Ce livre a pour origine le désir d'unifier une double expérience, littéraire et philosophique, en une synthèse révélatrice de leurs enjeux actuels. Eric Clemens, qui enseigne la philosophie à Bruxelles et collabore depuis sa fondation à la revue littéraire TXT, montre à la fois comment, dans l'épreuve du langage, s'engendrent les fictions et comment la fiction, dans son mouvement d'apparaître, constitue notre rapport au monde. Après avoir dégagé les traits constitutifs d'une langue qui ouvre aux phénomènes, l'auteur tente de dépasser la conception subjective de la fiction et les différentes théories de l'imagination. Il esquisse alors une phénoménologie de la fiction où le sujet, entre la représentation et l'irreprésentable du réel, cherche à donner figure, rythme et narration au monde de la vie. Alors que les liens entre littérature et philosophie font l'objet d'une attention de plus en plus soutenue de la part des philosophes (Deleuze, Derrida, Ricoeur...), Eric Clemens apporte une contribution importante à la compréhension de l'expérience littéraire.
Nombre de pages
288
Date de parution
28/10/1993
Poids
400g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782226066527
Titre
La fiction et l'apparaître
Auteur
Clémens Eric
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
145
Poids
400
Date de parution
19931028
Nombre de pages
288,00 €
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Depuis les temps modernes, lorsque Thomas Hobbes entre autres "découvrit" le pacte social depuis l'institution du langage entre les humains, l'usage du mot fiction est abondant - et aujourd'hui plus que jamais. Il recouvre un champ mouvant, de très restreint à très large : de fiction littéraire ou médiatique à fiction juridique, voire mathématique... Il en devient quasi synonyme de culture ce qui l'oppose à nature, mais pas à monde ou à réalité, ce qui le met à distance de l'idée d'une chimère, d'une erreur ou d'une irréalité. Il est aussi le plus souvent employé à tort et à travers - mais aussi à raison, ce qui n'est pas sans paradoxe puisque la fiction s'oppose habituellement à la raison comme au réel..." E. C.
Particratie, abstentions massives face au droit de vote, défiance ou méfiance envers les élus, promesses électorales jamais tenues, etc. Comment redonner l'envie de l'action démocratique quand de telles difficultés se réitèrent sans cesse ? Ce livre tente de réinstituer la démocratie, au-delà de toutes ces impasses, en promouvant une démocratie "communale" , comprise comme une nouvelle voie, en "alternance" avec la démocratie "libérale" . On aurait alors un nouveau pacte démocratique consolidé par une "double assemblée" , celle des partis et des communes (ou des conseils), afin d'agir en faveur de l'incessante et nécessaire résolution des tensions démocratiques.
Si ce livre introduit, au pluriel et en étoile, à l'envie de philosopher, c'est d'abord parce qu'il ne suffit pas de traiter des grands thèmes de la pensée en tentant de résumer des systèmes et des auteurs, depuis, par exemple, les origines grecques de la philosophie. Nous invitant à un nouveau voyage philosophique, Eric Clémens montre que l'on peut "introduire à" des questions contemporaines en immergeant le lecteur dans l'exigence même de la lecture, de toutes les lectures du monde, a fortiori celles dites "philosophiques" . Mais en refusant tout ce qui s'apparenterait à une sorte d'enchantement de l'esprit, en sorte de privilégier ce qu'il y a de difficile et de complexe dans les étapes du comprendre. Contre la tentation de la compréhension immédiate et de ses effets d'illumination, la manière de philosopher ici pratiquée laisse entrevoir que la compréhension est une affaire "d'après-coup" . C'est ici le premier volume - intitulé Le Devenir - d'un diptyque où l'auteur retrace les genèses de l'émergence de l'humain en nous et des événements de notre histoire, au gré des équivoques du langage et de la liberté. Le second volume s'intéressera aux formes de La Dépense, grâce auxquelles notre humanité, entre création et destruction, met en jeu les puissances du réel pour faire du commun.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »