« Les définitions des ?guerres de basse intensité? menées par les États-Unis et celles du terrorisme sont presque identiques. Conçu comme l'utilisation de moyens coercitifs dirigés contre des populations civiles afin d'atteindre des visées politiques, religieuses ou autres, le terrorisme n'est donc qu'une composante de l'action des États. Plus nous pouvons imputer de crimes à nos ennemis, plus nous sommes indignés ; plus notre responsabilité y est importante ? et plus nous pouvons les faire cesser ?, moins nous nous y intéressons. Contrairement aux grandes déclarations, il n'est pas vrai que ?le terrorisme, c'est le terrorisme. Il n'y en a pas de deux sortes?. Il en existe manifestement deux : le leur et le nôtre. Et cela ne vaut pas seulement pour le terrorisme. » Une première version de ce livre est parue en 2001. Dix ans après,les attentats du 11-Septembre, les États-Unis exécutent Ben Laden. Cinq ans plus tard, la France entre à son tour dans la « guerre contre le terrorisme », bombardements à l'extérieur, état d'urgence et lois d'exception à l'intérieur. Après avoir analysé le contexte historique international des attentats, l'auteur discute de la politique des démocraties occidentales au regard des principes du procès de Nuremberg. N'y a-t-il pas incompatibilité entre la justice internationale et l'immunité que s'accordent les grandes puissances ... Linguiste, Noam Chomsky est professeur émérite au Massachusetts Institute of Technology (MIT, Boston). Parallèlement à sa prestigieuse carrière universitaire, il est mondialement connu pour ses engagements politiques et sa critique de la politique étrangère des États-Unis. Les lecteurs coutumiers des analyses de Noam Chomsky retrouveront sans doute dans ce petit livre la plus grande part des faits à la base de son inlassable observation de la politique étrangère des grandes puissances. Faits historiques qui, pour ne pas être confidentiels, sont à peu près absents des déclarations des gouvernements et des médias officiels. L'occultation de ces faits est en effet indispensable pour maintenir l'adhésion des populations à la poursuite des politiques des grandes puissances. Et le rappel de ces faits dérangeants - dont la liste s'allonge sans cesse (les mêmes raisons du plus fort produisant les mêmes effets sur les plus faibles) - constitue la tâche de toutes celles et tous ceux qui veulent regarder derrière le voile du discours dominant. Activité préalable à tout projet de changement social. « Ces faits ont été complètement effacés de l'histoire. Il faudrait quasiment les crier sur tous les toits », faisait remarquer Noam Chomsky à Greg Ruggiero lors de la première édition de ce livre. Dix ans plus tard, pour cette réédition, le monde n'ayant pas changé, ce programme non plus.
Date de parution
17/11/2016
Poids
134g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782748902921
Titre
Autopsie des terrorismes
Auteur
Chomsky Noam
Editeur
AGONE
Largeur
110
Poids
134
Date de parution
20161117
Nombre de pages
0,00 €
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La pratique de Noam Chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser." C'est en ces termes que David Barsamian présente la série d'entretiens qu'il a menés avec Noam Chomsky entre mai 1998 et juin 2000, ajoutant: "Il ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir." Voir ou comprendre quoi? L'impérialisme américain, d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. Les ressorts psychologiques et lexicaux de la "fabrication de l'assentiment" dans le monde. Mais aussi la signification des événements de Seattle, le fonctionnement de l'ONU et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas Pinochet, le fondement de l'économie capitaliste depuis les années 1970... Derrière le Chomsky politique se manifeste le linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néo-libérale de faire passer les vessies pour des lanternes... Captivantes et terriblement lucides, les réflexions de Noam Chomsky nous donnent cependant quelque raison d'espérer. A les lire, on a enfin l'impression de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
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Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?