Guerre nucléaire et catastrophe écologique. Entretiens avec Laray Polk
Chomsky Noam ; Polk Laray ; Izoard Célia
AGONE
15,00 €
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EAN :9782748902044
Tout écologiste sérieux est sûrement d'accord pour dire que sauver les baleines ne va pas au fond du problème, et qu'occuper des plateformes pétrolières est au mieux une tactique pour attirer l'attention sur des causes plus profondes. Le mouvement écologiste doit établir les liens qui s'imposent entre justice environnementale, sociale et économique. En plus d'être ceux qui (comme d'habitude) souffrent le plus, les pauvres sont aussi souvent à l'origine des actions qui s'attaquent aux véritables racines du problème. Ainsi, lors du Sommet du peuple (Bolivie, 2010) a été rédigée une « Déclaration universelle des droits de la Terre Mère », où les peuples indigènes du monde entier s unissent contre la quête de profits prédatrice et auto-destructrice menée par les riches. Le patronat américain a fait preuve d'une franchise admirable en annonçant publiquement qu'il organisait de gigantesques campagnes de propagande pour convaincre le public d'ignorer l'actuelle destruction de l'environnement, ce qui devient pourtant assez difficile même pour les plus aveugles. Dans ce livre d'entretiens, Noam Chomsky se penche pour la première fois sur les menaces nucléaires et les catastrophes environnementales qui pèsent sur le monde. À travers des thèmes tels que les dangers (y compris environnementaux) de la guerre nucléaire, l'industrie des énergies renouvelables ou encore les mouvements conservateurs qui s'opposent à toute réglementation environnementale, il revient sur l'urgence de renforcer les liens entre luttes écologistes, exigences démocratiques et justice sociale.
Nombre de pages
190
Date de parution
13/03/2014
Poids
204g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748902044
Titre
Guerre nucléaire et catastrophe écologique. Entretiens avec Laray Polk
Auteur
Chomsky Noam ; Polk Laray ; Izoard Célia
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
204
Date de parution
20140313
Nombre de pages
190,00 €
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La pratique de Noam Chomsky, c'est de vous dire ce qu'il pense, pas ce que vous devez penser." C'est en ces termes que David Barsamian présente la série d'entretiens qu'il a menés avec Noam Chomsky entre mai 1998 et juin 2000, ajoutant: "Il ne se contente pas de maudire l'obscurantisme, il allume une bougie pour que nous puissions y voir." Voir ou comprendre quoi? L'impérialisme américain, d'abord, qu'il démonte avec une remarquable acuité - de l'éradication des résistances sud-américaines au contre-terrorisme. Les ressorts psychologiques et lexicaux de la "fabrication de l'assentiment" dans le monde. Mais aussi la signification des événements de Seattle, le fonctionnement de l'ONU et des cours internationales de justice, notamment à propos du cas Pinochet, le fondement de l'économie capitaliste depuis les années 1970... Derrière le Chomsky politique se manifeste le linguiste, insistant sur la détérioration et la falsification du langage, moyen pour une certaine idéologie néo-libérale de faire passer les vessies pour des lanternes... Captivantes et terriblement lucides, les réflexions de Noam Chomsky nous donnent cependant quelque raison d'espérer. A les lire, on a enfin l'impression de comprendre le monde dans lequel nous vivons.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?