Un authentique et drolatique témoignage du Yiddishland Un récit écrit en franco-russo-yiddish par Zelman Retchitsky et remis en français, approximatif dit-elle, par sa petite fille Syla Chliamovitch. Un récit rédigé par un immigré qui, au soir de sa vie, se remémore sa jeunesse en Ukraine à l'époque des pogroms. Un récit qui nous est offert deux générations plus tard avant que ne se perde la mémoire du Yiddishland disparu. Un texte pétri d'humour juif, d'espoir et d'humanité. Le témoignage d'un Juif errant ballotté par les soubresauts de la Russie tzariste finissante. Confronté à l'antisémitisme, à la prison, à l'armée, aux milieux anarchistes, au syndicalisme, à la misère, le héros a des airs de Candide, l'optimisme chevillé au corps. Depuis son shtetl et après moult tribulations, il réussit à s'extirper du pays pour débarquer dans le Pletzl, le quartier juif du Paris de la Belle Epoque où enfin il peut déposer ses valises.
Nombre de pages
271
Date de parution
22/03/2022
Poids
370g
Largeur
149mm
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EAN
9782383500001
Titre
Le vagabond d'Ukraine. Ou les tribulations d'un petit Juif du Dniepr
Comment on devient un eminent latiniste quand on est le fils d’un “juif de Kippour”Gerard Salamon est un enfant de la Republique, un de ces hussards qui croit en nos valeurs communes et les a fait vivre au quotidien. Il nous offre ici des lecons de vie, une centaine de petite saynetes qui, de son enfance aux jurys de concours, parsement un parcours hors du commun. Petit garcon dans les annees cinquante du Paris populaire du XVIIIe arrondissement, ne dans une famille juive ayant survecu a la Shoah, il semble avoir garde tout au long de sa vie la bienveillance et l'humour caustique qui le caracterisent. Des vacances en deux-chevaux aux bancs de la fac de Vincennes, du kibboutz a Normale Sup, des stations huppees de sport d'hiver aux campings bucoliques, du service militaire aux ruines de Sicile ou des lycees de banlieue aux tatillons services du ministere de l'Interieur, Gerard Salamon nous plonge dans des atmospheres vecues et nous confronte a des situations cocasses revelatrices de nos contradictions et petits travers. On rit et on sourit a la lecture des peripeties de cet homme aussi droit que genereux, jamais dupe de lui- meme et nourri de trois cultures : republicaine, juive et latine.
Une intellectuelle juive rassemble les debris d’un monde englouti. Tout commence dans le ghetto. Tout commence a Slonim, en actuelle Bielorussie. En un an et demi d'occupation, les nazis y massacrent pres de 30 000 juifs. Parmi eux figuraient des tres proches d'Elise Marienstras. Mais comment parler d'un lieu quand il n'existe plus ? d'une epoque quand elle s'est evanouie ? de Slonim quand il n'en subsiste que quelques images qu'il faut exhumer, autrement dit presque rien ? Slonim est ?un symbole plus qu'un objet, une evocation plus qu'un souvenir, un mythe plus qu'une realite?. Cette realite, Elise Marienstras tente de la reconstruire au fil du recit de sa vie. Derriere les souvenirs et les evenements se deploie l'itineraire d'une intellectuelle juive, du ghetto au neuvieme arrondissement de Paris, du kibboutz des debuts d'Israel aux amphitheatres de la New York University. Des visages entrevus ? celui d'Elie Wiesel, persuade d'avoir rencontre, au detour d'une rue parisienne, l'un de ses anciens compagnons de camp ? aux evenements traverses ? mai 68 dans les defiles, la ferveur communiste et les desillusions inevitables ? c'est tout un pan de l'histoire du XXe siecle que le lecteur arpente. Sans oublier l'histoire d'un couple : Elise et Richard. Mais Slonim n'est jamais loin. Ce texte touffu, souvent intime, toujours subtil, se penche sur les blessures que l'Histoire laisse dans son sillage. Les temoignages emergent du brouillard. Ceux qui survivent a la destruction et a la negation des hommes portent, malgre eux, le poids de visages et de mondes engloutis.
