
La Guerre des bactéries. L'Institut Pasteur sous l'Occupation
Dès les premiers temps de l'Occupation, l'Institut Pasteur est identifié par les représentants du Reich comme acteur stratégique du conflit. La centaine de chercheurs qui y travaillent sont les seuls capables de produire les millions de doses de vaccins permettant de protéger les populations contre les épidémies comme celle de la diphtérie. Ils sont également au fait des dernières avancées scientifiques en matière de guerre bactériologique. Dans ces circonstances exceptionnelles, les savants sont mis face à leurs responsabilités : ralentissement délibéré des livraisons aux troupes allemandes, engagement de 15 % des pasteuriens dans la Résistance, stockage de médicaments destinés aux combattants de l'ombre... mais aussi accueil de médecins SS qui utiliseront leurs recherches sur le vaccin contre le typhus pour les essais pseudo-médicaux menés dans l'enfer de Buchenwald. Ce livre, le premier consacré à une institution scientifique pendant la Seconde Guerre mondiale, dissèque avec finesse les dilemmes, les sacrifices et les compromissions des membres du plus célèbre établissement de recherche français. Docteur en biologie, Nicolas Chevassus-au-Louis est journaliste, collaborateur régulier de Mediapart. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Savants sous l'Occupation (Seuil, 2004).
| Nombre de pages | 240 |
|---|---|
| Date de parution | 22/03/2023 |
| Poids | 300g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782363584007 |
|---|---|
| Titre | La Guerre des bactéries. L'Institut Pasteur sous l'Occupation |
| Auteur | Chevassus-au-Louis Nicolas |
| Editeur | VENDEMIAIRE |
| Largeur | 145 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20230322 |
| Nombre de pages | 240,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 6-10 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Un iceberg dans mon whisky. Quand la technologie dérape
Chevassus-au-Louis NicolasOn n'arrête pas le progrès, dit le proverbe. L'histoire de la technologie, elle, tient un autre discours : le progrès connaît des coups de frein et parfois de spectaculaires échecs dont les ruines hantent encore nos paysages. Qui n'a vu le rail de béton du défunt aérotrain, entre Paris et Orléans, ou la carcasse de la raffinerie de Lavéra, censée fabriquer des "steaks de pétrole" à l'époque où ce dernier était bon marché ? Qui n'a jamais entendu parler du glorieux projet de remorquer des icebergs jusqu'en Arabie Saoudite, des promesses de la voiture à propulsion nucléaire, des richesses des nodules de manganèse des grands fonds ou des mirages de l'énergie thermique des océans ? Autant de sujets passionnants pour ce livre truffé d'anecdotes qui analyse les causes - souvent complexes - qui mènent au succès ou à l'échec d'une technologie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER7,80 € -

Savants sous l'Occupation. Enquête sur la vie scientifique entre 1940 et 1944
Chevassus-au-Louis NicolasLes scientifiques ne sont pas restés à l'écart de la quasi-guerre civile qui a déchiré la France entre 1940 et 1944. La France libre voulait leur prestige, Vichy leur savoir, les nazis leur soutien. Comment les chercheurs français ont-ils répondu à ces sollicitations multiples ? Articulé autour de 12 récits, ce livre entraîne le lecteur dans l'univers de la recherche française entre 1940 et 1944. Douze récits centrés chacun sur un chercheur, du prix Nobel au thésard aujourd'hui oublié, qui abordent de façon vivante les traits saillants de la vie scientifique sous l'Occupation : la restructuration du système de recherche pas Vichy ; la mobilisation des laboratoires pour répondre aux difficultés de ravitaillement et aux pénuries ; l'incontournable antisémitisme d'Etat qui ne parvient cependant pas à éliminer les juifs de la vie scientifique ; les engagements dans le camp de la Résistance comme de la Collaboration ; et enfin la très superficielle épuration, qui voit la communauté scientifique passer l'éponge sur les errements de ses membres les plus compromis. Nourri d'archives souvent inédites, ce livre met en lumière des aspects méconnus et refoulés de l'histoire de la science française. Qui ne s'étonnera d'apprendre que le physicien Frédéric Joliot-Curie, figure emblématique de la Résistance, a travaillé durant toute la guerre avec des chercheurs allemands ; que l'INSERM, comme bien d'autres institutions scientifiques actuelles, a été fondé par Vichy ; ou encore que le mathématicien Gaston Julia, élu président de l'Académie des Sciences en 1950, avait été suspendu cinq ans auparavant en raison de ses sympathies nazies ! Un tableau contrasté de la vie scientifique sous l'Occupation en émerge, avec du noir, du blanc, et toute une gamme de gris. Avec ses moments de doute, de bravoure et de lâcheté. Sans manichéisme, quitte à écorner certains mythes. Les chercheurs étaient jusqu'à présent restés à l'écart du mouvement de retour critique sus les années noires de Vichy. Il était temps de combler cette lacune.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,30 € -

