A la fois peintre et graveur, Jean-Michel Alberola est né en 1953 à Saïda (Algérie) d'une famille originaire d'Espagne qui s'installe en France en 1962. Il acquiert sa notoriété artistique lors de l'exposition collective Finir en beauté qui, en 1981, consacre la naissance de la figuration libre. Puisant son inspiration dans l'histoire de l'art, l'artiste convoque aussi bien la Renaissance que le modernisme et revendique la double filiation de Marcel Duchamp et de Marcel Broodthaers. Chaotiques comme notre monde, les réalisations d'Alberola reposent sur la fragmentation, le morcellement, l'effacement, le vide. Elles offrent au regard des éléments épars (objets, visages, mains.) comme autant de signes à interpréter. Fondées sur l'assimilation et l'association d'idées, ses ouvres exigent de longs mois d'élaboration avant de parvenir à ce que l'artiste nomme la " coagulation d'un doute ". Destinées à bousculer les consciences, elles ne se prêtent pas aisément au décryptage. La banlieue Jean-Michel Alberola a abordé l'estampe dans les années 1980, à l'invitation de Piero Cromelynck. Il s'essaye dans un premier temps à la taille-douce, réalisant des gravures dans des gammes de noir-blanc-gris de facture assez classique qui s'inscrivent dans ses recherches plastiques du moment. A la mort de Cromelynck, en 2001, il abandonne la taille-douce et se consacre à la lithographie, technique qui lui permet de prolonger les recherches qu'il mène en dessin et en peinture. Avec Patrick Forest qui va créer les éditions Item, il livre des planches très colorées. L'art du passé constitue souvent le point de départ des travaux de l'artiste dont la production s'oriente autour de grands cycles : série Alba, la crucifixion, les frères Le Nain, travail sur les fragments du corps.. Interrogant le statut de la représentation, de la reproduction, Jean-Michel Alberola a également entrepris d'imprimer lui-même des images au moyen des techniques lithographique, sérigraphique et photomécanique. Très abondante, cette production revêt des formes variées : tracts, livres d'artistes, affiches, détournements d'images etc. Parmi les thématiques les plus fréquemment abordées, on trouve les questions de l'argent, des médias ou le commerce de l'art.
Cet ouvrage contient : Un mot du maire, Josiane Lei Une introduction des commissaires, William Saadé et Céline Chicha-Castex Une biographie de Alain Le Foll, par Joséphine Le Foll Des textes inédits, illustrés : Alain Le Foll, le conteur, Thérèse Willer Alain Le Foll, illustrateur pour la jeunesse, Cécile Boulaire Une brève incursion dans le monde des papiers peints, Marion Neveu Le Dessein d'une vie, une vie de dessins, Céline Chicha-Castex Les porcelaines, notice de Céline Chicha-Castex Elève de, témoignage de Patrice Roy, ancien élève d'Alain Le Foll Des reproduction de plus de 200 oeuvres : Les travaux publicitaires Les illustrations pour les journaux, pour les livres Les arts décoratifs L'oeuvre personnel : dessins, estampes et lithographies Des annexes : Une bibliographie, Céline Chicha-Castex
Chicha-Castex Céline ; Sichel Olivier ; Rolin Oliv
Après des années d?études politiques puis d?architecture, et la révélation de la gravure à l?occasion d?une exposition sur Rembrandt en 1969, il se forme à cet art auprès de Jean Delpech et de Philipe Mohlitz. Son ?uvre imprimée s?inscrit dès le début, dans le courant visionnaire. A partir des années 1980, les sujets fantastiques alternent avec des vues réalistes de ses lieux familiers (l?atelier de l?imprimeur René Tazé, des rues de Paris ou d?Amsterdam?). Outre son profil professionnel, il est réputé dans le grand public pour aimer partager, à travers ses célèbres analyses d'?uvres, sa passion de la peinture. Olivier Rolin a obtenu le Prix Femina pour Port-Soudan en 1994 et le Prix France Culture pour Tigre en papier en 2003.
