Considérant que l'adaptation cinématographique n'est pas le sous-produit d'un roman mais une nouvelle ?uvre à part entière, ce livre souhaite envisager trois problématiques complémentaires : Analysant le parcours historique de l'adaptation en France, on constate que de grands écrivains n'ont pas dédaigné la mise en forme scénaristique et parfois le tournage de leurs propres ?uvres, ce qui les a conduits à prendre conscience de la véritable opération de réécriture que leur imposait la mise en images. On envisage ensuite le parcours inverse : la réécriture littéraire des films. Le roman-cinéma des années 1920, le ciné-roman de Robbe-Grillet et les " novélisations " actuelles, en voulant restituer par les mots l'effet de présence de l'image, posent la question de la réalité et de l'illusion. Enfin, à travers l'analyse des relations entre Alain Resnais et ses scénaristes-écrivains, on montre comment cette collaboration tend à l'indifférenciation des deux genres, littéraire et cinématographique. Indifférenciation qui aboutit aujourd'hui, dans la littérature, à des écritures qu'on peut qualifier de " transmodales ".
Nombre de pages
214
Date de parution
10/05/2004
Poids
272g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782252034538
Titre
L'adaptation cinématographique et littéraire
Auteur
Clerc Jeanne-Marie ; Carcaud-Macaire Monique
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
136
Poids
272
Date de parution
20040510
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le roman serait influencé par le cinéma : cette idée reçue hante la critique littéraire depuis les années vingt. Elle connaît un regain de vitalité aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale et subit des avatars originaux depuis 1960. Cette " influence " du cinéma n'est-elle pas au carrefour de certaines interrogations sur la modernité ... Les images industrielles d'aujourd'hui - photographie, cinéma, télévision - en transformant la nature et la fonction du visuel dans notre société, ont profondément retenti sur la façon dont l'homme se situe par rapport au monde et au réel. Quelle image les romanciers se sont-ils faite du cinéma ? Inversement, comment retranscrire une réalisation cinématographique ? Comment dire l'image en son absence ? Telles sont quelques-unes des questions que l'auteur aborde dans ce livre, en parcourant sous le regard du comparatisme le territoire de la littérature confrontée au Septième Art. L'analyse s'appuie sur de très nombreux exemples romanesques et filmiques, de Jean Cocteau. André Malraux à Marguerite Duras et Claude Simon.
Pour Jeanne-Marie Clerc, la publication, en novembre 2008, des écrits d'Etty Hillesum, Journaux et lettres 1941-1943, fut l'occasion d'une mission à accomplir à l'égard d'Etty. Ainsi, cet ouvrage montre que malgré l'interruption dramatique de son oeuvre, celle qu'elle nous avait léguée manifestait toutes les qualités d'un grand écrivain. Une forme d'art poétique originale, une écriture singulière qui nous livre l'un des plus beaux témoignages sur l'époque tragique de l'histoire des Juifs d'Europe.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.