Les briseurs de machines. De Ned Ludd à José Bové
Chevassus-au-Louis NicolasLes " fauchages volontaires " de champs d'OGM par José Bové et ses amis expriment une forme radicale de résistance à un développement technique considéré comme injuste et néfaste. Cette violence a une longue histoire, trop peu connue, qui débute avec les bris de machines textiles dans l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle sous la conduite d'un légendaire " général Ludd ". Le luddisme est né, et connaîtra en Europe divers avatars pendant tout le XIXe siècle, pour ressurgir aujourd'hui. Longtemps considérées, tant par les théoriciens du capitalisme que par le mouvement ouvrier, comme des mouvements réactionnaires de refus du " progrès ", ces révoltes sont, depuis peu, réexaminées. Les études historiques désormais portent un regard bien moins dédaigneux sur les briseurs de machines ; la recherche économique réinterprète le luddisme comme l'expression d'une alternative à la production de masse choisie par la première révolution industrielle ; une nouvelle critique de la société industrielle, à partir des années 1970, a pris pour cible la mécanisation et l'automatisation ; et des mouvements actuels, comme les fauchages d'OGM, sans se référer explicitement au luddisme, en reprennent les grands thèmes et les modes d'action. C'est à retrouver cette histoire et à évaluer sa signification sociale qu'est consacré ce livre. Alternant récits et analyses, il a pour fil directeur l'idée que le choix d'introduire une machine ou une nouvelle technologie est un choix politique. Loin d'être neutre, ou inexorable comme on le croit trop souvent, la mécanisation et l'automatisation procèdent toujours de l'exercice d'un pouvoir, au profit d'un groupe humain et au détriment d'un autre.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,30 €
Du même éditeur
-

Kaamelott. Un livre d'histoire
Besson Florian - Breton JustineLe Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d'Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S'est-on rendu compte à Kaamelott que l'empire romain avait pris fin ? La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu'une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Age ? C'est le pari qu'a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d'enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,00 € -

Les Maquisards. Combattre dans la France occupée
Grenard FabriceDes maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER26,00 € -

Des richesses et des hommes. La question démographique au coeur des crises économiques
Givry François deCrises cycliques d'ampleur mondiale, explosion des inégalités, déclin de la croissance, hausse du chômage... Nos sociétés semblent soumises, impuissantes, aux aléas de dictats économiques. Serions-nous donc sans armes pour anticiper ces changements ? Depuis Platon jusqu'à Keynes, en passant par Marx et saint Thomas d'Aquin, théoriciens et penseurs se sont pourtant efforcés de comprendre et d'organiser la production des richesses et leur répartition entre les hommes. Et leurs points de vue, comme leurs recommandations, ont évolué avec les techniques et les systèmes marchands. Il se pourrait cependant que leurs héritiers actuels, armés de formules algébriques complexes et les yeux rivés sur des colossales masses de données, aient gravement sous-estimé un facteur devenu fondamental depuis le xXIXe siècle : les changements démographiques. Car s'il est évident que la démultiplication de la population mondiale a entraîné avec elle la croissance de l'économie, comment ne pas imaginer que le ralentissement des naissances, couplé au vieillissement des peuples, ne déclenche la fin de ce processus ? C'est ce que l'on observe de manière troublante lors de la crise de 1929 aux Etats-Unis et dans l'Europe d'aujourd'hui, où une stagnation durable semble propice aux conséquences politiques les plus inquiétantes. Une saisissante histoire des idées, et une lecture novatrice des dangers auxquels nous sommes confrontés.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER22,00 € -

Du sang bleu dans les tranchées. Expériences militaires de nobles français durant la Grande Guerre
Goujon BertrandAccueillant avec optimisme la mobilisation d'août 1914, des nobles de tout âge s'engagent sous les drapeaux, en particulier dans la cavalerie, l'infanterie et l'aviation. Dès les premiers mois du conflit, un immense décalage se fait jour entre leurs idéaux guerriers, hérités d'une prestigieuse tradition militaire, et la réalité brutale de combats où les avancées technologiques, l'attente et l'inaction cristallisent la hantise d'une mort sans gloire. Issues d'un monde où l'exploit individuel, le sacrifice et le dépassement de soi sont particulièrement valorisés, les noblesses françaises connaissent une désillusion amère et restent le plus souvent en marge de la camaraderie des tranchées. Au fil des années, toutefois, ces combattants de tous grades découvrent, entre incompréhension, condescendance et bienveillance, des compatriotes qu'ils connaissent mal. Cette expérience d'altérité, qui ébranle les hiérarchies d'avant-guerre, est d'autant plus déstabilisante qu'entre 1914 et 1916, ce sont près d'un quart des 5 870 aristocrates mobilisés qui perdent la vie : une hécatombe, frappant une catégorie sociale déjà fragilisée. A travers les correspondances, récits et souvenirs de ces combattants, qui ont laissé d'innombrables archives et témoignages restés dans l'ombre jusqu'à aujourd'hui, ce livre est une contribution inédite à l'histoire sociale et culturelle de la Première Guerre mondiale.EpuiséVOIR PRODUIT28,05 €
De la même catégorie
-

