Né à Shanghai en 1935, Hsiao Chin est le fils d'un célèbre musicien. En 1949, il part vivre à Taïwan et entre en 1952 dans l'atelier de Lee Chun-Shan où il suit l'enseignement du maître pendant quelques années. En 1956, il participe activement à la fondation du Ton Fan Group et obtient une bourse d'étude lui permettant d'étudier l'art en Espagne. Alors qu'à cette époque les informations sur l'art contemporain occidental sont encore très sommaires à Taïwan, Hsiao Chin envoie régulièrement des articles qui sont publiés dans un journal de Taipei, le United Daily News. Il correspond aussi régulièrement avec les artistes du Ton Fan Group, dont il reste très actif malgré son éloignement. En 1959, il s'installe à Milan où il fonde le Punto Group, et se lie d'amitié avec Lucio Fontana. Il part vivre aux Etats-Unis entre 1967 et 1972, enseigne la peinture dans différentes écoles prestigieuses et rencontre des artistes tels que Mark Rothko et William De Kooning. En 1973, Hsiao Chin retourne vivre à Milan. Une grande rétrospective de son oeuvre a lieu au musée de Kaohsiung à Taïwan en 2010. Les Couleurs du zen est édité à l'occasion de l'exposition éponyme qui se tiendra au musée national des Arts asiatiques - Guimet au printemps 2019. Ce catalogue présente une cinquantaine d'oeuvres de l'artiste, datées entre 1956 et 2015. Le format à l'italienne donne la part belle à l'image, mettant ainsi en valeur les encres sur toile, sur papier ou encore les peintures à l'acrylique de l'artiste. Au cours de sa vie Hsiao Chin s'intéresse de plus en plus à la représentation de l'infini. Il tente de capturer le cosmos dans des oeuvres minimalistes, en utilisant des formes régulières, souvent circulaires, aux contours mouchetés. S'appuyant sur des symboles spirituels partagés par les civilisations orientales et occidentales, il s'attache à retranscrire ces idéologies et cherche à affiner les représentations de la beauté avec une grande simplicité. Ces oeuvres d'art contemporain, aux couleurs vives et franches et aux motifs géométriques, alternent avec des toiles plus douces, directement inspirées des estampes japonaises.
Dix ans après Taïwan, Ile de mémoires (Tigre de papier, 2011), qui présentait la diversité et ta richesse des dynamiques mémorielles de la société taïwanaise, ce sont maintenant les liens créés par ces multiples formes de retour sur le passé que nous explorons dans Les liens de la mémoire. Au-delà de ce qui sépare et distingue, nous souhaitons interroger ce qui permet de faire relation dans un processus d'identification communautaire. La première partie de cet ouvrage s'intéresse à La mémoire dans l'amplitude et la profondeur du lien qu'elle nous amène à tisser au "présent éternel" (selon l'acception de Pierre Nora). Ce lien est ensuite analysé au travers d'une déclinaison de temporalités marquées par la vitalité des diffluences générationnelles. Enfin, c'est avec la nostalgie que se clôt notre ouvrage, dans le sens des liens formés avec des lieux, des espaces, des temps et qui, par le souvenir ou l'investissement créatif, apaisent les inquiétudes suscitées par l'approche de la vieillesse ou la difficile séparation d'avec le proche et le familier.
A 8 ans, tu es presque aussi grand que cinq fois ce livre... mais quatre fois plus petit qu'une girafe, elle-même vingt fois plus petite qu'un séquoia de Californie ! Lequel est minuscule, comparé à la hauteur des gratte-ciels, à l'altitude de l'Everest, à la distance nous séparant de la lune, des étoiles, des galaxies, et, plus loin encore, des confins de l'Univers... Avec ses illustrations spectaculaires, cet album met en évidence les échelles ahurissantes de l'univers. Par le biais de comparaisons accessibles aux lecteurs de tous âges, son auteur rend ainsi compte d'un sujet tout à la fois complexe et fascinant. Complété par trois doubles pages permettant d'approfondir ces notions, ce livre suscitera un intérêt immédiat auprès des enfants désireux de trouver réellement leur place dans l'univers et de faire leurs premiers pas en astronomie.
Si le Tai Chi représente le tronc de l'arbre de la connaissance de la guérison par l'énergie Chi, alors le Chi Kong en représente les racines, et l'un ne peut s'épanouir sans l'autre". Le Tai Chi-Chi Kong enseigne au débutant - adulte et enfant - par la compréhension du Tai Chi et du Chi Kong, à développer à la fois les racines et le tronc de cet arbre. L'objectif est d'atteindre un équilibre du coeur, du corps, du mental, de l'esprit et de Votre enfant dort mal ? Les difficultés liées au sommeil révèlent souvent une réelle souffrance. Et en tant que parents, il n'est pas toujours facile de trouver les mots qui apportent soutien et réconfort. Après une approche globale du développement de l'enfant, cet ouvrage propose de mieux comprendre le sommeil et les différents troubles qui y sont associés : insomnies, terreurs nocturnes, somnambulisme... Pour accompagner les parents, souvent démunis face à un enfant qui ne dort pas, des solutions sont suggérées pour chaque problème rencontré. Charlotte Moreau, docteur en psychologie, enseigne à l'université Paris V et exerce dans la protection de l'enfance.
Traduit de l?anglais par Sylvie Taussig. Publication originale: Scribner (Etats-Unis), 2007. Confucius est à la Chine ce que Socrate est à la pensée occidentale. Figure incontournable du sage, il fut aussi très impliqué dans la vie politique. Si bien qu?une biographie intellectuelle de Confucius se doit d?être aussi la biographie d?un homme d?action: conseiller politique à plusieurs reprises, il se consacra parallèlement à l?enseignement, même s?il ne revendiquait aucun disciple. Il vécut aussi quatorze années d?errance, épisode quelque peu mystérieux qu?Annping Chin resitue dans l?époque. Le grand mérite de cette biographie est de brosser un Confucius incarné, loin de tout exotisme et de toute hagiographie. Ce faisant, Annping Chin guide également le lecteur dans un moment peu connu de l?histoire de la Chine et dresse le portrait d?un Confucius « neuf », ce Confucius redevenu central dans la Chine d?aujourd?hui.
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack