Etudes rurales N° 177 : Territoire rural : pratiques et représentations
Chouquer Gérard ; Poinsot Yves ; Hervouet Ronan ;
EHESS
33,00 €
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EAN :9782713220999
L'organisation de l'espace rural est au cœur de ce numéro. La nature des problèmes que rencontrent actuellement les agriculteurs et les éleveurs dans différentes régions du monde impose que l'on élabore de nouvelles formes d'agencement, d'exploitation et de représentation du territoire rural. Les premiers articles de ce volume s'intéressent à cette question. C'est, en définitive, l'identité des populations qui est atteinte et doit être réévaluée : ainsi des éleveurs de porcs, exposés de plein fouet à la critique. Confrontées à la réduction des ressources alimentaires, les sociétés rurales développent des stratégies nouvelles, tant au Sénégal qu'en Biélorussie. Face à la pesanteur des héritages territoriaux et sociaux, divers groupes recourent à des formes de mobilité, aussi bien en Inde qu'en Iran, ou encore en Anatolie. Dans cet ouvrage, deux contributions évoquent, l'une, les représentations liées aux vents dans plusieurs espaces français, l'autre, les représentations liées à la chasse à la palombe dans un milieu traditionnel. Une note informative dresse un état des lieux des zones humides. Et un débat s'ouvre sur l'auto-organisation des espaces historiques.
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Nombre de pages
190
Date de parution
13/11/2006
Poids
478g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713220999
Titre
Etudes rurales N° 177 : Territoire rural : pratiques et représentations
Auteur
Chouquer Gérard ; Poinsot Yves ; Hervouet Ronan ;
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
478
Date de parution
20061113
Nombre de pages
190,00 €
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L'heure est au dérèglement de la nature. Au-delà de l'épuisement de la biodiversité, du réchauffement climatique et de l'appauvrissement des ressources, les années 1990 voient émerger un nouveau concept : la " prolifération " du vivant. Ce concept modifie le statut des espèces : tantôt nobles tantôt indésirables, tantôt " manne " tantôt " ennemies ", tantôt autochtones tantôt allochtones. C'est à travers bestiaires (lapins, goélands, criquets, éphémères, chenilles) et herbiers (algue, jussie, vase, prunus) que se déclinent ces " proliférantes natures ". Elles font l'objet de controverses entre experts, agriculteurs, aménageurs et usagers. Elles deviennent un véritable enjeu de société et nous invitent à relire notre histoire de la nature, tant d'un point de vue savant et politique que d'un point de vue vernaculaire. Ancrées dans le mythe du jardin d'Eden, ces " invasions biologiques " disent les paradoxes, si ce n'est les limites, de la gestion du vivant. Au moment où les dispositifs techniques d'exploitation de la nature sont en perte de vitesse tout en demeurant les fondements inébranlables de la société occidentale, l'homme semble être à la recherche d'un réenchantement du monde. Face à ces " invasives ", les imaginaires contemporains oscillent entre espoirs et doutes, rêves et peurs. Ce numéro envisage successivement les taxonomies, controverses et mythologies engendrées par une nature qui nous échappe.
Pour construire ce numéro anniversaire nous sommes partis du constat que, cinquante ans après la création d'Etudes rurales, la ruralité signifiait toujours quelque chose de majeur pour une part importante de l'humanité. Toutefois la façon dont les problèmes se présentent aujourd'hui nous incite à ouvrir un nouveau chapitre dans l'histoire de la revue, chapitre plus délibérément tourné vers les grandes interrogations contemporaines. La ruralité requiert de nouveaux regards. En effet, les questions se posent désormais dans des termes mobiles et avec davantage d'acuité que dans les années 1960. Les auteurs que nous avons sollicités nous permettent de penser les alternatives de façon alternative et de saisir "les Suds" dans toute leur dimension. Ils nous aident à appréhender le foncier à travers le nouveau commerce des terres et la reconnaissance des droits coutumiers, à réfléchir sur la brevetabilité et la commercialisation du vivant, à redéfinir la place actuelle des petites exploitations, à repenser la parenté. Ces différentes contributions révèlent qu'à la diagonale des peuples et des lieux se superpose la diagonale des connaissances et des rationalités. Tel est le sens du rural aujourd'hui.
De plus en plus de travaux s'accordent pour dire que les animaux tiennent compte des comportements et des pratiques des hommes et adaptent leurs conduites en conséquence. Ils sont donc agents, voire acteurs. Ces ajustements reposent sur une mémoire générationnelle et des formes de transmission difficiles à analyser. Les disciplines, qu'il s'agisse de psychologie, d'éthologie cognitive ou d'anthropologie, peinent à les saisir. Peut-on parler au nom d'êtres naturellement dépourvus de langage ? Tout l'enjeu est alors d'accéder à un point de vue qui n'est pas celui de l'homme. Les outils dont nous disposons sont l'observation, bien sûr, mais, plus intimement aussi, la perception et les affects. La question du travail, du genre et, plus généralement, de la transmission culturelle des formes est-elle pertinente s'agissant de sociétés non humaines ? Les méthodes et les concepts des sciences humaines et sociales sont-ils adaptés à l'étude des sociétés animales ? Sans éluder les difficultés que fait naître cette épistémologie en miroir, ce numéro explore le champ des sociabilités animales.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.