Boris Chouvellon prélève dans le monde réel objets, formes et impressions qu'il transforme et photographie lors de ses déambulations dans les espaces frontières (zones périphériques, de loisirs, agricoles, industrielles, commerciales, en construction ou à l'abandon.) Fasciné par cette « esthétique de la zone et de la ruine », il produit avec ses sculptures une représentation de la ruine par anticipation. Après avoir arpenté le territoire nantais et ligérien jusqu'à l'océan Atlantique, l'artiste installe sur la place du Bouffay à Nantes La Part manquante : une grande roue figée partiellement construite, qui s'érige sur un îlot de sel cristallin. En alternance avec des palmiers, des godets de pelleteuse dorés remplacent les nacelles. Dans la continuité de ses recherches sur l'esthétique de la ruine, l'artiste inverse les rapports entre précieux et ordinaire, travail et loisir, présence et absence. Alors que La Part manquante est à recomposer ici comme un puzzle, les photos anti-spectaculaires de la déambulation de l'artiste créent un décor en hors-champs. Seule une carte résout l'énigme !
Date de parution
17/08/2017
Poids
130g
Largeur
106mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782373720471
Titre
La part manquante
Auteur
CHOUVELLON BORIS
Editeur
DILECTA
Largeur
106
Poids
130
Date de parution
20170817
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Chouvellon Boris ; Crenn Julie ; Odin Paul-Emmanue
Mon champ d'exploration se situe à la limite de l'espace urbain et sa périphérie territoriale, sociale et humaine. Je navigue là pied, en voiture, en train dans des espaces frontières voies périphériques, autoroutes, littoraux, cours deau. Je tente de reproduire une représentation de la ruine moderne où se greffent aussi bien zones agricoles, industrielles, commerciales, et zones de construction à l'abandon, oubliées. Tous ces états du monde contemporain sont documentés, photographiés, prélevés dans le monde réel des objets, des formes, des impressions que je transforme ensuite dans lespace de l'atelier. Mon but est d'opérer des déplacements et des déconnexions qui, tout en amenant des fragments du monde vers une dimension imaginaire, onirique, en révèlent aussi l'état. Ce processusest une expérience sur le fil du rasoir, proche du déséquilibre, où je tente d'éviter l'enfermement qu'engendre la répétition des formes, des motifs et de la maîtrise.
Un album émouvant et accessible qui parle autrement de l’autisme, avec tendresse et mystère. Léo, jeune “extra terrestre” lumineux, nous invite à repenser les formes de communication et à accueillir la différence comme un langage à part entière.Au 2600ème jour de sa naissance, Léo n'a toujours pas prononcé un seul mot. Sa maman dit de lui qu'il est son "petit extra terrestre". Lumineux et calme, comme les étoiles. Léo peint sans cesse des taches de couleurs, sans que l'on sache de quoi il s'agit. Un jour, lors d'une exposition de peinture, Léo s'échappe. Ses parents le retrouvent, endormi et serrant contre lui le dessin d'une tache de peinture brune. Alors, son papa comprend : Léo peint des taches de la couleur des robes de sa maman. Ses parents viennent de percevoir un premier message venu d'une galaxie lointaine...
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.