Bonnard utilisait ses agendas comme carnets de notes et de croquis. Si quelques agendas antérieurs à 1927 ont été perdus, ou sont encore en mains privées, ceux conservés au département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, ont le mérite de présenter un ensemble homogène de dessins croqués sur le vif et d'annotations faites par l'artiste au fil des jours entre 1927 et 1946. Bonnard utilisait des agendas de petites dimensions, «?Bijou?» ou «?Mignon?», qu'il pouvait garder sur lui en permanence et dans lesquels il écrit et dessine presque quotidiennement. L'artiste y consigneait des éléments qui peuvent sembler prosaïques comme la liste des courses, ses rendez- vous. Il notait également quotidiennement le temps qu'il faisait, élément important pour un peintre attentif aux effets de la lumière et le lieu où il se trouvait, lorsqu'il était en déplacement. On trouve également quelques notations artistiques à proprement parler. Ces notations témoignent de la recherche perpétuelle de l'artiste de moyens plastiques aptes à traduire l'émotion. «?Il ne s'agit pas de peindre la vie. Il s'agit de rendre vivante la peinture.?» Ces remarques sont bien plus des intuitions nées de son expérience de peintre que l'énoncé de théories artistiques. Ces agendas renferment surtout de multiples croquis qui permettent d'appréhender sa recherche constante autour des motifs auxquels il s'attache dans ces années. Il notait tout un répertoire de formes qu'il exploitait ou non ensuite dans ses peintures?: nus, portraits, parfois paysages. Les motifs empruntés à son quotidien sont très présents?: portraits de ses proches, animaux domestiques, lieux familiers. Il lui arrivait de tourner autour d'un sujet, jouant sur le cadrage, la composition, sans souci de la couleur. Ses recherches autour des nus à la toilette sont particulièrement révélatrices de cette approche. On assiste ainsi à la genèse des nus dans le bain. On trouve également plusieurs portraits, thème récurrent de son ?uvre notamment à la fin de sa vie. Les paysages, croqués souvent au cours de vacances, sont également nombreux et s'avèrent plus présents que dans ses peintures. Ces dessins permettent à l'artiste de délimiter ses sujets, d'en déterminer les contours et les volumes sans recourir à la couleur. Certains se limitent à quelques lignes traduisant une vision fugace. Les motifs émergent le plus souvent d'une profusion de traits hachurés qui permettent de suggérer l'ombre et le volume, et semblent évoquer les couleurs. Ces carnets permettent de rentrer dans l'intimité de l'artiste et de saisir au quotidien sa perpétuelle quête plastique.
Chicha-Castex Céline ; Rümelin Christian ; Schalho
Ces dernières années, les grandes expositions consacrées à Hans Hartung ont célébré le peintre et le dessinateur mais aussi le photographe, nous permettant, en quelque sorte, de le redécouvrir. On a toutefois facilement oublié que Hartung avait aussi réalisé un ensemble de six cents estampes. Ainsi manquait-il une publication qui rendît justice à son ?uvre gravé en montrant sa diversité et en retraçant son évolution. Ce manque était d'autant plus étonnant que le travail gestuel expérimental était particulièrement important pour l'artiste chez qui gravure et la peinture se sont nourries mutuellement. Le présent ouvrage est né de circonstances multiples. En 2009 et 2010, la Fondation Hartung-Bergman a procédé à trois importantes donations d'estampes respectivement au Cabinet des estampes des musées nationaux de Berlin, au Cabinet d'arts graphiques des Musées d'art et d'histoire de la ville de Genève, et au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France. Dans ce contexte, les trois institutions ont décidé de présenter ces donations non seulement par trois expositions selon des thématiques originales, mais aussi par un ouvrage qui rende compte de l'ensemble. S'ajoute à cette initiative, depuis l'été 2010, la mise en ligne par la Fondation Hartung-Bergman de sa banque de données, consultable par tous sur la page d'accueil de son site; celle-ci comprend le catalogue raisonné des estampes de Hartung, qui a été constitué de 1979 à avril 2005 par Rainer Michael Mason, alors directeur du Cabinet des estampes de Genève, avec l'appui de Geneviève Laplanche et en collaboration avec la Fondation Hartung-Bergman. La présente publication accompagne et illustre cet outil en ligne. Outre trois essais, une présentation de la banque de données en ligne et une bibliographie complète, le volume contient une biographie détaillée qui, pour la première fois, met en lumière la place centrale de la gravure dans la vie et l??uvre de Hartung.
A quoi ressemblait Paris au Moyen Age? Pour satisfaire notre curiosité, nous pourrions relire l'abondante littérature historique consacrée à l'une des plus belles villes du monde, ou survoler "Paris à vol d'oiseau" grâce aux pages mémorables de Victor Hugo dans son Notre-Dame de Paris. La Bibliothèque nationale de France a choisi de donner à voir un florilège exceptionnel de vues de Paris telles qu'elles ont été peintes dans les plus prestigieux manuscrits enluminés qu'elle conserve et qui ont été réalisées par de grands artistes tels Jean Colombe, Jean Bourdichon ou Jean Fouquet, pour les cours princières du XIIe au XVIe siècle. Laissons-nous guider par la plume de l'historien Jean Favier et les minutieuses descriptions de Nicole Fleurier: voici les grands moments de l'histoire de la capitale depuis Dagobert jusqu'à l'arrivée de Jeanne d'Arc devant Paris en 1429; voici des monuments grandioses dont la plupart sont encore debout aujourd'hui comme les hautes tours de Notre-Dame, l'Hôtel-Dieu, ou la flèche de la Sainte-Chapelle; voici enfin, parmi les représentations pittoresques du monde des marchands de l'eau, des orfèvres et des changeurs qui vivent sur les ponts de Paris, le détail croqué sur le vif d'un plongeur nu sautant d'une barque pour se baigner dans l'eau claire de la Seine...
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.
Cet ouvrage richement illustré présente plus de cinquante manuscrits enluminés conservés dans les collections de la Bibliothèque nationale de France et de la British Library. Exécutés entre 700 et 1200, ces manuscrits témoignent des liens artistiques et intellectuels étroits qui se sont noués pendant cinq siècles entre l'Angleterre et la France. Au fil des pages, bibles, Evangiles, psautiers, vies de saints ou encore herbiers et recueils épistolaires donnent à voir la richesse et la diversité de la production artistique médiévale, dans un chatoiement d'or et de couleurs.