
Ciels singuliers / Single Skies
Publié chez l'éditeur newyorkais Living Hand en 1976 à l'initiative de Paul Auster et Lydia Davis, ce livre de poésie de l'auteure américaine nous est proposé ici dans une traduction française que l'on doit au poète Mathieu Nuss. Celui-ci fait remarquer à juste titre dès l'ouverture de sa préface "que cette poésie s'inscrit à total contre-courant de ce qui nous parvient d'outre Atlantique depuis plusieurs décennies" . Il semble nécessaire de savoir que Sarah Plimpton est tout autant artiste plasticienne fort reconnue, d'où l'importance de la perception au coeur de ses textes. Poésie de la vision, chaque poème est un appel à voir puisque rien ne nous est caché, au premier abord du moins, bien qu'il s'agît toujours pour le poète de dévoiler le réel et tout ce qu'il porte d'inconnu. Ces moments, ces instant évoqués, reconstruits par le langage, par la parole poétique, prennent la forme de poèmes souvent brefs, à la composition précise, rigoureuse. Ils éveillent chez le lecteur des sentiments vifs d'être lié au plus près des choses et des êtres, au plus près des mouvements du corps, marquant ainsi notre enracinement dans la lumière du jour. Le monde qu'elle évoque en son menu détail nous devient familier. Comme le remarque si bien son traducteur : "Nouveauté et troubles que le poème suscite, toujours stimulant, parce que dans leur fragilité et instantanéité, et dans leur instantanéité et invincibilité, chaque fois ils semble dessiner (ou peindre) ce qu'il y a de plus urgent en poésie. Le poème est sans cesse en phase de transition... " . Une manière décisive, pourrait-on dire, de témoigner de l'état toujours mobile de la vision et de ce qu'elle tente d'approcher et qui tient à l'infini variété du vivant. Un texte à lire qui déroge des canons habituels et des préjugés bien ancrés au sujet de la poésie américaine contemporaine.
| Date de parution | 25/02/2020 |
|---|---|
| Poids | 400g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782875980229 |
|---|---|
| Auteur | Plimpton Sarah |
| Editeur | CORMIER |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20200225 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Shadow box. Un amateur sur le ring
Plimpton George ; Pons-Reumaux Anatole ; Busnel FrQue se passe-t-il quand un écrivain efflanqué au nez fragile affronte un boxeur professionnel ? En 1977, George Plimpton, légende de la presse américaine, âgé de cinquante ans, est sur le point de trouver la réponse. Son insatiable curiosité et son goût pour l'immersion de haut vol le poussent à grimper sur le ring face au champion du monde poids mi-lourd, Archie Moore pour un combat en trois rounds. Journaliste amateur armé d'autant de courage que d'autodérision, il raconte ses trois mois d'entraînement avec humour et force détails, de ses premiers cours de boxe aux éblouissements du combat, "un homme face à un autre dans la configuration la plus élémentaire". Passé le baptême du feu, il poursuit son incursion dans le monde de la boxe suivant Mohamed Ali jusqu'au Zaïre pour assister au fameux Rumble in the Jungle, Ali contre Foreman.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,50 € -

Truman Capote
Plimpton George A. ; Vierne BéatriceAn oral biography that blends the voices of Capote's friends and enemies.Copyright 1997 Reed Business Information, Inc.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER25,50 € -

Quatre meurtres et un bal en noir et blanc. Correspondance 1959-1984
Capote Truman ; Plimpton George ; Tournier JacquesRésumé : "De sang-froid" a valu à Truman Capote tout ce dont peut rêver un écrivain : éloges unanimes, ventes records, célébrité. Mais derrière une vie aux allures de fête, ce succès marque aussi le début de la descente aux enfers. Si Capote a donné ses lettres de noblesse à un nouveau genre, qu'on appellera tour à tour roman document, non-fiction novel, récit du réel, l'écriture de son chef- d'oeuvre l'a "rongé jusqu'à la moelle" , et il ne s'en relèvera pas. Ses lettres et le long entretien qu'il accordait au "New York Times" en 1966 offrent une plongée passionnante dans l'histoire et les répercussions intimes d'un livre qui a révolutionné l'histoire de la littérature.EN STOCKCOMMANDER9,50 € -

