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Le scoutisme au féminin. Les guides de France, 1923-1998
Chéroutre Marie-Thérèse
CERF
45,00 €
Épuisé
EAN :9782204067508
Au lendemain de la Grande Guerre, de nombreux mouvements de jeunesse voient le jour, dont les associations de scoutisme de Baden-Powell. Comment les femmes ont-elles intégré et transformé ce mouvement, tel est l'objectif de Marie-Thérèse Cheroutre dans cet ouvrage. Commissaire générale des Guides de France de 1953 à 1979, elle parle d'expérience, avec sympathie, mais aussi avec objectivité. Dans Le Scoutisme an féminin, qui relate l'expérience de cette association de 1923 à 1998, elle retrace la naissance et l'évolution des Guides de France. Ce livre traverse l'histoire du XXe siècle, évoquant les temps forts qui ont marqué la jeunesse, les obstacles des commencements, la vie d'un mouvement féminin pendant la guerre, l'expansion durant les " trente glorieuses ", les confrontations dans les années de bouleversement des mœurs et de décolonisation, les choix pendant la montée du féminisme, la permanence des liens avec l'association mondiale des Guides et des Eclaireuses et l'évolution des relations avec l'Eglise catholique. La présentation chronologique permet d'en suivre les étapes et de saisir la manière dont les programmes ont libéré des potentialités dépassant les schémas originels dans lesquels étaient enfermées les femmes et de voir la richesse d'une méthode pédagogique qui, s'appropriant la méthode scoute, a permis aux Guides de France d'inventer, de gérer et d'organiser leur mouvement. Les portraits des premières fondatrices révèlent de fortes femmes en prise à des responsabilités et à des choix. Projet éducatif avant tout, les Guides ne veulent pas gommer la différence entre les sexes, mais la transformer en atout pour inventer de nouvelles expressions et une nouvelle alliance entre hommes et femmes.
Le scoutisme est l'un des mouvements de jeunesse qui aura le plus marqué notre siècle. Alors que les familles se sentent aujourd'hui démunies dans leurs responsabilités éducatives - la situation des villes et des banlieues le prouve - les principes fondateurs du projet scout retrouvent une pertinence qui semblait s'être obscurcie au cours des années soixante. Mais au-delà d'une méthode d'éducation qui fait appel au savoir-faire, le scoutisme est porteur, depuis l'origine, d'une spiritualité. L'appel de la route n'est-il pas en consonnance avec l'essence du christianisme ? Au sein des Eglises, l'influence de la formation scoute a été, et redevient, considérable. Cela est vrai aussi dans la communauté juive. Que le scoutisme ait été, cependant, un "mal-aimé", la part qui lui est faite d'ordinaire dans les études pastorales comme dans l'historiographie religieuse l'atteste. Il convenait de rendre compte de cette absence relative et de contribuer à la combler. C'est l'objet de ce livre.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Ecrire en 100 dates l'histoire de l'Eglise, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Eglise. Mais au juste, qu'appelle-t-on "Eglise" ? L'Eglise catholique, apostolique et romaine ? L'Eglise au sens sociologique et protestant du terme ? Les Eglises ? De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
D'innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir... Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu'au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des " correctionnaires " étaient les communautés religieuses ? Aude Loriaud se penche sur l'évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n'en n'étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l'institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d'éducation en plein coeur battant des villes. Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des " chambres de force " , se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l'époque moderne. A l'affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l'histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.