Sylvestre Clancier est le poète de l'éveil de la conscience. Tout l'objet de sa recherche poétique tient à cette question : que signifie être au monde ? Ses textes remontent dans l'enfance personnelle, dans les émotions premières où les sens entrent en jeu, la couleur, la musique, le parfum d'un jardin... Mais en amont du petit d'homme, l'animal, l'arbre et la pierre ont tracé un chemin qui conduit à l'Homme. Sa quête de l'éveil de la conscience est une interrogation et un émerveillement. L'idée d'appartenance se déploie ainsi dans les ordres — le minéral, le végétal, l'animal —, dans les légendes et les mythologies, et, bien sûr, dans la famille. Fils de ses grands-parents plus que de ses parents, il célèbre aussi son Limousin natal, terre d'ancrage et de mémoire. Sa poésie, il la veut simple, épurée. Elle est basée sur l'émotion, la sonorité et la sensualité. Il s'agit d'une poésie directement accessible, qui sait entraîner le lecteur vers les fondements philosophiques. Christine Bini
Nombre de pages
544
Date de parution
01/04/2016
Poids
614g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782355771026
Titre
Oeuvres poétiques. Tome 1
Auteur
Clancier Sylvestre
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
145
Poids
614
Date de parution
20160401
Nombre de pages
544,00 €
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Sylvestre Clancier poursuit dans le présent recueil sa quête d'une vérité, toujours insaisissable, liée à la nostalgie du jardin perdu de l'enfance. Il a choisi la forme des quatrains et la rime pour chanter son Limousin natal. Les poèmes rassemblés ici forment en quelque sorte le pendant de ceux qu'il réunissait dans un précédent recueil, Une Couleur dans la nuit.
Qu'est-ce qu'une vie ? Comment le passé imprègne-t-il le présent ? Peut-on déchiffrer la complexité du monde et celle de notre présence ? Et quelle est cette quête qui nous porte le long de notre existence ? Ce sont là quelques-unes des interrogations qui traversent l'oeuvre poétique de Sylvestre Clancier. Abyssales, elles ne seront cependant jamais abordées sans une sérénité qui caractérise ce parcours d'une extrême cohérence élaboré patiemment depuis plus d'une quarantaine d'années. Sans rien perdre de sa profondeur et de son intensité, cette écriture a le don très rare d'une légèreté, comme si elle était depuis toujours parvenue à cette apesanteur faite de grâce et de douceur qui ouvre au véritable regard intérieur, celui qui accueille et se fait réceptacle avant de laisser les mots transformer la vision. Articulée autour de l'origine, la démarche poétique de Sylvestre Clancier invite à revisiter nos racines, à remonter jusqu'au noyau, jusqu'à cette " étincelle première " qui se révèle faille, béance et solitude. Paradoxalement, c'est cette pointe d'aiguille originelle qui deviendra le trait d'union et permettra de retrouver non seulement le sens même de la présence - de l'amour donc - mais aussi celui de la connaissance et de la transmission. Quête de sens et de vérité, démarche d'autant plus exigeante qu'elle est transposée dans un langage transparent, simple et d'une rare limpidité, l'émouvante beauté de cette poésie mais aussi sa force tiennent à la puissance évocatrice des images, à la fluidité et à l'apparente simplicité de l'écriture qui atteignent directement le lecteur. (Hélène Dorion)
Extrait de la préface de Lionel Ray La poésie de Sylvestre Clancier est toute d'impressions, effervescente, interrogative, elle procède par touches, notations brèves, en appelle aux errances de la rêverie et de la mémoire — toutes deux confondues, indémêlables […] Souvenirs à demi rêvés : son domaine personnel en même temps qu'il fait écho à Nerval ou à Verlaine (" Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? ") Ou bien serait-ce une maison de campagne, les journées buissonnières, l'île de Ré, une soeur (Juliette), le voisinage d'André Frénaud.
Ce père au regard infini était-il le gardien de son âme ? Le fils s'interrogeait complice de souvenirs échangés. Ils se prenaient la main pour gagner le jardin de leur mémoire commune. Dans la clarté soudaine d'enfances partagées ils parlaient de leurs mères grand-mères et cousines lointaines. Et plus rien ne comptait que les tendres pensées transmises et partagées.
La danseuse affûtée, audacieux poignard, Dans le fourreau claquant de sa gangue hivernale, Parsème de beige ses ondes boréales : L'eau transperce les corps de son glacé regard. Même les coussinets du polaire renard, Sont transis par le gel de la banquise opale, Les âmes hibernent ou à grands pas détalent, Le pagailleux tardif se soumet au blizzard ! Un cristal transparent de quartz neigeux lacère, La goutte qui survit en vif éclat de verre, Sa rondeur fluide capte le malheureux, Qui dans ses méandres se débat puis s'abîme, Le soleil apaise ses alchimiques feux, Tissant dans ses gouttes un arc-en-ciel sublime.