D.V. Diana Vreeland
Vreeland Diana ; Plimpton George A. ; Hemphill ChrRésumé : "La vulgarité est un ingrédient indispensable dans la vie. [...] On a tous besoin d'une pincée de mauvais goût - c'est chaleureux, c'est sain, c'est charnel. Je pense qu'on devrait même y avoir recours plus souvent. L'absence de goût, voilà ce que je ne tolère pas". En matière de style, Diana Vreeland, alias" D. V.", ne craignait pas les partis pris radicaux - et ne manquait pas d'humour. C'est dans cet esprit que, de l'excentricité des Années folles à l'effervescence du New York des eighties, celle qui fut l'arbitre de toutes les élégances revient sur plus de cinquante ans de mode et de vie mondaine. Un défilé d'anecdotes irrésistibles, de personnalités brillantes, de ragots première classe, de considérations visionnaires ou loufoques... Sur le ton de la conversation, Diana Vreeland signe des mémoires déjantés où son sens de la formule fait mouche à chaque page.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER21,00 €
Du même éditeur
-

OUVRAGE DU RECIT PRECEDE DE OU LA TETE S'EST PERDUE
LANCELIN ANNE-SOPHIEOuvrage du récif précédé de Où la tête s'est perdue est le premier livre de poésie de Anne-Sophie Lancelin. Cet ensemble est nourri d'une expérience exceptionnelle de l'expression corporelle au travers de la danse et de la musique faisant ainsi retour au plus vif de la vie, sur le plus sensible, à cette énigme qu'est le corps et à ses mouvements portant une attention de tous les instants à celui-ci, mais comme pour atteindre à l'impersonnel à partir du plus intime. C'est qu'un corps se cherche comme une âme. Dans un présent qui ravit au temps ses lois et ses emprises, le trajet de l??il, le songe, la marche, jour et nuit et, comme un rappel à soi, l'enfance, font barrière à ce qui dénature, ouvrent l'instant où se jouent les possibles et la matière d'où naissent les images. Les poèmes oscillent entre les éléments d'une narration et le vertige de la perte du lieu où se joue ce qui est dit. Le récif abrite, protège, s?étend, branches vives et mortes en forment le squelette. Il est un champ d'introversion, où les visions qui en émergent sont les voies d'accès à de véritables souvenirs : Ce qui vient de nous par surprise / vient sûrement d'ailleurs et ce qui sauve / s'est ouvert au danger sauf que // la promesse n'est pas redevable / le corps, un dernier recoin.Notes Biographiques : Née en 1985 à Lille, Anne-Sophie Lancelin est danseuse, chorégraphe et poète. Elle est diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Depuis 2006, elle travaille avec plusieurs chorégraphes, privilégiant les collaborations longues, notamment avec Thomas Lebrun, Josef Nadj, Daniel Dobbels, Christine Gérard, Aurélie Berland ainsi qu'avec Emanuela Nelli et le compositeur Alain Mahé. En 2020, elle crée la Compagnie Euphorbia qui lui permet de poursuivre son travail chorégraphique entrepris lors de précédentes cocréations, comme celle du duo Atem avec Josef Nadj ou du duo Tristes encore avec l?écrivain Marc Blanchet. Elle chorégraphie actuellement un solo intitulé Persona pour lequel elle collabore avec le compositeur Lucas Fagin et le sculpteur Denis Monfleur. Son premier ensemble poétique, Où la tête s'est perdue vient d?être publié dans la revue L?Étrangère (numéro 51-52).Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

