La Règle et le Modèle sur la théorie de l'architecture et de l'urbanisme
Choay Françoise
SEUIL
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EAN :9782020300278
Toutes les cultures urbaines ont produit des écrits sur la ville et l'architecture. Mais - le sait-on ? - c'est en Occident qu'est apparu, pour la première fois, au XVème siècle, un discours théorique qui prétend fonder sur sa seule autorité les procédures d'engendrement du monde bâti. Ce discours "instaurateur" a, depuis, envahi la planète. Nous avons oublié qu'il fut insolite, voire scandaleux. Sous la forme des "théories d'urbanisme", il nous semble désormais aller de soi. Banalité fallacieuse. La Règle et le Modèle s'attache à le démontrer à travers la singularité des textes instaurateurs. Ainsi découvre-t-on que deux livres inauguraux, qui sont devenus les paradigmes des traités d'architecture et des utopies, le De reaedificatoria (1452) d'Alberti et l' Utopie (1516) de Thomas More, déterminent aujourd'hui encore la démarche des théories d'urbanisme. Ils ne lui ont pas seulement légué deux procédures opposées : la règle générative albertienne, ouverte à la demande et même au désir des utilisateurs, mais d'un usage précaire et périlleux ; le modèle spatial moréen, qui continue d'imposer presque partout l'ordre totalitaire de l'utopie. Davantage : la rationalité de surface dissimule, ici comme là, des formes textuelles apparentées au mythe et avec lesquelles, en dépit de ses prétentions scientifiques, la théorie d'urbanisme n'a jamais rompu. Découverte essentielle, qui devrait nous aider à renouveler la problématique de l'édification et nous réinviter, du même coup, à l'action.
Nombre de pages
382
Date de parution
19/09/1996
Poids
375g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020300278
Titre
La Règle et le Modèle sur la théorie de l'architecture et de l'urbanisme
ISBN
2020300273
Auteur
Choay Françoise
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
375
Date de parution
19960919
Nombre de pages
382,00 €
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Depuis quand, pourquoi et comment, conserve-t-on les édifices du passé? La notion de « patrimoine » est-elle appropriée? Au Moyen Âge, on n'hésite pas à utiliser les pierres des temples romains pour construire des édifices nouveaux. Personne ne s'en offusque: on n'attache pas un prix particulier à la conservation des constructions du passé. On ne considère pas qu'elles constituent un patrimoine historique, qu'il faut préserver. Le contraste est frappant avec notre époque, où ce terme de patrimoine est devenu un mot clé de notre société mondialisée. Or, sa signification est loin d'être claire, comme le montrent les textes ici réunis. Cette anthologie regroupe en effet les documents essentiels, qui du XIIe au XXe siècle, nous permettent de comprendre comment a émergé et s'est développé le souci de la préservation des édifices; mais surtout les confusions et les amalgames dangereux qui sont attachés à la notion de « patrimoine », omniprésente aujourd'hui. Se voulant engagée, l'anthologie est précédée par une introduction fondatrice où Françoise Choay désigne le combat qu'il faut mener, en cette époque de mondialisation, contre tout ce qui tend à transformer notre cadre bâti en simple objet de profit, ou de musée. Professeur émérite, Françoise Choay a notamment enseigné à Paris, en Belgique, en Italie et aux Etats-Unis. Figure majeure de la réflexion contemporaine sur la ville, elle est notamment l'auteur de La Règle et le Modèle (1980) et L'Allégorie du patrimoine (1992). Son?uvre rappelle à une époque qui l'oublie toujours davantage la dimension anthropo
Victor Hugo avec Claude Lévi-Strauss ? Qu'est-ce à dire ? Hugo n'est pas seulement notre poète national. Avec Lévi-Strauss, mais aussi avec Jakobson, Saussure, Benveniste, Günther Anders ou Legendre, il est un contributeur majeur de la pensée des XXe et XXIe siècles, aux avant-postes de l'anthropologie et de la linguistique actuelles. C'est ce que démontre ici Françoise Choay dont l'argumentation vigoureuse et stimulante nous aide à penser les conséquences de la mondialisation du double point de vue : et de notre identité nationale, et de notre appartenance à l'espère humaine.
Pourquoi le patrimoine historique, architectural et urbain a-t-il conquis aujourd'hui un public planétaire ? Pourquoi sa connaissance, sa conservation et sa restauration sont-elles devenues un enjeu pour les Etats du monde entier ? Ni sa valeur pour le savoir et pour l'art, ni son rôle attractif dans nos sociétés de loisirs ne constituent des explications suffisantes. La recherche d'une réponse, qui engage plus profondément la nature de cet héritage dans son rapport avec l'histoire, la mémoire et le temps, passe, pour Françoise Choay, par une remontée aux origines, une archéologie des notions de monument et de patrimoine historiques. Cette investigation, poursuivie sur plus de cinq siècles, éclaire le culte actuel du patrimoine, ses excès, découvre ses liens profonds avec la crise de l'architecture et des villes. Ainsi, précieux et précaire, notre héritage architectural et urbain apparaît allégoriquement dans un double rôle : miroir dont la contemplation narcissique apaise nos angoisses, labyrinthe dont le parcours pourrait nous réconcilier avec ce propre de l'homme, aujourd'hui menacé : la compétence d'édifier.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
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