Arte povera. 300 millions d’années, Edition bilingue français-anglais
Christov-Bakargiev Carolyn ; Pinault François ; Gu
DILECTA
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EAN :9782373722062
Coédition Dilecta et Bourse de Commerce ? Pinault Collection Au milieu des années 1960, des artistes italiens commencent à exposer ensemble, sous l'étendard de l'expression « arte povera » ? art pauvre ?, une expression forgée en 1967 par Germano Celant, critique d'art et commissaire d'exposition, qui adapte le concept de « théâtre pauvre », mis en avant par le metteur en scène de théâtre expérimental Jerzy Grotowski. Les artistes associés à ce movement ? Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario and Marisa Merz, Giulio Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto, Emilio Prini, Gilberto Zorio ? s'intéressent principalement au croisement de l'art et de la vie, de la nature et de la culture. Ils suggèrent que l'essence d'une ?uvre d'art réside dans l'expérience subjective que l'on fait d'un matériau, de ses transformations et de l'espace. Ils concentrent leur attention sur l'énergie « primale » qui traversent toutes les facettes de la vie ? une énergie vécue directement, qui échappe à toute représentation, idéologie ou langage. Cette énergie correspond aux forces physiques fondamentales de la nature (la gravité et les champs magnétiques) et fait également référence aux éléments primordiaux de la nature humains (la vitalité, la mémoire, les émotions). Ces artistes, originaires de Turin, Gêne, Bologne, Milan ou encore Rome, créent de façon très singulière, libre, non conventionnelle et non dogmatique, tant dans le champ de la peinture que de la sculpture, du dessin et de la photographie ; ce sont eux qui produisent les premières installations, performances et actions de l'histoire de l'art ? passant d'un médium à l'autre dans se soucier de « style », se servant de matériaux (naturels comme artificiels) humbles afin de générer une véritable expérience de l'ici et maintenant. Les artistes de l'arte povera s'intéressent à notre perception, alliant leur fascination pour la vie quotidienne à un profond respect de la tradition artistique. Se méfiant de l'intellectualisation excessive du champ artistique, ils empruntent à l'esthétique baroque son hétérogénéité et son apparente incohérence. À la Bourse de Commerce ? Pinault Collection, l'exposition, organisée par Carolyn Christov-Bakargiev, experte internationalement reconnue sur le sujet, retrace l'histoire de ce mouvement, depuis ses prémices en Italie jusqu'à son développement à travers le monde, en s'appuyant sur une sélection d??uvres des treize artistes principaux de l'arte povera issues de la Collection Pinault, de celle du Castello di Rivoli et de la Fondazione per l'Arte Moderna e Contemporanea CRT, ou d'autres prestigieuses collections, dont celles des artistes eux-mêmes. Carolyn Christov-Bakargiev est une écrivaine, historienne de l'art et commissaire d'exposition italo-américaine. Elle a notamment dirigé le Castello di Rivoli Museo d'Arte Contemporanea et la Fondazione Francesco Federico Cerruti à Turin entre 2016 et 2023. Nommée personnalité la plus puissante du monde de l'art en 2012 par le classement Power 100 d'ArtReview, Christov-Bakargiev a été la directrice artistique de dOCUMENTA (13) (2012), événement pour lequel elle a par ailleurs également organisé des ateliers, des séminaires et des expositions à Alexandrie (Égypte), à Kaboul (Afghanistan) et à Banff (Canada). Gabriele Guercio est un chercheur indépendant basé à Milan. Il écrit sur l'art moderne et contemporain, ainsi que sur l'histoire de la théorie de l'art. Marcella Beccaria est historienne de l'art, conservatrice et auteure. Elle est actuellement conservatrice en chef et conservatrice des collections au Castello di Rivoli Museo d'Arte Contemporanea. Riccardo Passoni est historien de l'art, critique et commissaire d'exposition. Fabio Cafagna est historien de l'art
Nombre de pages
352
Date de parution
05/11/2024
Poids
1 534g
Largeur
225mm
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EAN
9782373722062
Titre
Arte povera. 300 millions d’années, Edition bilingue français-anglais
Auteur
Christov-Bakargiev Carolyn ; Pinault François ; Gu
Editeur
DILECTA
Largeur
225
Poids
1534
Date de parution
20241105
Nombre de pages
352,00 €
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In 1967 the Italian art critic Garmano Celant coined the term Arte Povera to describe the work of a generation of young Italian artists who used a simple "poverty" of gestures and materials to explore the relation between art and life. The work of the Arte Povera artists - Giovanni Anselmo, Alighiero Boetti, Pier Paolo Calzolari, Luciano Fabro, Jannis Kounellis, Mario Merz, Marisa Merz, Giulo Paolini, Pino Pascali, Giuseppe Penone, Michelangelo Pistoletto, Emilio Prini and Gilberto Zorio - continues to be a major influence on contemporary international art. Art Povera bridges the natural and the artificial, the urban and the rural, local tradition and global modernity. Critic and curator Carolyn Christiv-Bakargiev is one of the world's leading authorities on post-war Italian art and culture. She collaborated directly with many of the artists in the making of this book, which is the most comprehensive survey available.
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.