Au fil d'une déambulation composée de plusieurs tableaux, parfois fantasmagoriques mais toujours ancrés dans la réalité, Christos Chryssopoulos enquête et observe les symptômes d'un mal qui nous ronge. Il y pose le constat d'une société de surveillance, qui isole et oppose. Où l'incommunicabilité grandit au point que la colère s'impose (à nous) comme ultime possibilité de sortir de soi et fait de nous sa première victime. Nous sommes ainsi tour à tour confrontés aux idéologies racistes, à la violence au travail, aux relations entre hommes et femmes, à la cellule familiale, au milieu scolaire, à travers un subtil jeu de dialogues qui rend compte des difficultés de communication entre ceux qui possèdent la parole et ceux qui ne l'ont pas. L'auteur-narrateur apporte un commentaire à la manière d'un choeur antique entre chaque tableau et finit, dans le dernier tableau, par prendre corps en tant que personnage, en suivant un autre à son insu et rendant ainsi compte au lecteur de son mode opératoire.
Nombre de pages
90
Date de parution
03/03/2015
Poids
75g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782917817353
Titre
Terre de colère
Auteur
Chryssopoulos Christos ; Brisac Anne-Laure
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
105
Poids
75
Date de parution
20150303
Nombre de pages
90,00 €
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Il n'est ni médecin ni chimiste, cet homme qui arpente la ville en blouse blanche, une mallette en cuir à la main ; il est manucure. Ses clients sont très satisfaits de ses services, il est indéniablement le meilleur. Car de sa passion il a fait un métier, de son obsession un art de vivre. Philippos Dostal évolue dans un univers d'effleurements et d'émotions tactiles. Il a appris le braille pour lire du bout des doigts, il collectionne et répertorie minutieusement matières et frôlements, il fréquente une femme dont il admire les mains de marbre. Retranché dans une solitude morbide, il évite tout contact avec le monde extérieur. Jusqu'à ce que l'amour se présente sous la forme d'une fascinante paire de mains virevoltantes appartenant à un jeune homme sourd-muet...C'est dans une langue froide et précise comme un scalpel que Christos Chryssopoulos sonde les abîmes d'un esprit fétichiste et tourmenté, en quête de beauté pure.
Une adolescente qui ne supporte plus les caresses de son père, deux frères qui portent le même prénom et partagent la même femme, un usurier qui se rêve en insecte estropié, un beau docker au charme ambigu et sa fiancée sont quelques-unes des facettes de ce roman dont le personnage principal est un quartier en périphérie de la grande ville.
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L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
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Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?
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