Ermengarde de Narbonne. Et le monde des troubadours
Cheyette Fredric Lawrence ; Carlier Aude
PERRIN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782262024376
La vicomtesse Ermengarde (1144-1194) régnait au XIIe siècle sur la province de Narbonne. Son nom était alors aussi célèbre que celui d'Aliénor d'Aquitaine. L'historien américain Fredric L. Cheyette entreprend dans cette biographie inédite de faire revivre le destin d'une grande femme politique inconnue en France. Combattante, diplomate et souveraine en sa région, Ermengarde aura gouverné près d'un demi-siècle la cité portuaire et marchande, tournée vers la Méditerranée et l'Espagne. Le livre de F. L. Cheyette retrace ainsi l'histoire de Narbonne au XIIe siècle, traversée par les nombreuses querelles entre une France en gestation et une Espagne aux débuts de sa Reconquista. Il évoque le monde paysan qui fait valoir les terroirs alentour et, sujet peu connu, croise l'histoire de la plus grande communauté juive qui vivait alors en France. Il montre la singularité et la richesse de la culture occitane poétique et musicale, de son Eglise aux prises avec la montée du catharisme, bientôt déclaré hérétique mais pourtant si populaire. A la fin de sa vie, Ermengarde sera trahie, chassée de sa ville, et mourra en exil. Pourtant, lorsque l'histoire aura oublié tout souvenir de sa vie, Ermengarde trouvera place dans l'imaginaire des siècles à venir sous les traits d'une courtisane idéale chantée par des troubadours dans toute l'Europe.
Une histoire du pouvoir à travers ses plus illustres cérémonies. " Cette cérémonie toujours la même et pourtant si diverse par l'histoire, les temps, les idées, les moeurs, les usages et les coutumes ". (Chateaubriand) En 2023, plus de deux milliards de personnes ont assisté en direct au sacre de Charles III dans l'abbaye de Westminster, ce rituel venu du fond des âges et continuant de passionner les foules du monde entier. Depuis des siècles, de nombreux ouvrages se sont interrogés sur ces cérémonies majeures où un nouveau monarque reçoit l'onction de l'huile sainte en même temps que la couronne. Le sacre des rois de France à Reims compte parmi les plus célèbres, Marc Bloch ayant notamment montré comment la tradition capétienne avait inspiré par la suite les monarques anglais. Cet ouvrage collectif poursuit précisément la même ambition, et vise à étudier les sacres européens comme une tradition politique, en revenant sur des cérémonies marquantes, des usages disparus ou au contraire toujours vivaces. En dix-sept chapitres enlevés sont ainsi évoqués les sacres des rois de France au Moyen Age et à la Renaissance, ceux des empereurs carolingiens et ottoniens, des rois de Suède, des empereurs romains germaniques, des tsars de Russie et bien entendu des rois d'Angleterre. De manière plus ciblée, l'ouvrage revient sur des cas particuliers, comme Charles VII, Henri IV, Marie de Médicis, Louis XIV, Napoléon et Charles X, avant d'évoquer l'invention de rites de substitution qui forment la mémoire posthume des sacres. A travers ce lien puissant entre le politique et le sacré, l'ouvrage souligne ainsi de manière frappante le besoin de ritualisation inhérent à tout pouvoir, car il est au fondement même de la perpétuelle quête de légitimité des dirigeants. Sous la plume experte d'un collectif d'auteurs associant figures montantes de l'histoire et personnalités reconnues (Jean-Christian Petitfils, Philip Mansel, Maxence Hermant, Gérard Sabatier, Nicolas Dujin, Thierry Lentz), ce Grand livre des sacres offrira la première synthèse accessible au grand public, prenant en compte les avancées les plus récentes de la recherche tout en s'appuyant sur un corpus considérable de témoignages et d'archives inédites.
Tour à tour duchesse d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre par son mariage avec le futur Henri II, Aliénor domine par sa personnalité hors du commun le XIIe siècle occidental. Cette souveraine lucide et lettrée s'imposa vite comme une femme de pouvoir, outrepassant les traditionnelles attributions conférées aux femmes, et occupa une place déterminante dans les relations entre la France et l'Angleterre. Loin de la légende noire que la postérité a pu lui tisser, elle fut également une véritable mécène, protégeant artistes et troubadours. Une femme maîtresse de son destin, qui s'éteignit à l'âge exceptionnel de quatre-vingt-deux ans.
C'est un étrange ensemble que cet " empire " constitué en quelques années par le comte d'Anjou Geoffroy Plantagenêt et son fils Henri II. Il est le fruit de conquêtes, mais aussi d'une habile diplomatie, de mariages avantageux et d'une bonne part de chance. On y voit sous le même pouvoir l'Aquitaine, la Normandie, l'Angleterre, l'Irlande et parfois l'Ecosse. A l'occasion, le regard des Plantagenêts se porte sur le Languedoc, sur l'Empire germanique, ou sur la Méditerranée. Cela ne forme pas un Etat. Souverain en Angleterre, le Plantagenêt est vassal sur le continent. Les hommes, les langues, les cultures reflètent des identités différentes, que ne traduisent pas moins les institutions du monde laïque et les attitudes de l'Eglise. Et si la mer est une route, elle est aussi un obstacle au milieu de l'empire. Quand s'achève le temps des Plantagenêts, il ne reste de l'empire continental qu'une Guyenne si loin de l'Angleterre. C'est alors que le conflit avec la France prend d'autres proportions, avec d'autres enjeux et une couleur désormais nationale. Mais à mesure que disparaît un empire, un autre naît, un empire économique aux dimensions de l'Europe.
Résumé : Quand la mondialisation a-t-elle commencé ? Avec la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492 ? Bien avant, en réalité. S'appuyant sur un large éventail de sources inédites et sur une archéologie de pointe, Valerie Hansen démontre qu'un objet, une idée ou un cultepouvait faire le tour du monde dès l'an 1000. A cette époque, des caravanes sillonnaient déjà les déserts sans fin de la route de la soie pour relier l'Europe et l'Asie ; des navires vikings descendaient les fleuves jusqu'à la Mer noire et Constantinople tandis que d'autres, partis vers l'ouest, bravaient l'Atlantique pour accoster à Terre-Neuve. En l'an 1000, le commerce d'épices, d'or, d'encens et d'esclaves battait son plein sur les marchés du Caire, de Bagdad et de Quanzhou, les principaux centres du commerce international d'alors. C'est à la découverte de cette période vivante et colorée que Valerie Hansen nous invite, ce moment unique de l'Histoire humaine où explorateurs, marchands et guerriers ont connecté le monde pour lui donner le visage qui est le sien aujourd'hui.