Qui est Victor Boris Chklovski ? A s'en tenir à ses biographies, ce fils d'instituteur, né en 1893 à Saint-Pétersbourg, où il voit son premier texte publié par la revue Viesna (Printemps) et à dix-neuf ans sa première plaquette, Le Sort de plomb (1914), se définit aujourd'hui par plus de cinquante ouvrages, sans compter de nombreux scénarios cinématographiques (il fut le collaborateur d'Eisenstein, Poudovkine, Dovjenko) et de milliers d'articles. Mais tout cela laisse incomplète l'image du jeune homme qu'il fut, à un moment de feu du monde, à ce moment où nous le prenons avec Voyage sentimental qui n'emprunte pas pour rien son titre à Lawrence Sterne, quand c'est encore la guerre, à la veille des jours de février 1917... Et cela, le livre le raconte pour nous, ce livre où l'homme est lâché dans les événements au jour le jour, sans que le personnage qui parle sache encore rien de ce qu'il faudra plus tard penser de ce à quoi il assiste ou prend part.
Nombre de pages
240
Date de parution
10/01/1964
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070214358
Titre
Voyage sentimental
Auteur
Chklovski Victor ; Pozner Vladimir
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
19640110
Nombre de pages
240,00 €
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«Un roman épistolaire réclame une motivation : qu'est-ce qui oblige les gens à correspondre ? L'explication habituelle, c'est l'amour et la séparation. Je l'adoptai dans un de ses aspects particuliers : les lettres sont écrites par un homme amoureux d'une femme qui n'a pas de temps à lui consacrer. D'où la nécessité d'un nouveau détail : l'essentiel du livre ne concernant pas la passion, j'eus recours à l'interdiction de parler d'amour. Il en résulta ce que j'exprimai dans le sous-titre : Lettres qui ne parlent pas d'amour.».
Né dans une famille de riches marchands dans la toute-puissante Venise du XIIIe siècle, Marco Polo s'embarque à dix-sept ans, avec son père et son oncle, pour un voyage qui lui fera traverser l'Asie, en passant par la Mongolie, pour atteindre Pékin en 1275.Il apprend la langue mongole et séjourne en Chine pendant seize ans, durant lesquels il est chargé de nombreuses missions dans le pays. A son retour à Venise en 1295, Marco Polo participe à la bataille de Curzola, où il est fait prisonnier par le Génois. C'est pendant sa captivité qu'il dicte à l'un de ses compagnons le récit de ses voyages, un des tout premiers témoignages occidentaux sur l'Asie et l'Extrême-Orient.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.