Tout est rencontre. Le jeu de l'eau sur une roche en Grèce, la solitude, le goût du soleil, l'amitié d'un chien, les grandes places dallées de marbre des îles, l'humour, la mort familière, la beauté toujours, Palerme, où je ne suis jamais allé... Ces poèmes sont un peu comme un journal de voyage à travers soi, un itinéraire dont les dates ou les escales demeurent, parfois, volontairement incertaines. Seul importe l'effort pour jalonner l'espace et le temps que nous connaissons mal. Ces poèmes sont empreints de paganisme. Désordres de la mer, d'où surgissent des rivages, désordres du coeur, où sont nés les visages qui nous hantent. Tout finit par s'organiser, lentement, plus tard... Même l'humour, qui est comme le négatif d'une photographie trop grave. Tout se rassemble dans le seul chant du possible. L'essentiel, c'est de donner. Après cela, quelles raisons ?", Claude Michel Cluny.
Nombre de pages
96
Date de parution
31/12/1964
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070215690
Titre
Désordres
Auteur
Cluny Claude Michel
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19641231
Nombre de pages
96,00 €
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Tes mains maintenant posées sur ses seins, elle ne bouge pas, le temps s'arrête. Les arbres s'éveillent. Quand la porte s'ouvre, tu ne dis rien (et tu la vois, tu épies son profil pur), tu ne retires pas ton corps. Mais lui, tu savais qu'il viendrait et tu l'entends marcher et puis le froissement quand il se dévêt - elle ses cils ont battu, et long son dos se cambre. Tu l'entends se dévêtir et venir à vous. Elle, se tait, ne bouge plus, a fermé les yeux, sachant, acceptant. La lumière est très douce, et les jardins adorables dans un peu de brume. L'aube se lève et la sereine musique du temps".
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.