L'autre histoire de 1939-1945. Information, censure et propagande à la une
Doizy Guillaume - Foufelle DominiqueA travers plusieurs centaines de unes de journaux de la drôle de guerre, de la collaboration, de la Résistance ou publiés par les pays alliés, cet ouvrage en forme de revue de presse raconte une autre histoire de la Seconde Guerre mondiale. Celle que les Français pouvaient lire dans les quotidiens et magazines sous contrôle auxquels ils avaient accès, quand l'actualité n'était pas encore l'Histoire. Informer est alors une entreprise difficile pour les rédactions qui doivent esquiver la censure, voire se saborder, ou choisir un camp et faire oeuvre de propagande... Avec la mise en perspective des grands événements politiques et militaires internationaux qui font la une entre 1939 et 1945, et l'éclairage sur l'état de la presse durant cette période de crise, c'est une guerre totale, dans laquelle disparaissent 85 % des journaux, qui se joue jour après jour dans ces pages.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER43,30 € -

Bruxelles ville libérée (1944-1945)
Kesteloot Chantal ; Rochet BénédicteDans la soirée du 3 septembre 1944, Bruxelles est libérée. Durant les jours qui précèdent, la ville est en émoi et les derniers collaborateurs aux abois. Les Allemands prennent la fuite dans une grande confusion. Le 4 septembre, les Bruxellois débordent d'enthousiasme dans les rues de la capitale, même si la guerre ne prendra fin en Europe que le 8 mai 1945. Comment les Bruxellois ont-ils vécu cette période ? Quelles photographies en a-t-on conservé ? Que nous disent-elles sur les derniers mois de Bruxelles en guerre et sur la période chaotique qui s'en est suivie ? Que nous révèlent-elles sur la pratique photographique en temps de guerre. A partir des très riches collections du CegeSoma, mais aussi d'autres fonds conservés dans des institutions belges et étrangères et par des particuliers, Chantal Kesteloot et Bénédicte Rochet nous proposent une histoire photographique de Bruxelles en 1944-1945.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,90 € -

Sur les traces de la easy company à Bastogne !
Wenkin HuguesEnvoyée à la rescousse pour tenir Bastogne, la 101st Airborne Division s'y retrouve encerclée avec les débris d'autres unités. Tandis qu'une contre-attaque venant du sud s'organise sous l'égide de Patton, le seul mot d'ordre donné aux « Screaming Eagles » est : tenir ! Pendant le terrible hiver 1944, ils vont remplir leur mission et écrire l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire militaire américaine. Parmi eux se trouve une compagnie dont l'aventure héroïque va devenir mythique : la Easy Company. Ce guide vous emmène sur ses traces et celles de leurs frères d'armes autour de Bastogne. Du bois Jacques au Fortin Boggess où l'étau allemand a été brisé, en passant par la bataille de Foy, Hugues Wenkin vous guidera dans l'enfer de la bataille comme si vous y étiez.EpuiséVOIR PRODUIT19,50 € -

Trois jours en mai 1945, la fin de la guerre en Europe
Stéphany PierreJolicoeur, c'est un joli nom pour une rue. Ici, à Reims, au numéro 10, dans la nuit du 6 au 7 mai 1945, commença une journée si marquante qu'elle se déroulera finalement sur trois jours. Le premier, le 7, pour conclure l'accord qui a mis fin à la guerre en Europe ; le deuxième, le 8, pour annoncer au monde la nouvelle et le cessez-le-feu à 23 heures, ce sera (du moins chez les Alliés de l'Ouest), la date officielle de la fin des hostilités sur le vieux continent ; le troisième, le 9, la seule date retenue par l'ancienne Union Soviétique, qui voulut avoir à Berlin un second engagement de reddition plus conforme à ses voeux, une cérémonie plus solennelle. Ce livre, c'est aussi le récit des semaines qui ont précédé la capitulation, chez les Alliés, chez les Soviétiques, chez les Allemands à Berlin. Le dernier printemps de la guerre : au lendemain des accords de Yalta, une ultime bataille se livre dans la forteresse allemande, à l'est comme à l'ouest. Mais aussi, les faits historiques les plus marquants rapportés par l'auteur non sans émotion : le retour des prisonniers de guerre, les conditions de vie dans les pays libérés, l'ouverture des camps, le suicide d'Hitler et les suites de la guerre, loin d'être heureuses. Détails pointus, anecdotes significatives, péripéties vécues par des contemporains, témoignages..., autant d'éléments historiques qui aideront le lecteur à saisir les événements dans leur réalité concrète, au niveau de ceux qui y ont pris part. Un document d'une richesse exceptionnelle sur les derniers jours d'un conflit qui fit plus de 40 millions de morts.Sur commande en 6-10 joursCOMMANDER23,90 €