GAINSBOURG ET BAMBOU SUIVI DE LUDISME
BERGEN VERONIQUECe livre s'ancre dans la poésie en s'ouvrant sur la rencontre entre deux univers, l'univers musical et mental de Serge Gainsbourg, et l'univers secret de Bambou. Il s'agit d'une fiction poétique autour de ce tandem Serge Gainsbourg-Bambou qui entend moins apporter une pierre de plus au mythe Gainsbourg qu'interroger de façon intimiste les zones de résonance entre deux êtres tendus vers l'extrême. Il n'est point question d'une traversée de l'oeuvre de Gainsbourg mais d'une traversée de son rapport au verbe, aux femmes, à la mort. Le second volet de ce livre offre une suite poétique où l'auteure explore des contraintes de diverses natures - phonétique, syntaxique, stylistique... -, la règle de base importe moins que le bougé qu'elle produit dans l'ensemble du texte. C'est dès lors l'écart qu'elle catalyse à l'intérieur même du récit, les mouvements centrifuges et les effets déstabilisateurs qu'elle induit. Toucher aux conventions par l'inoculation d'une règle altère le poids d'évidence que nous conférons aux premières et dégage le geste constructiviste dont elles sont les retombées. C'est ainsi que l'adoption d'une contrainte déséquilibre le corpus de règles instituées, que l'adjonction d'une loi libère l'aléatoire. Le recours au lipogramme, à l'homophonie... vaut par la redistribution des paysages qu'il provoque. Les opérations de soustraction ou de prolifération de lettres, le transfert de procédés extra-littéraires dans le champ de l'écrit que ce recueil met en oeuvre ne ressortissent donc pas à l'esprit de formalisation, à son seul souci d'explorer les instruments dont il dispose. Il n'est, en effet, de jeu sur la structure qui ne soit un jeu sur l'événement. Il n'est d'intervention sur les codes de base qui ne soit ébranlement de l'agencement en son ensemble. Il se dégage de cet ensemble une sensualité peut commune et qui ne s'enferme pas dans des formules : nous controns l'avancée des souffles de l'enfance / par une danse nuptiale / sexe contre sexe.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 € -

SUR RIEN MES LEVRES
RICHARD JACQUESCe recueil tente de marquer une certaine inadéquation de l'être au monde. Inadaptés au lieu, inaptes à l'autre et séquestrés dans la parole qui est le bruissement de notre espèce. C'est aller nus dans le noir. Reste le poème. Pas le vent de ce qu'on voulait dire, mais la nécessité des failles que les mots maintiennent béantes et du silence auquel ils exhortent.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

MUSE OBTUSE
ANDREUCCI ALAINCe nouveau livre de poésie d'Alain Andreucci, poète discret et profond, et d'une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l'originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l'occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu'il la découvre, et ses propos nous permettent d'apprécier l'importance que cette oeuvre recouvre. Voici ce qu'il en dit : "Et comment lire à travers ces pages ? Comme on écoute la musique, - une certaine musique. Puisque les mots d'Alain Andreucci ne sont pas retenus par leur définition lexicale, puisqu'une indétermination essentielle les fait se retirer de la référence qu'on peut y percevoir, quitte à la renflammer un instant plus loin ; puisqu'ils ne sont ainsi que des évocations partielles, ne donnant à voir que de façon fugitive, les phrases qu'ils constituent, ces poèmes, sont bien un peu comme celles de la musique, par la grâce desquelles il est possible d'entrevoir des objets ou du sentiment, mais en tant que présences plus que figures. On écoute ces poèmes, on écoute à travers eux, c'est en cette écoute que cette réalité se profile, soit par son apparaître comme nature, soit comme fait proprement humain, pulsions, obsessions, passions dont, telle la musique, elle dit l'unité avec le monde physique". Et il ajoute : "A le lire j'en suis venu à penser que la pratique poétique de l'Occident, écriture et vie à la fois, pourrait s'ouvrir à d'autres recherches que celles qu'elle a remarquées en ce siècle au dehors de sa propre tradition. Nous l'avons vu depuis les années 50 s'intéresser à la poésie d'Extrême-Orient, beaucoup de poètes ont tenté d'intérioriser les intuitions du haïku à leur écriture, mais il serait bien qu'elle écoute d'autres paroles, d'autres musiques, pour une expérience non plus de l'illusoire et du vide mais du temps vécu, pleinement vécu, dont les désirs, les attachements, peuvent se faire des voies vers la vérité, eux aussi, dans le ruissellement sous le ciel".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,00 €
