour la première fois, reproduits et accompagnés de leurs traductions intégrales annotées. Les exemplaires présentés sont conservés à la BnF et ont appartenu à Théodore Duret (1838-1927) et Edmond de Goncourt (1822-1896), défenseurs des impressionnistes et grands amateurs d'art japonais.
Ce livre est avant tout le récit d'un chantier exceptionnel, celui de la 62e reconstruction du grand sanctuaire d'Ise, le plus vénérable des sanctuaires de l'archipel japonais, le dernier des grands sanctuaires shintô à être cycliquement reconstruit. Des reconstructions cycliques Tous les vingt ans, depuis le VIIe siècle, avant d'être démantelé, le sanctuaire ancien sert de modèle pour bâtir le nouveau. L'ampleur de ce chantier et sa régularité font de ce lieu sacré un cas unique au monde. Pourtant, si cette architecture et ces reconstructions jouissent d'une immense notoriété, elles ont toujours été gardées au secret, loin des regards, cachées derrière des enceintes éphémères que l'interdiction empêche de franchir. La 62e reconstruction en 2013 A l'occasion de la 62e reconstruction, à l'automne 2013, quelques jours seulement après le transfert de la divinité dans le nouveau sanctuaire et avant le démontage du sanctuaire ancien, les autorités religieuses nous ont exceptionnellement ouvert les portes du vieux temple pour nous permettre d'interroger ce phénomène depuis l'intérieur. Les secrets du chantier L'ouvrage présente en premier lieu les réflexions de l'architecte et de l'ingénieur en chef qui ont supervisé ces campagnes de reconstruction au cours des 40 dernières années et leur ont rendu une certaine pérennité. Un Cahier de chantier inédit prolonge cette visite et dévoile les secrets du chantier, des dernières innovations à la transmission plus que millénaire des savoir-faire traditionnels. Vient ensuite un recueil d'essais signés par les chercheurs français et japonais qui nous ont accompagnés dans cette découverte. Car au fil de ces pages, en perçant les secrets de ces reconstructions, il s'agit de comprendre cette leçon japonaise qui, sans être étrangère à l'Occident, lui montre une autre voie : la trace matérielle est périssable, le meilleur moyen de la protéger est de la détruire de façon à ce que l'immatériel de la forme subsiste.
Quels sont les liens entre l'oeuvre inachevée de Piet Mondrian, Victory Boogie Woogie (1942-1944), et la photographie d'architecture japonaise et japonisante d'après-guerre ? Dès le milieu des années 1950, critiques et photographes relient volontiers la peinture de Mondrian avec l'architecture japonaise moderne et certains historiens iront jusqu'à soutenir que Mondrian aurait lui-même été influencé par l'architecture japonaise traditionnelle... Ces associations puissantes ont concouru au rapprochement de la modernité architecturale de l'Occident avec celle du Japon. Elles sont également un pilier de la survivance du japonisme architectural, autrement dit un pilier du néo-japonisme qui se développe après-guerre. Or cette relation entre l'abstraction de Mondrian et l'esthétique de l'architecture japonaise se perçoit peu dans l'architecture, mais plutôt dans la photographie d'architecture. Ce livre, qui pose un regard oblique sur Mondrian, interroge les oeuvres des plus grands photographes d'architecture japonais et américains pour expliquer les mécanismes de la japonisation du monde architectural entre 1945 et 1985.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
Aucun ouvrage traitant de la dorure et de la polychromie sur bois n'avait été édité depuis de longues années. Le dernier en date, intitulé La dorure sur bois de J.M. Saulo, aux éditions Roret, remonte à 1886 ! Depuis, seuls quelques articles écrits par des techniciens sont apparus dans la presse spécialisée. Gilles Perrault, ancien restaurateur au château de Versailles, expert près la Cour d'Appel de Versailles, nous offre ici une véritable " Somme " sur le sujet, qui passionnera autant l'amateur d'art, que le professionnel soucieux de se perfectionner.