Quel étonnant rendez-vous se sont donné, à Beyrouth, Sybil, douze ans, et Kayla, sa grand-mère ! L'enfant vit aux États-Unis, Kayla à Paris, mais c'est sur la terre de leurs ancêtres qu'elles ont voulu se rencontrer pour la première fois, se découvrir.Pour Sybil, c'est d'abord une découverte ensoleillée, pour Kayla, ce fut le lieu de ses vacances d'adolescente, heureuses et insouciantes.Mais, dans ce pays où règne une tension jusque-là inconnue, dans cette ville qui se tait, tandis qu'ici et là éclate un coup de feu isolé, quel sera le destin de ces deux êtres venus, en 1975, au seuil de la tragédie, à la rencontre de la tendresse ?Passé et présent alternent dans ce roman tout en vibrations sensibles, mais dont le mouvement va croissant - comme l'implacable marche de l'histoire.
Nombre de pages
192
Date de parution
06/08/2010
Poids
106g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782290022566
Titre
La maison sans racines
Auteur
Chedid Andrée
Editeur
J'AI LU
Largeur
110
Poids
106
Date de parution
20100806
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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N'oublie pas ce que je dis : le sixième jour, ou bien on meurt ou bien on ressuscite." L'instituteur est lui-même touché par l'épidémie de choléra qui frappe l'Égypte en 1948. Son élève Hassan, accompagné de sa grand-mère Om Hassan, est devant l'école le sixième puis le septième jour. Mais il ne revient pas. Quand Hassan souffre à son tour des premiers symptômes, Om Hassan l'emmène loin du village où les dénonciateurs pullulent, et part rejoindre la mer purificatrice. Le courage de la vieille femme est immense, sa foi est invincible : "L'ombre, c'est la maladie du soleil, et rappelle-toi, le soleil gagne toujours." Mais la route est longue, et les obstacles innombrables, voire insensés, lorsqu'ils prennent l'apparence d'Okkasionne, le montreur de singes. Le Sixième Jour connut un succès tant auprès des adultes (auxquels il est d'abord destiné) qu'auprès des enfants, ce qui surprit l'auteur elle-même. Pourtant, la lutte immémoriale qui oppose le courage, l'amour, la foi aux forces du mal constitue l'apanage des plus grands contes ou légendes universels. --Laure Anciel
En pleine nuit, Lana apprend par un coup de téléphone que l'avion dans lequel son mari, Pierre, a embarqué quelques heures plus tôt, s'est écrasé dans le désert. Mais il y a des survivants. Bientôt plus qu'un survivant ! Lana, convaincue qu'il s'agit de Pierre , part à la recherche de l'homme qu'elle aime à travers oasis, villages, désert et solitude... Cette histoire à suspense, cette quête bien réelle, sont aussi une interrogation sur le sens de l'amour, son usure, sa vitalité. Un amour qui métamorphose parfois l'absence en présence.
Près des jambes de mon frère, il y avait les jambes de l'autre, ses pieds étaient petits et autour de ses chaussures de cuir jaune flottait une odeur de cirage. Je tendis une main qui ne semblait pas m'appartenir, une main de poupée, vide à l'intérieur. La paume dans laquelle je déposai était grosse et moite. Je sentis que l'homme faisait un effort pour se lever... " Et c'est le mariage... Le mariage à quinze ans, comme un log suicide. Dans le village près d'un bras du Nil. Dans la maison aux hideux bibelots. Dans la chambre où blêmissent les bouquets d'immortelles. Dans le lit où elle serre les dents... Tragique destin de femme, brisé dès l'enfance, que ce pur et sobre roman arrache au silence. Magistralement. Comme une délivrance.
Andrée Chedid. Née en 1920 au Caire, poète, romancière, dramaturge et parolière, elle a publié une oeuvre romanesque importante. Plusieurs de ses romans ont été réédités aux Editions J'ai lu (Le sommeil délivré, Le sixième jour, La cité fertile, La maison sans racines...).