1878. Zola, auréolé du scandale de L'Assommoir, a une ambition : écrire le roman de ces courtisanes qui mettent le Tout-Paris à leurs pieds. Lui qui est si pudique veut raconter les choses de l'amour. Il a déjà le titre, Nana, ne lui manque que la chair. Alors il se renseigne, il cherche, il interroge. Ce soir-là, il a rendez-vous chez la plus célèbre d'entre toutes les courtisanes : Valtesse de la Bigne. Un scandale à elle seule, une idole. Un modèle, et ce sera celui de son roman, c'est certain. Mais que Zola a-t-il retenu de cette rencontre en forme de dîner, qu'a-t-il vraiment compris de Valtesse ? Est-il seulement parvenu jusqu'à la chambre de la courtisane et a-t-il réellement vu son lit qu'il décrit en détail, cet "autel où Paris viendrait admirer sa nudité souveraine" ? Bref, que s'est-il passé ce soir-là, à cette table aux sept convives, pour qu'à la parution de Nana, Valtesse qualifie son alter ego romancé de "vulgaire catin"? Carole Wrona trousse ici un roman rusé, savoureux et parfaitement documenté, donnant vie à une page d'histoire littéraire avec ce dîner où Zola construisit l'un des personnages féminins les plus célèbres de la littérature française. Jouant de la profusion et de la confusion des sources, elle entraîne son lecteur non seulement dans la chambre, mais surtout dans la tête de Valtesse de La Bigne, cocotte pleine d'esprit - à Dumas fils, voulant franchir le seuil de sa chambre, elle lance : "Cher Maître, ce n'est pas dans vos moyens" - et qui n'eut d'autre choix que de marchander son corps pour s'arracher aux déterminismes de son temps. Se révèle alors une inattendue joute intellectuelle entre l'écrivain et la courtisanne, rendant à Valtesse ce qui manque le plus cruellement à Nana : l'intelligence de son sexe.
Un adolescent au passé révolutionnaire tente d'échapper à la répression des dictatures.Fredo est un jeune lycéen bercé par les discours de Salvador Allende et sa ?voie chilienne vers le socialisme?. Face à la contre-révolution qui guette, lui et ses amis se mobilisent tant bien que mal pour défendre la gauche au pouvoir. Or, le matin du 11 septembre 1973, alors que Fredo projetait de bloquer son lycée, son monde s'écroule. Le général Pinochet s'empare du pouvoir et plonge le pays dans une guerre civile. L'effervescence d'un rêve d'avenir laisse brutalement place aux sombres heures d'un cauchemar sans fin. Le quotidien de Fredo, comme celui de nombreux militants chiliens de gauche, change radicalement. Délations, intimidations répétées, arrestations arbitraires, voire emprisonnements et tortures, la vie devient un véritable enfer. Considéré comme ?subversif? par la junte, Fredo ne peut se défaire de cette étiquette. Une seule solution s'offre à lui : l'exil. Alfredo Pena-Vega met en récit dans ce livre toute l'ampleur et la difficulté de sa traversée. Fuyant une dictature pour une autre, ce jeune ado n'est à l'abri nulle part. De la tempête de neige des Andes aux nuits hivernales passées dans les rues de Buenos-Aires, Fredo résiste à la dictature comme il résiste au froid. Il apprend à survivre, apatride, en paria. Ses multiples péripéties sont entrecoupées d'épisodes lyriques et de réflexions parfois mélancoliques. Que faire lorsqu'on appartient au camp des vaincus ? Souffrir pour une cause perdue en vaut-il la peine ? À l'heure où la peste brune menace à nouveau de contaminer toute l'Europe, Mes nuits d'exil offre un tragique aperçu des réalités d'une telle épidémie et peut servir d'avertissement pour l'endiguer à temps.