Un authentique et drolatique témoignage du Yiddishland Un récit écrit en franco-russo-yiddish par Zelman Retchitsky et remis en français, approximatif dit-elle, par sa petite fille Syla Chliamovitch. Un récit rédigé par un immigré qui, au soir de sa vie, se remémore sa jeunesse en Ukraine à l'époque des pogroms. Un récit qui nous est offert deux générations plus tard avant que ne se perde la mémoire du Yiddishland disparu. Un texte pétri d'humour juif, d'espoir et d'humanité. Le témoignage d'un Juif errant ballotté par les soubresauts de la Russie tzariste finissante. Confronté à l'antisémitisme, à la prison, à l'armée, aux milieux anarchistes, au syndicalisme, à la misère, le héros a des airs de Candide, l'optimisme chevillé au corps. Depuis son shtetl et après moult tribulations, il réussit à s'extirper du pays pour débarquer dans le Pletzl, le quartier juif du Paris de la Belle Epoque où enfin il peut déposer ses valises.
Nombre de pages
271
Date de parution
22/03/2022
Poids
370g
Largeur
149mm
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EAN
9782383500001
Titre
Le vagabond d'Ukraine. Ou les tribulations d'un petit Juif du Dniepr
La vie d'une pionnière de la transidentité dans les cabarets parisiens Fétiche n'est pas née Fétiche. Elle n'est pas non plus née Marie-Pierre, mais Serge. Le petit garçon battu qui rêve d'être une fille se mue en un jeune homme débrouillard qui a l'audace de quitter sa petite ville du Nord pour participer à une tournée de chanteurs. Repéré, il réussit à gagner Paris, où la vie nocturne des cabarets lui accorde ce qui, à l'époque, paraît impensable : pouvoir s'exprimer enfin et devenir cette délicieuse blonde répondant au nom de Fétiche qui fera fantasmer une génération de femmes et d'hommes sur les planches des cabarets, aux côtés de Bambi et Coccinelle. Légende du Carrousel, Fétiche narre d'une écriture vive, sincère et toujours élégante ses combats pour échapper aux turpitudes de son milieu et imposer sa silhouette féminine dans une société corsetée jusqu'à l'étouffement. Elle se remémore ses amours en tous genres, ses folles nuits à Paname, ses tournées qui la mèneront jusqu'au Japon puis sa collaboration avec Pascal Sevran et le monde de la chanson, sans rien cacher des tragédies qui émaillent une vie où le glamour côtoie les désillusions, où l'humiliation se le dispute à la superbe. A l'heure où les droits LGBT+ sont de plus en plus remis en cause, les mémoires de cette pionnière de la transidentité - elle fut la première mannequin trans, défilant pour Jacques Esterel - offrent une bouffée d'air indispensable et de quoi redonner espoir à tous ceux qui redoutent de s'assumer tels qu'ils sont.
L'hommage d'un fils à sa mère, un récit intime, comme un conte philosophique, où il tutoie la femme qui l'a adopté, comme 11 autres enfants du monde entier. Nous laissant pénétrer l'enfance misérable de Joséphine, ses mariages chaotiques, les 1001 chemins qu'elle emprunte pour être enfin reconnue comme artiste, ses combats pour l'émancipation des Noirs, dans la Résistance, son rêve accompli d'une "Tribu arc-en-ciel ; Jean-Claude Bouillon-Baker nous donne littéralement à entendre la voix de sa mère. Regorgeant d'anecdotes et de révélations personnelles, comme les échanges entre Joséphine et Golda Meir, l'ouvrage nous fait entrer dans l'intimité de l'artiste, retrace l'atmosphère de ses lieux de vie et de moments précis, dans leur banalité quotidienne ou leur caractère extraordinaire. Ces souvenirs impressionnistes d'un enfant puis d'un jeune homme forment un éclairage unique sur les combats de Joséphine Baker mais aussi sur ses revers, d'une parole blessante de De Gaulle jusqu'à la tristesse des derniers jours passés dans ce paradis qu'étaient les Milandes. Mais c'est sa foi inébranlable en l'être humain, alimentée d'un exceptionnel rayonnement du coeur, qui la conduira jusqu'au Panthéon.
Quand la plume guérit du violUn jeune homme pédophile. Une enfant de six ans victime d'un cousin, isolée dans son calvaire. La récurrence du traumatisme. L'aveuglement de l'entourage. Une histoire malheureusement trop banale mais une écriture qui prend au ventre, dont on ne sort pas indemne. Une sincérité rare. L'adulte raconte à la troisième personne la petite fille qu'elle était puis analyse cliniquement les cicatrices de son présent. L'ouvrage se conclut sur une adresse à son bourreau. Ce livre est salutaire pour les victimes emmurées dans une culpabilité infondée, pour les proches d'une victime qui n'osent pas parler, les amis de victimes qui ne savent pas comment les aider, les professionnels de la santé qui souhaitent découvrir une autre approche du sujet. Ce livre est une preuve que l'on peut se libérer de la prison dans laquelle le viol vous enferme à double tour. Le cheminement de l'écriture en témoigne, progressant vers la première personne du singulier, vers la reconnaissance du statut de victime, vers sa libération. Les mots s'alignent sans haine, sans virulence, avec uniquement chevillée au corps cette volonté de transmettre, d?être la chance d'autrui.Notes Biographiques : Virginie Hoarau s'exprime aussi à travers le théâtre et la conception graphique.
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