Ce livre touffu, complexe, commence par une parodie du roman d'espionnage : un individu d'apparence banale, le type parfait de l'agent secret couleur de muraille, arrive dans un village qui semble mort et s'installe dans une auberge où il se fait passer pour un professeur de langues. Alors commence pour lui une longue attente peuplée d'événements réels ou imaginaires, qui se répètent, s'annulent, se mélangent dans un éblouissant délire verbal. Dans cette auberge où il passe son temps à boire, à observer et à dormir, l'"agent secret" se heurte à des femmes, surgies du village mort ou de ses souvenirs, et avec lesquelles il entreprend d'érotiques chevauchées oniriques. Ainsi, derrière le récit apparemment sans histoire, se dessine un personnage obsédant, obsédé, qui échappe à toute convention romanesque et qui pulvérise le langage pour mieux le réinventer. Ce livre est un divertissement pour lettrés, où les mots les plus fous et les plus signifiants naissent, meurent librement sous la plume d'un authentique poète.
Date de parution
29/12/1981
Poids
180g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782207203217
Titre
LE SILENCE, L'EXIL ET LA RUSE
Auteur
CLEBERT JEAN-PAUL
Editeur
DENOEL
Largeur
118
Poids
180
Date de parution
19811229
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au moment où la civilisation citadine est remise en question, où l'homme songe à fuir la ville pour les solitudes et la paix des campagnes, ce périple étrange dans la Capitale suggère que si l'homme n'y est pas heureux, c'est parce qu'il n'y cherche pas toujours vraiment les îlots de paix et de solitude. Il existe encore un Paris campagnard, secret, surprenant, habité de personnages fantasques, riche en bistrots, boutiques et logements qui sont autant de boîtes à trésor... Mais il était temps de tous les inventorier. Paris Insolite est le dernier hommage vivant, vécu, rendu au merveilleux quotidien des Halles de Paris.
Compagnon de Doisneau, clochard, Jean-Paul Clébert fait de ses vagabondages dans le Paris des années 1950 des voyages épiques et sensibles, nous promenant au hasard de ses besoins (dormir... manger... faire l'amour), de ses rencontres et de ses mille petits boulots. Paris insolite est le journal de bord de ces traversées, dans une ville qui « change de peau tous les jours ».
La Provence possède une histoire très riche et très ancienne, comme en témoignent les vestiges des civilisations celtique, celto-ligure, grecque et surtout romaine. Légendes et mythes, danses et fêtes, costumes et coutumes, la Provence demeure, de toutes les provinces françaises, celle dont les traditions populaires ont été le plus fidèlement maintenues et le mieux protégées. Le voyageur, muni de ce précieux guide, connaîtra tout du secret des herbes jalousement gardés par le berger provençal, des énigmes compagnonniques, des "souffleurs" alchimistes. Il croisera sur sa route des dracs, la tarasque ou les Ourlougues.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...